Au Mali, les activités du projet GWI-Barrages se concentrent, d’une part, autour du barrage de Sélingué, au Sud de Bamako, et d’autre part, autour du projet en cours du barrage de Taoussa dans la région de Gao (Nord-Mali).
Pour Sélingué, la zone d’influence du réservoir se situe dans le cercle actuel de Yanfolila, dans la région de Sikasso. En 2009-2010, une étude a été réalisée pour connaître l’état des lieux autour du réservoir. Les résultats ont permis d’évaluer la situation sociale sur le site, de comprendre quels ont été les impacts de la construction de l’ouvrage sur les conditions de vie et les moyens d’existence des populations locales. Les conclusions de l’étude ont été validées lors d’un atelier national réunissant les différents acteurs concernés.
Suite à la validation de l’étude et pour répondre à un maximum de recommandations formulées, des activités ont été planifiées pour améliorer la gouvernance locale autour des réservoirs. Les principales pistes d’actions, semblables à celles proposées dans les autres pays du projet, visent principalement à apprendre des erreurs du passé, sensibiliser les acteurs locaux sur la problématique du foncier, renforcer les cadres de concertation pour amener les usagers à participer aux débats avec les structures de gestion et aux prises de décision, assurer un dialogue permanent entre les acteurs, renforcer les performances des structures multi acteurs de gestion de la ressource, etc.
Pour Taoussa, le projet GWI-Barrages vise à accompagner le processus de mise en œuvre du futur ouvrage en collaboration avec l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa (AAT). La priorité est de donner aux futures populations affectées les moyens de bien vivre le changement annoncé, en proposant des mesures fortes pour leur permettre de bénéficier pleinement des futures retombées positives du barrage. En 2009-2010, une étude à été réalisée sur les aspects de recasement, indemnisation et droit des populations pour mieux comprendre les bases du contrat social entre l’Etat et les futures communautés affectées. Elle sert de base dans la réflexion pour apporter un appui aux acteurs concernés. 55 000 personnes ont été comptabilisées pour être déplacées, d’après l’Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES





