Le Parc national de La Réunion, un bien patrimoine mondial lieu de nouvelles découvertes

Etabli en 2007, le territoire du Parc national de La Réunion est inscrit en 2010 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco au titre de : « Pitons, Cirques et Remparts de l’île de La Réunion. » sur 2 critères à savoir : Paysage et biodiversité exceptionnels. Il s’agit du premier Parc national Ultramarin Français a bénéficié de cette prestigieuse reconnaissance internationale. Avec sa zone cœur et sa zone d’adhésion, il couvre une importante partie de l’île représentant 42% (105 447 ha) du territoire de la Réunion.

Parc National de La Réunion

L’association du volcanisme, des glissements de terrain d’origine tectonique, et de l’érosion par les fortes pluies et les cours d’eau a donné un paysage accidenté et spectaculaire d’une beauté saisissante, dominé par deux volcans, le Piton des Neiges qui est endormi et le Piton de la Fournaise qui est extrêmement actif. Ces 2 massifs volcaniques basaltiques sont issus d’un unique point chaud.  Ce paysage est à l’origine d’une gamme d’habitats forestiers naturels, dont certains sont uniques au monde comme les Pandanaies. Ces écosystèmes naturels insulaires abritent dans la zone centrale du Parc national des animaux et des plantes avec un degré d’endémisme élevé.

Parmi les animaux terrestre, certains oiseaux forestiers comme le « Tuit-tuit », Lalage newtoni, sont en danger critique d’extinction (CR) selon la liste rouge de l’UICN. Cependant, il reste encore des animaux à découvrir, ainsi en 2018, un oiseau marin nicheur autour du piton des Neiges a été redécouvert : Le pétrel noir de Bourbon Pseudobulweria aterrima.

Prés de 1 600 espèces indigènes ont été recensées sur toute l’île. Parmi les 236 taxons de plantes à fleurs de La Réunion, certains genres endémiques de La Réunion sont en danger critique d’extinction selon la liste rouge de l’UICN. Cependant, En 2008, une plante du genre endémique Heterochaenia a été découverte et décrite comme nouvelle pour la botanique : Heterochaenia fragrans.

En 2017, un rapport de l’UICN a mis le « Bien » de La Réunion dans la catégorie des sites suscitant une « préoccupation importante » et « en dégradation » particulièrement de par les menaces des espèces envahissantes. 

Face au défi de préserver un important patrimoine naturel, le Parc national de la Réunion, établissement public, est un acteur de premier plan aux côtés de la collectivité de la Région de la Réunion pour assurer l’intégrité, la préservation et la gestion d’une biodiversité exceptionnelle dans ces paysages spectaculairement originaux. Ainsi, au sein du Parc national de La Réunion, des hommes et des femmes mobilisent leurs énergies pour garantir l’intégrité de la biodiversité insulaire tropical de l’archipel des Mascareignes qui est menacée par plusieurs facteurs. A ce titre le nouveau plan de gestion du parc doit être construit avec les acteurs associatifs, scientifique, de la recherche, socio-économique, culturelle et les institutions pour qu’ils soient impliqués dans sa mise en œuvre.

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