Les pratiques agricoles peuvent-elles aider à préserver la biodiversité dans des «paysages culturels»?

Selon le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, un paysage culturel est l'expression d'une relation longue et intime entre les peuples et leur environnement naturel, et le résultat d’un travail combiné de la nature et de l'humanité.  De même, la Convention Européenne du Paysage du Conseil de l'Europe (CEP) définit le paysage culturel comme un «bien commun contribuant à la qualité de la vie et au bien-être». Certaines pratiques traditionnelles sont censées de contribuer à “créer des paysages riches en biodiversité et dont l'entretien garantit la conservation de la biodiversité et des ressources naturelles».

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Selon le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, un paysage culturel est l'expression d'une relation longue et intime entre les peuples et leur environnement naturel, et le résultat d’un travail combiné de la nature et de l'humanité.  De même, la Convention Européenne du Paysage du Conseil de l'Europe (CEP) définit le paysage culturel comme un «bien commun contribuant à la qualité de la vie et au bien-être». Certaines pratiques traditionnelles sont censées de contribuer à “créer des paysages riches en biodiversité et dont l'entretien garantit la conservation de la biodiversité et des ressources naturelles».

Suivant le concept du CEP, la Fondation MAVA, l'une des plus grandes organisations soutenant des projets de conservation, a créé un programme pour promouvoir les pratiques culturelles qui donnent forme aux paysages culturels et qui, à leur tour, abritent la biodiversité et protègent le capital naturel» en Méditerranée.

L'UICN-Med participe à ce programme avec des actions visant à améliorer la connaissance et le contrôle de la biodiversité, et a récemment participé au Comité de Pilotage du projet qui s'est tenu du 6 au 9 avril 2019 à Minorque. Cette réunion a permis de faire un suivi du développement des activités. Les participants ont également eu la possibilité de visiter les “stewardship farms”, des fermes supervisées par l’organisation Grup Balear d'Ornitologia i Defensa de la Naturalesa (GOB).

Cette initiative est dédiée au suivi de 5 actions pilotes dans de différentes zones de la région méditerranéenne, notamment les prairies d'agdal du Haut Atlas marocain, l'Île de Lemnos en Grèce, les terrasses agricoles de la réserve naturelle libanaise de cèdres Al-Shouf, les pâturages de Portugal (montados) et l'Espagne (dehesas), ainsi que l'île de Minorque en Espagne.
 

À Minorque, l’organisation partenaire collabore avec les propriétaires des fermes pour atteindre des accords. En compensation, l’organisation les aide à vendre leurs produits En outre, des efforts sont déployés pour mobiliser les acteurs locaux et créer une base de données de connaissances collective.

Le but ultime de ce projet est de parvenir à une meilleure compréhension du lien entre les pratiques agricoles culturelles et la biodiversité. De fait, le manque actuel de données pour démontrer le rôle de techniques agricoles uniques pour conserver le bon fonctionnement des écosystèmes conduit les paysages agricoles à deux situations polarisées: l'abandon ou la surexploitation, malgré les services écosystémiques qu’ils offrent.

D’autres partenaires de cette initiative sont Asociación Transhumancia y Naturaleza, DiversEarth, Global Diversity Foundation, GOB Menorca, Fondation MAVA, MedINA, SPNL, Yolda Initiative, Mediterranean Consortium for Nature and Conservation, Reserve de la Biosphêre Al Shouf, WWF Espagne et WWF Afrique du Nord.

Pour en savoir plus, veuillez contacter Marcos Valderrabano et Mercedes Muñoz.

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