Abdoukarim Sawadogo primé à Stockholm

Le concours « eau et environnement » organisé par l’UICN et le GWP a connu son épilogue ce mercredi 29 août 2018 avec la remise du prix au lauréat à Stockholm, pendant la tenue de la semaine mondiale de l’eau. Cette remise de prix s’est faite en présence des partenaires techniques et financiers des deux institutions organisatrices et a été précédée d’un panel sur les résultats du projet « Partenariat pour la Gouvernance Environnementale en Afrique de l’Ouest »

l'heureux lauréat avec les Représentants de l'UICN et de l'ASDI

La cinquième édition du concours « eau et environnement » a été organisée cette année 2018 autour du thème « Gestion des ressources en eau : exemples de bonnes pratiques basées sur la nature » et a connu la participation de cinq pays de l’Afrique de l’ouest. A l’issue d’une sélection des œuvres, Abdoukarim du quotidien burkinabé « l’Observateur Paalga » a été sacré avec son reportage « Le lac Boukou à Bourzanga- un poumon économique menacé d’asphyxie ».

Le lac Boukou ou la nécessité d’appliquer la GIRE

Le Lac Boukou, un des importants réservoirs d'eau naturelle du Burkina Faso, fait vivre des milliers de maraichers et constitue un poumon écologique et le fleuron économique de Bourzanga, la plus grande commune rurale de la province du Bam (au Nord du Burkina Faso). Au regard de son rôle irremplaçable dans l'épanouissement socio-économique, les ancêtres de la localité l'ont nommé Boukou, qui veut dire en langue locale Kouroumba  : " Mes enfants sont sauvés".

Toutefois ce patrimoine souffre de son anonymat car rarement sous les feux des projecteurs, il ne fait pas partie des thèmes favoris dans les discours politiques.  Son "malheur", c'est d'être dans la même province que le plus grand lac du pays, le Bam.

En plus de cet oubli, ce lac souffre d'une forte pression anthropique qui s'exerce sur lui à cause d'une démographie galopante dans la localité. Le reportage a eu donc pour but d'attirer l'attention des autorités sur les menaces qui pèsent sur la ressource et encourager la promotion de la GIRE pour sauver Boukou.

Le satisfecit de l’ASDI

A l’occasion de la remise du prix, Maxime Somda, Coordonnateur du Partenariat pour la Gouvernance Environnementale en Afrique de l’Ouest a présenté à l’assistance le fruit de cinq ans de durs labeurs dans la sous-région ouest africaine. Ce sont de grandes réalisations que l’Agence suédoise de développement internationale n’a pas manqué de saluer, à travers Camilla Bengtsson pour laquelle l’expérience du PAGE est à renforcer et dupliquer. Aussi, l’ASDI s’est dite fière d’avoir été partie prenante d’une telle initiative.

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