Pouvez-vous distinguer les antilopes de l'Afrique du Nord de celles de la péninsule arabique?

Nouvelle fiche informative pour conserver les espèces d'antilopes qui se trouvent naturellement en Afrique du Nord et en Arabie afin de préserver leur intégrité génétique et de les maintenir séparées.

Gazella cuvieri

À travers le temps, les antilopes se sont adaptées aux environnements désertiques les plus extrêmes du monde et ont toujours été d'une grande importance culturelle dans les deux régions. Bien que connues, une étroite similitude entre les petites espèces d'Afrique du Nord et d'Arabie peut engendrer une certaine confusion. Cette fiche fournit un résumé des espèces d'antilopes qui se trouvent naturellement dans les deux régions et vise à aider les initiatives de conservation à préserver leur intégrité génétique et de les maintenir séparées.

11 espèces d'antilopes se trouvent dans la région: cinq dans la péninsule arabique et six en Afrique du Nord. Les plus grandes espèces présentes dans les deux régions sont à la fois connues et faciles à distinguer (ex. l'oryx d'arabie en Arabie et l'oryx algazelle en Afrique du Nord). Les plus petites espèces cependant sont semblables en apparence, occupent des habitats similaires dans chacune des régions et ont des fois les mêmes noms communs (ex. la gazelle des sables à travers la Péninsule arabique et la gazelle leptocère en Afrique du Nord) ce qui rend la distinction difficile.

“Les antilopes de l'Afrique du Nord et celles de la péninsule arabique sont des espèces distinctes qui ont évolué séparément. C'est pourquoi il est fortement recommandé que toutes ces gazelles soient conservées et gérées séparément afin de maintenir intacte la biodiversité régionale et le caractère individuel de l'Afrique du Nord et La Péninsule arabique. Par conséquent, les espèces des deux régions ne devraient être ni mélangées ni diluées”, dit David Mallon, coprésident de la coprésident du Groupe de spécialistes des Antilopes (ASG) de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN (CSE)

“Les gazelles sont une part importante du patrimoine naturel et culturel de ces deux régions, il est donc extrêmement important de les conserver pour les générations futures. Cette fiche d'information vise à aider les praticiens et les gestionnaires des aires protégées à entreprendre des projets de conservation pour ces espèces”, dit Violeta Barrios, experte du Programme Méditerranéen des Espèces de l'UICN.

De nombreux projets ont été lancés pour améliorer leur état de conservation, en mettant particulièrement l'accent sur les populations sauvages dans leur habitat naturel, car ils fournissent la meilleure garantie de succès à long terme. Cependant, dans les situations où les espèces ont déjà disparu dans la nature, les réintroductions peuvent être la seule option disponible. Plusieurs opérations visant à réintroduire des espèces dans des sites où elles ont disparu ont déjà eu lieu et l'UICN a publié des directives sur les reintroductions (2013) qui devraient être suivies dans tous ces cas.

Disponibles en Anglais, en Français et en Arabe.

Pour plus d'informations: Violeta Barrios

Description du projet: 

 

Training in the preparation and implementation of Species Conservation Strategies in three Maghreb countries.

 


 

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