Guinée : démarrage de l’élaboration de la politique nationale de l’eau

L’atelier de démarrage organisé le 25 juillet 2016 à Conakry a donné le coup d’envoi pour l’élaboration d’un référentiel politique de base indispensable pour une gestion durable et partagée de ses ressources en eau.

Haut Niger en Guinee

L’eau est « source de vie » comme le dit l’adage populaire. Mais au-delà de ses biens faits sur le plan social et du développement, l’eau est également source de maladies, de compromission des activités dudit développement, et sa rareté ou son abondance peut  engendrer des sécheresses, inondations, destructions diverses, et conflits de tout genre et de toute gravité entre les communautés locales, transfrontalières et même entre les Etats.

De par sa nature, son mode de gisement et d’écoulement, l’eau tisse particulièrement des fortes relations d’interdépendance au niveau national et local entre les usagers, entre populations de part et d’autre des frontières nationales et entre les Etats qui se la partagent et qui en font un des enjeux majeurs de leurs politiques et stratégies de développement.

Toutes ces réalités confèrent de fait à la gestion des ressources en eau, un caractère multidimensionnel  aux plans social, économique, environnemental et géopolitique, qui est à la base de la prise de conscience de plus en plus aiguisée et au cœur des préoccupations de la communauté internationale et des différents Etats à toutes les échelles.

Au niveau de la région Afrique et en particulier de la sous-région Afrique de l’Ouest, de nombreux efforts sont faits tant au niveau communautaire que national afin d’établir des règles de gestion concertée et durable des ressources en eau nationales et transfrontalières et de réorienter les politiques et stratégies nationales en matière d’eau vers une approche GIRE à la mesure de l’importance de l’eau et des enjeux de développement.

Il ressort en particulier que la Guinée :

  • dispose de grandes potentialités en ressources en eau renouvelables aussi bien souterraines que de surface ;
  • est confronté malgré tout à de sérieux problèmes en matière d’eau en raison des impacts négatifs des changements climatiques et des activités anthropiques (encombrement des plans d’eau et des cours d’eau, pollution, baisse de la pluviosité…);
  • est la zone de naissance  de plusieurs cours d’eau transfrontaliers importants de l’Afrique de l’Ouest, toute chose qui fait de ce pays une zone d’une grande sensibilité sur le plan géopolitique engendrant  une grande responsabilité  vis à vis des pays en aval des dits cours d’eau.

Pour se doter d’un référentiel politique de base indispensable pour une gestion durable et partagée de ses ressources en eau ses potentialités hydriques et sa participation dans les organismes de bassin (ABN, OMVS, OMVG notamment ) Afin de faire face efficacement aux défis et enjeux de développement, en accord au contexte international et sous-régional (ouest africain) marqué par une dynamique de mise en adéquation des politiques et stratégies nationales avec le mode de gestion qu’est la « GIRE » et pour la volonté de parvenir à une bonne gouvernance et à une coopération transfrontalière inclusives, productives et bénéfiques à toutes les composantes de la vie nationale en matière d’eau, la Guinée a entamé un processus pour se doter d’une politique nationale formelle de l’eau.

Ce processus est le fruit d’une volonté politique nationale exprimée par les autorités en charge de l’eau de la république de Guinée d’une part, et d’autre part des soutiens apportés par la Coopération Suédoise (Asdi), la CEDEAO et l’UICN à travers le Programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’ouest   (PAGE) ».

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