Collaboration entre la société civile et les scientifiques dans la gestion des Zones Clés pour la Biodiversité en Afrique du Nord

Le projet « Promotion de la valeur des zones clés pour la biodiversité en Afrique du Nord à travers l’implication des organisations de la société civile dans leur conservation et gestion ", financé par le Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques (CEPF), conclue avec la publication de trois études dans les pays d’Afrique du Nord.  

Cas du Parc National du Djurdjura  en Algérie, cas des Parcs Nationaux de Toubkal et d´Ifrane au Maroc et cas du Parc National de l´Ichkeul et de la Sebkha Sidi Mansour en Tunisie

Ce projet régional a été mis en œuvre, entre 2014 et 2015, au niveau de cinq zones identifiées par le profil de l’écosystème du CEPF en Méditerranée en tant que zones clés pour la biodiversité (ZCB). Les parcs nationaux d’Ifrane et de Toubkal au Maroc, le parc national de Djurdjura en Algérie et le parc national de l’Ichkeul et la Sebkha Sidi Mansour en Tunisie ont été les zones sélectionnées avec l’accord des autorités nationales. Le projet a permis de dresser un état des lieux des connaissances sur les valeurs de ces sites et de proposer des mécanismes opérationnels pour renforcer la collaboration de ces sites avec les organisations de la société civile et les institutions de recherche.

Le projet a par ailleurs veillé à renforcer le partenariat entre les différents acteurs en charge de la conservation et de la gestion des ZCB. Dans ce cadre des comités de pilotage ont été établis dans les quatre pays pour le suivi des activités du projet. Ces comités ont rassemblé des représentants de l’administration centrale et régionale, des organisations de la société civile et des universités. Ceci a permis d’avoir une plateforme d’échange qui favorisait notamment l’implication des associations dans les forums de discussion sur l’état et l’avenir des ZCB.

Publications disponibles

L’étude développée pour la définition d’un mécanisme de partenariat entre les ZCB et les organisations de la société civile d’une part et entre les ZCB et les institutions de recherche d’autre part, a permis de souligner le cadre non structuré dans lequel cette collaboration évolue actuellement. Les mécanismes proposés sous forme de convention cadre et de convention spécifique pourraient, une fois développés par les trois acteurs concernés (administration, société civile et université), avoir des retombés positifs sur les aspects écologiques, sociaux et économiques des sites en développant les actions de terrain et de recherche adéquates. Les résultats de cette étude au niveau de chaque pays sont disponibles dans trois rapports qui vous pouvez consulter en ligne.

Les activités réalisées dans le cadre de ce projet sur le plan de renforcement des connaissances, de renforcement des capacités des gestionnaires des ZCB et lors des diverses réunions nationales et régionales ont permis d’ancrer la notion de zones clés pour la biodiversité dans l’agenda des différents acteurs et d’avoir les éléments de base pour continuer le développement d’une stratégie régionale (les trois pays du Maghreb) pour la conservation et la gestion des ZCB en focalisant entre autre sur la valeur économique des services écosystémiques dans les diverses ZCB en Afrique du Nord.

Pour plus d’information : Maher Mahjoub 

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