Engagement national des pays d’Afrique de l’Est pour la mise en place de l’Observatoire BIOPAMA

En 2015, le Secrétariat de la Communauté d’Afrique de l’Est a accueilli l’Observatoire pour la biodiversité et la gestion des aires protégées dédié aux pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. Suite à une réunion de lancement régional pour introduire l’Observatoire de la Communauté d’Afrique de l’Est aux utilisateurs et aux fournisseurs, plusieurs engagements nationaux ont été pris dans les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) depuis le dernier trimestre 2015.

Participants at the national engagement workshop for the East African Observatory for Biodiversity and Protected Areas Management, 7 December 2016, Uganda, Kampala

Le Kenya, puis l’Ouganda et le Rwanda, ont été les premiers pays à s’engager en octobre et décembre 2015 respectivement, alors que les deux pays restants (la Tanzanie et le Burundi) prendront part à cet exercice au cours du premier trimestre 2016.

L’objectif des engagements nationaux est de permettre à un plus grand groupe de parties prenantes, dans chacun des pays partenaires, de s’impliquer à un niveau plus précis avec le fonctionnement planifié de l’Observatoire, et de donner des informations sur leurs besoins et exigences ainsi que des données qui peuvent servir à l’ensemble de la communauté.

Les ateliers sur l’engagement national de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), qui ont eu lieu au Kenya (22 octobre 2015), en Ouganda (7 décembre 2015) et au Rwanda (10 décembre 2015) ont servi à introduire et à présenter de façon détaillée le Système régional d’informations de référence (SRIR) de l’Observatoire pour la biodiversité et la gestion des aires protégées de la Communauté d’Afrique de l’Est. Les experts et les participants de diverses institutions gouvernementales et non-gouvernementales ont ainsi pu découvrir le SRIR, partager leurs connaissances sur les informations et données existantes, et donner leur opinion sur les produits qui sont selon eux essentiels dans la région de la CAE pour soutenir la prise de décision relative aux aires protégées.

L’engagement des trois pays a créé une plateforme de discussion sur le Système régional d’informations de référence (SRIR) et a permis d’identifier les lacunes et les améliorations à faire – par exemple le besoin de formation technique sur le SRIR, l’importance de promouvoir un partage des données responsable et redevable et d’identifier stratégiquement les zones prioritaires. Les participants des trois ateliers sont tous tombés d’accord : l’élaboration d’un rapport sur l’état des aires protégées serait un document important de l’Observatoire de la CAE et permettrait de prioriser la collection de données à mettre dans le rapport. Par ailleurs, le rapport lui-même serait très utile pour identifier les zones prioritaires où intervenir et attribuer les ressources.

Les principaux partenaires de l’Observatoire de la Communauté d’Afrique de l’Est ont également été identifiés : le Centre d’excellence (Rwanda), le Centre régional pour la cartographie des ressources pour le développement (Kenya), la Direction des affaires environnementales (Ouganda). Ces deux institutions et ce ministère, dans leurs pays respectifs, se focalisent sur la collecte de données relatives à la biodiversité et aux ressources naturelles, et les rendent accessibles aux parties concernées, notamment les communautés locales.

Bob Kazungu, Agent forestier au ministère de l’Eau et de l’Environnement de l’Ouganda a déclaré, après l’atelier en Ouganda : « L’atelier a été un succès, car la plateforme de collecte et de partage des données ouvre la voie pour créer un centre unique dans la région où obtenir les informations sur la biodiversité. Notre pays lutte pour avoir les informations utiles qui sont dispersées dans diverses institutions, et cette initiative est très appréciée. La réunion a permis de réunir des experts en politique, en gestion de données, en Systèmes d’information géographique et télédétection, ce qui nous a permis de rédiger une feuille de route pour améliorer l’efficacité de la collecte de données pour le BIOPAMA. »

Work area: 
Protected Areas
Location: 
East and Southern Africa
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