Vers la mise en place d’un mécanisme régional de concertation de gestion intégrée des écosystèmes en Afrique de l’Ouest

Pour apporter une réponse efficace aux tendances à la dégradation des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest, l’UICN-PACO et la CEDEAO font de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité une priorité dans la planification des actions de développement à venir. Afin d’aboutir à une gestion intégrée de ces écosystèmes, un atelier régional de réflexion regroupant une vingtaine de participants venus des organisations d’intégration et technique intervenant dans le domaine de la préservation de l’environnement a eu lieu du 22 au 23 octobre 2015 à Lomé au Togo.

Cérémonie d'ouverture de l'atelier régional de réflexion pour la mise en place d’un mécanisme de gestion intégrée des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest

Les écosystèmes et la biodiversité participent fortement au bien-être et à la résilience des communautés, surtout les plus pauvres. Elles y tirent presque tout ce qui contribue à leur subsistance : eau de boisson, aliments, ressources halieutiques, produits phytosanitaires, etc. Ainsi, en décidant d’en faire un des domaines thématiques prioritaires des actions de développement du futur, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en partenariat avec d’autres organisations intergouvernementales sous régionales s’est engagée à apporter une réponse efficace à la détérioration progressive des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest.

« La sous-région ouest-africaine accorde une grande importance à la problématique de gestion durable des écosystèmes. L’atelier s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de la Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique (CDB) tenue en 2000 qui a retenu les douze principes de gestion des écosystèmes naturels. Il permettra de baliser la voie pour une synergie des efforts en vue de la restauration de l’équilibre des écosystèmes et la santé des milieux naturels » a affirmé Monsieur Tata AMEGBOR, Conseiller technique, représentant du Ministre du Ministre de l’environnement et des ressources forestières du Togo. 

C’est tout l’enjeu de l’atelier de Lomé organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans le cadre de son programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest – PAGE, en collaboration avec la CEDEAO et le Gouvernement du Togo.

« La complexité des problèmes et des défis liés à la gestion des écosystèmes exige une approche par écosystème. Une approche de gestion qui intègre les terres, l’eau et les ressources vivantes pour favoriser la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles, afin de respecter les interactions dans les écosystèmes dont l’être humain dépend. La gestion intégrée des écosystèmes permet d’aborder de façon globale et intersectorielle mais aussi, de manière plus efficace, la plupart des objectifs des conventions internationales sur l’environnement et ainsi, d’engendrer de multiples bénéfices.» a souligné Pr Aimé J. Nianogo, Directeur régional de l’UICN-PACO.

Au cours des deux jours de travaux, les participants, composés d’acteurs étatiques, de la société civile ou d’institutions nationales et internationales, ont capitalisé les expériences de concertation menées dans divers cadres et identifié ensemble un mécanisme régional adapté afin de renforcer les actions de gestion intégrée des écosystèmes naturels.

« Cet atelier a répondu à la nécessité d’analyser les mécanismes de concertation du plan de convergence et du cadre de concertation sur les ressources en eau de la CEDEAO et proposer les passerelles nécessaires à la mise en place d’un mécanisme conjoint pour les forêts et les ressources en eau. Mais aussi de convenir des conditions préalables à la mise en place, l’architecture institutionnelle et le fonctionnement du mécanisme régional de concertation sur la gestion intégrée des écosystèmes, de définir les principales missions et attributions du mécanisme et enfin de préparer un plan d’action du mécanisme assorti d’une feuille de route. Les acquis de l’atelier de Cotonou au Bénin, notamment la nécessité de  renforcer la coopération sous régionale en matière de gestion intégrée des écosystèmes et préparer un plan d’actions régional doivent être pris en compte» a indiqué Monsieur Mahamane Touré, représentant du Commissaire chargé de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la CEDEAO,

Il est attendu d’un tel mécanisme que les connaissances, les expériences réussies et les leçons soient mieux partagées et valorisées et qu’il y ait plus de synergie et une mutualisation plus efficace des efforts afin de faciliter la gestion intégrée et durable des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest.

Work area: 
Water
Wetlands
Environmental Governance
Location: 
West and Central Africa
West and Central Africa
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