Entretien avec un défenseur de la conservation marine dans les Caraïbes

Mme Georgina Bustamante, Coordinatrice du Réseau et Forum de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM) parle de la collaboration avec le Programme BIOPAMA et du potentiel d’engagement futur pour la conservation de la biodiversité dans la région Caraïbe.

Dr Georgina Bustamante and representatives from IUCN, UNEP-CEP/SPAW and BIOPAMA at the 11th 11th edition of the Training of Trainers on MPA Management regional training, Feb 2015, Grenada

Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) fait un bon travail en contribuant à renforcer les capacités des gestionnaires de ressources naturelles des Caraïbes, chargés de la supervision de diverses aires protégées marines et terrestres dans la région.

Cette évaluation est faite par Mme Georgina Bustamante, Coordinatrice du Réseau et Forum de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM), un réseau professionnel doté d’un programme de renforcement des capacités pour les aires marines protégées ou gérées. Ce Programme est créée et exécuté depuis 1997 par le Programme pour l’environnement des Caraïbes du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PEC-PNUE), dans le cadre du Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées (SPAW) du traité régional sur la protection de la biodiversité.

Mme Bustamante, qui a travaillé plus de 40 ans dans le domaine de la science et de l’éducation relatives à la conservation marine, affirme que le BIOPAMA a eu raison de ne pas chercher à « réinventer la roue », et de s’appuyer plutôt sur les connexions et les connaissances établies par d’autres initiatives en faveur de la conservation qui existaient auparavant, comme le Réseau de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM) du Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE, et le projet de Réseau des aires marines gérées dans la Caraïbe orientale (ECMMAN) de The Nature Conservancy, entre autres. Le Programme pour l’environnement des Caraïbes (PEC) du PNUE a identifié le BIOPAMA de l’UICN comme partenaire pour mettre en œuvre les activités pour renforcer les capacités des aires marines gérées dans les Caraïbes.

La coordinatrice CaMPAM fait ces observations suites à la 11e édition de la formation des formateurs sur la gestion des aires marines protégées, qui a eu lieu à St George, Grenade, en février 2015. Organisée pour 23 professionnels de la conservation marine, c’est un effort collaboratif entre l’UICN-BIOPAMA, le PEC-PNUE/SPAW-CaMPAM, The Nature Conservancy et le ministère de la Pêche de Grenade.

« Ce type de collaboration entre l’UICN, par le biais du BIOPAMA, et le Programme pour l’environnement des Caraïbes (PEC) du PNUE, est essentielle pour atteindre les objectifs de conservation des pays des Caraïbes et pour les moyens d’existence durables des communautés » affirme Mme Bustamante, qui fait également remarquer que cette formation est la deuxième collaboration de la sorte entre le CaMPAM et le BIOPAMA, et fait suite à un Atelier d’échange d’apprentissage de Responsables junior de la gestion des aires marines protégées, organisé à Belize en 2014.

La chercheuse voit également de belles opportunités de collaboration entre les deux initiatives, et souligne que le nouvel Observatoire des Caraïbes du BIOPAMA pourrait s’appuyer sur les informations de la Base de données régionale publique sur les aires marines protégées pour nourrir le Système régional d’informations de référence de l’Observatoire. Le BIOPAMA espère que ce Système sera une plateforme pour les chercheurs et les décisionnaires d’accès aux données et aux outils nécessaires pour analyser la biodiversité et la gestion des aires protégées. Enfin, Mme Bustamante trouve plus sensé que le CaMPAM et le BIOPAMA collaborent plutôt qu’ils soient en compétition dans ce domaine et dans d’autres – une stratégie débattue lors d’un atelier de planification BIOPAMA à la Barbade il y a deux ans.

Work area: 
Protected Areas
Location: 
Mesoamerica
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