Le BIOPAMA fait valoir sa vision des aires protégées caribéennes lors du Congrès des parcs de Méso-Amérique

Lors d’un événement rassemblant plusieurs organismes de conservation de toute la région méso-américaine et caribéenne, le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) a présenté sa vision pour les Caraïbes lors du 4e Congrès méso-américain sur les aires protégées organisé à San José, Costa Rica, du 18 au 21 mars.

Grethel Aguilar, IUCN Regional Director for Mesoamerica and the Caribbean Initiative, introducing BIOPAMA at the Mesoamerican Parks Congress

Cet événement incluait un discours d’ouverture de Grethel Aguilar, Directrice du Bureau régional de l’UICN pour la Méso-Amérique ; une présentation du BIOPAMA par Hyacinth Armstrong-Vaughn, Responsable de la composante Aires protégées du programme BIOPAMA pour la région Caraïbes ; et un débat vivant facilité par Tea García-Huidobro, Coordinatrice régionale du Programme au Bureau régional de l’UICN pour la Méso-Amérique.

Plusieurs personnalités et experts de la région caribéenne étaient présents, dont des représentants du Belize et de la République dominicaine, pays membres du BIOPAMA ; Ernesto Enkerlin, conservationniste mexicain et responsable de la Commission mondiale de l’UICN des aires protégées ; Nick Cox, Responsable mondial du BIOPAMA ; et José Courrau, Conseiller senior sur les aires protégées au Bureau régional de l’UICN pour la Méso-Amérique.

Le débat s’est orienté sur les réponses des participants à quatre questions principales : Quelles capacités techniques font défaut pour une gestion optimale des aires protégées? Quels participants auraient souhaité plus d’informations pour prendre leur décision sur les aires protégées, et quels types d’informations auraient été les plus utiles ? Que faire pour améliorer l’accès aux données et aux informations ? Enfin, quels sont les outils que les responsables peuvent utiliser pour influencer les décideurs, afin de soutenir la gestion des aires protégées ?

Yvonne Arias, directrice exécutive du Grupo Jaragua en République dominicaine, déclare : « Dans les Caraïbes, nous devons toujours nous battre pour sauver un site. Les lieux qui sont sauvegardés le sont grâce au combat des populations. Nous avons les informations nécessaires sur les aires protégées : ce qu’il manque, c’est le suivi. »

L’une des principales conclusions du débat est la possibilité de renforcer les informations scientifiques et techniques ainsi que les échanges de connaissances au sein des régions grâce à la création d’observatoires régionaux BIOPAMA. Le BIOPAMA cherche actuellement une institution susceptible d’héberger son observatoire caribéen, ainsi qu’un responsable technique.

Cet événement BIOPAMA, organisé pendant ce Congrès important à l’échelle régionale, a donc lieu moins de huit mois avant le Congrès mondial des parcs de l’UICN – événement décennal qui établit l’ordre du jour mondial des aires protégées, et qui se tiendra en novembre 2014 à Sydney, Australie. Le BIOPAMA contribuera au Congrès mondial des parcs par le biais de ses initiatives dans les Caraïbes et les trois autres régions BIOPAMA, en diffusant également ses connaissances rassemblées lors d’événements antérieurs au Congrès, comme ce Congrès méso-américain des parcs.
 

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