En première ligne – aider les états insulaires à faire face aux changements climatiques

Les petits États insulaires en développement (PEID) sont en première ligne face aux changements climatiques – ce sont les premiers à en sentir les impacts, et ils prennent les devants pour lutter contre cette menace grandissante.

The Lagoons of New Caledonia, France

Alors que se tient aujourd’hui la Journée mondiale de l’environnement, l’objectif est de promouvoir une meilleure compréhension de l’urgence de protéger les nations insulaires des risques grandissants qui les menacent – et qui ne se limitent pas aux changements climatiques. De nombreuses communautés insulaires dépendent directement des ressources naturelles qui sont dégradées par un ensemble de menaces comme le développement, la surpêche, l’extraction des ressources et les espèces envahissantes.

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement, l’UICN souligne le travail qu’elle réalise pour aider les communautés insulaires à devenir plus résilientes. Du Pacifique aux Caraïbes, nous conseillons les gouvernements sur la façon dont intégrer la conservation de la nature dans les plans nationaux de développement durable, et travaillons avec les communautés pour mettre en œuvre une gestion des ressources avisée.


Mangroves à Fidji. Photo : Padma Lal.

De plus en plus d’aires marines localement gérées sont créées, afin d’aider les communautés côtières à conserver les ressources dont elles dépendent pour leur alimentation et leurs revenus.

Le Réseau d’aires marines localement protégées compte plus de 500 villages participants répartis dans huit pays, dont six dans le Pacifique : les États fédérés de Micronésie, Fiji, Palaos, Papouasie Nouvelle Guinée, les îles Salomon et Vanuatu. Cette approche s’est diffusée jusqu’à Madagascar et d’autres pays de l’océan Indien occidental.

Le Réseau d’aires protégées marines et terrestres de Nguna-Pele est un exemple réussi d’aire marine localement gérée. Ce Réseau inclut 16 communautés autochtones engagées dans la conservation de plus de 3 000 hectares de ressources marines et terrestres.

Une aire de conservation marine est attribuée à chaque communauté, y compris certains sites interdits hors limites. Dans le village d’Unakap sur l’île de Nguna par exemple, trois zones ont été désignées : réserve permanente (aucune pêche autorisée) ; réserve périodique (pêche permise uniquement pour des événements communautaires spéciaux) ; et zone d’utilisation générale, où la pêche est autorisée mais soumise aux interdictions sur les pratiques de pêche destructrices et la surpêche. Grâce à ces mesures, les espèces de poissons et d’invertébrés marins sont plus abondantes dans les réserves communautaires par rapport aux zones non gérées.

L’UICN participe à l’amélioration de la gestion des aires protégées, et soutient la gestion des aires marines localement gérées, par le biais de la Table-ronde pour la conservation de la nature des îles du Pacifique, et du Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA). L’UICN et le Réseau des aires marines localement gérées sont tous deux membres de la Table-ronde, ce qui aide les organisations à coordonner leur action en faveur de la conservation. Le Programme BIOPAMA encourage l’utilisation des meilleures connaissances scientifiques disponibles pour renforcer les capacités et les processus décisionnels dans les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), y compris dans les six États insulaires du Réseau d’aires marines localement gérées.


Fou masqué. Photo : John Lyndon

Les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne (« l’outre-mer européen ») ont des géographies très variées, allant des petites îles jusqu’à des larges bandes de terres, et sont situés dans toutes les régions de la planète, des tropiques aux pôles. D’une superficie de 4,4 millions de km2, soit l’équivalent en taille de l’Europe continentale, ces territoires hébergent une diversité unique d’espèces et d’écosystèmes très vulnérables aux impacts humains, notamment aux changements climatiques.

Pour aider ces zones à devenir plus résilientes, l’UICN met en œuvre l’Initiative BEST (Biodiversité et services écosystémiques dans les territoires de l’outre-mer européen), financée par la Commission européenne. Actuellement, 16 projets sur le terrain sont en cours, et d’autres devraient voir le jour. Ces projets vont de la valorisation des avantages et services fournis par les aires marines protégées dans les Caraïbes afin de trouver une façon de les payer, jusqu’à la restauration d’écosystèmes comme les forêts et les récifs coralliens pour éradiquer les espèces envahissantes qui minent la biodiversité insulaire.

À propos de la Journée mondiale de l’environnement 2014

La Journée mondiale de l’environnement est le principal instrument des Nations Unies pour promouvoir la prise de conscience et l’action mondiales en faveur de l’environnement. Les Nations Unies ont déclaré 2014 l’Année internationale des petits États insulaires en développement (PEID). À cette occasion, la Journée mondiale de l’environnement 2014 a adopté le thème des PEID dans le contexte plus général des changements climatiques. L’objectif est de créer une dynamique jusqu’à la Troisième conférence internationale sur les PEID en septembre 2014, et de favoriser la compréhension pour aider les îles à se protéger des menaces grandissantes.

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