Les reptiles australiens menacés par les espèces envahissantes et le changement climatique - Liste rouge de l'UICN

Gland, Suisse, 5 juillet 2018 (UICN) - Les reptiles uniques d’Australie - notamment les lézards et les serpents - sont durement menacés par les espèces envahissantes et le changement climatique, et 7% sont même menacés d’extinction, révèle la dernière mise à jour de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacéesTM, publiée aujourd’hui. La roussette noire, un important pollinisateur, est aujourd’hui classée En danger du fait d’une campagne d’abattage, révèle également cette mise à jour. Mais il y a également des bonnes nouvelles, après la redécouverte de quatre espèces d’amphibiens sud-américaines que l’on croyait éteintes.

La Liste rouge de l'UICN recense désormais 93 577 espèces, dont 26 197 sont menacées d’extinction.

« La mise à jour de la Liste rouge de l'UICN révèle l’avalanche de menaces à laquelle la biodiversité de notre planète est confrontée » déclare la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « Les espèces envahissantes, les nouvelles tendances des incendies, les cyclones et les conflits humains/animaux sauvages ne sont que quelques-unes des nombreuses menaces qui ravagent les écosystèmes de notre planète. Des espèces de l’île Maurice jusqu’à l’Australie se dirigent vers l’extinction, et nous risquons ainsi de perdre une partie de notre culture et de notre identité, ainsi que les avantages vitaux que procurent ces espèces en pollinisant nos cultures ou en préservant la santé des sols. »

« Le Plan stratégique pour la biodiversité des Nations Unies1 (2011-2020) demande aux pays d’assurer le rétablissement durable des espèces les plus menacées d'extinction » affirme Jane Smart, Directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l’UICN, lors d’une réunion de la Convention sur la diversité biologique organisée cette semaine. « La mise à jour de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées montre que des actions urgentes sont nécessaires pour conserver les espèces menacées. L’UICN appelle les pays à accélérer d'urgence les actions au niveau national pour la conservation des espèces menacées . »

Les reptiles australiens menacés par les espèces envahissantes et le changement climatique
Les reptiles australiens sont de plus en plus menacés par les espèces envahissantes et le changement climatique, et 7% sont aujourd’hui menacés d’extinction, révèle la Liste rouge de l'UICN, après une étude exhaustive menée sur les reptiles du continent. La Liste rouge inclut désormais 975 espèces de reptiles australiens - presque la totalité des reptiles australiens, dont la majorité est endémique au continent.

Les espèces envahissantes sont la principale menace à la survie de plus de la moitié de ces reptiles menacés. Une récente étude a ainsi révélé que les chats errants envahissants tueraient environ 600 millions de reptiles chaque année. Une des nombreuses espèces de reptiles chassés par les chats errants est le saurien Tympanocryptis pinguicolla, ou « dragon des prairies sans oreilles », qui est passé de la catégorie Vulnérable à En danger. Les changements dans l’intensité et la fréquence des incendies - liés aux changements dans la gestion agricole, à la disparition des pratiques de brûlis autochtones traditionnelles et aux mauvaises herbes envahissantes - sont une menace de plus pour ces espèces. Comme de nombreuses espèces australiennes, le saurien Tympanocryptis pinguicolla était naturellement adapté aux feux de forêt semi-naturels qui existaient avant l’installation des Européens.

Une autre espèce envahissante qui menace les reptiles australiens est le crapaud buffle toxique, introduit en Australie en 1935. Le saurien Varanus mitchelli, qui entre dans la Liste rouge dans la catégorie En danger critique, se nourrit du crapaud buffle toxique, ce qui a entraîné un déclin de sa population, jusqu’à 97% dans certaines zones, après l’arrivée des crapauds. Les reptiles australiens sont particulièrement vulnérables à l’empoisonnement par le crapaud buffle, car l’Australie n’a pas de crapauds natifs ou d’autres espèces produisant les mêmes toxines.

Le changement climatique menace de plus en plus les reptiles australiens, notamment le saurien du Bartle Frere (Techmarscincus jigurru), classé Vulnérable, une espèce adaptée au froid que l’on trouve uniquement au sommet de la plus haute montagne du Queensland, le mont Bartle Frere. Une augmentation de la température de 1°C pourrait entraîner une perte de 50% de la population de sauriens du Bartle Frere dans les 30 prochaines années, car il n’y a pas d’autres zones froides où l’animal pourrait s’installer.

« Cette mise à jour de la Liste rouge souligne la vulnérabilité des lézards et des serpents d’Australie face aux espèces exotiques envahissantes, par exemple le crapaud buffle toxique et les chats errants, qui s’ajoutent souvent aux autres menaces comme la disparition des habitats liée aux mauvaises herbes envahissantes, au développement et aux incendies » souligne Philip Bowles, Coordinateur de l’Autorité de la Liste rouge pour les ophidiens et les sauriens au sein de la CSE. « La compréhension des menaces qui pèsent sur chaque espèce de reptile natif d’Australie nous aidera à travailler efficacement avec le gouvernement australien, les groupes locaux en faveur de la conservation et les populations aborigènes afin d’y remédier. »

Les reptiles australiens, dont la diversité est unique, ont évolué isolés des autres, et représentent près de 10% de la faune reptilienne au monde. Certains de ces animaux sont des composantes importantes du milieu naturel et plus largement de la chaîne alimentaire. Pour les peuples autochtones, les reptiles australiens, notamment les lézards et les pythons carnivores et frugivores, sont un élément important de la culture, sont utilisés comme emblèmes, font partie des histoires locales, et font partie du régime alimentaire.

Les plantes envahissantes menacent les coccinelles des îles Açores
Plus d’une centaine d’espèces d’insectes vivants dans les îles portugaises des Açores ont été évaluées pour la Liste rouge de l'UICN, et il apparaît que 74% sont menacées d’extinction. La dégradation de l’habitat, exacerbée par le développement des plantes envahissantes, les changements d'affectation des terres et le climat de plus en plus sec, sont les principales menaces. Les 12 espèces évaluées de coléoptères à crocs (Tarphius spp.) sont considérées comme Menacées d’extinction. Ces espèces de coccinelles comptent sur le bois en décomposition, les mousses et le couvert de fougères pour leur survie, mais le gingembre Kahili (Hedychium gardnerianum), une plante introduite originaire de l’Himalaya, remplace peu à peu les espèces de plantes natives. Le coléoptère à croc de l’île Terceira (Tarphius relictus) a été particulièrement affecté par ce changement, et son aire de répartition est désormais limitée à moins d’un hectare. Cependant, la récente création d’une aire protégée par le gouvernement des Açores, basée sur l’évaluation provisoire du coléoptère à croc, redonne de l’espoir au futur de cette espèce.

« Les coccinelles sont des éléments essentiels des écosystèmes, car elles remplissent des fonctions essentielles comme la prédation et la pollinisation » souligne Axel Hochkirch, Président du sous-comité pour la conservation des invertébrés de la CSE de l’UICN. « Des petits changements dans les habitats ont des impacts importants sur les invertébrés, et les espèces endémiques aux îles sont particulièrement menacées. »

La roussette noire désormais En danger suite à une campagne d’abattage
La roussette noire (Pteropus niger), une espèce de chauve-souris de grande taille que l’on ne trouve que dans les îles de l’océan Indien de Maurice et de la Réunion, est passée de Vulnérable à En danger sur la Liste rouge de l'UICN. La population de chauve-souris aurait diminué d’environ 50% entre 2015 et 2016, en partie du fait de l’abattage mis en oeuvre par le gouvernement, motivé par de prétendus dommages aux arbres fruitiers comme le lychee et le manguier.

L’espèce est également menacée par la déforestation, les cyclones, la chasse illégale et la mortalité accidentelle liée aux fils électriques. Les cyclones ont fait chuter la population des espèces de roussettes de plus de 95% sur d’autres îles, et restent une menace importante pour la roussette noire, alors que l’on prédit une augmentation en fréquence et en intensité des cyclones dans la région.

L’espèce remplit pourtant un rôle crucial dans les écosystèmes de l’île Maurice, en pollinisant les plantes natives et en dispersant les graines. Le Groupe d'études sur les conflits humains/animaux sauvages de la CSE de l’UICN travaille avec le gouvernement de l’île Maurice, les producteurs de fruits, les scientifiques et autres parties prenantes pour lutter contre les problèmes sous-jacents et chercher des façons alternatives de protéger les cultures de fruits, par exemple en utilisant des filets ou en modernisant la gestion des vergers. En 2015, l’UICN avait mis en garde, dans une déclaration, que l’abattage entraînerait très probablement la quasi-extinction de cette espèce. Cependant, grâce à un dialogue de résolution des conflits, le Groupe d'études ainsi que le Groupe de spécialistes sur les chauves-souris de la CSE de l’UICN et le gouvernement de l’île Maurice ont fait des avancées prometteuses afin de mettre en oeuvre des solutions acceptables pour toutes les parties affectées, et aucun abattage n’a eu lieu depuis 2016.

Des espèces d’amphibiens redécouvertes
Malgré les très fortes menaces qui pèsent sur les amphibiens à l’échelle mondiale, les bonnes nouvelles existent aussi : quatre espèces d’amphibiens, précédemment considérées comme En danger critique (peut-être Éteintes) ou Éteintes, ont été redécouvertes en Colombie et en Équateur. On pensait que le crapaud du rio Pescado Atelopus balios, le crapaud de Quito Atelopus ignescens et le crapaud Atelopus nanay avaient tous disparu, décimés par les effets du chytridiomycose, une maladie mortelle. Le crapaud des Andes Rhaebo colomai a été si affecté par la disparition de son habitat que l’on pensait également qu’il avait disparu à jamais.

« Ces redécouvertes sont des nouvelles encourageantes, cependant ces espèces sont encore négativement affectées par des menaces anthropiques » souligne Jennifer Luedtke, Coordinatrice de l’Autorité de la Liste rouge pour les amphibiens à la CSE de l’UICN. « Ces espèces doivent encore lutter contre la destruction et la dégradation importantes de leur habitat, la prédation par des espèces de truites non-natives, le chytridiomycose, et les effets du changement climatique, ce qui souligne le besoin urgent d’améliorer la conservation de ces espèces pour empêcher leur extinction. »

Les lombrics japonais évalués pour la première fois
Parmi les 43 espèces natives de lombrics japonais évalués dans la Liste rouge, trois sont considérées comme Menacées d’extinction (Eisenia anzac, Drawida moriokaensis et Drawida ofunatoensis). L’intensification de l’agriculture et l’expansion urbaine sont les principales menaces à certaines de ces espèces.

Les lombrics aident à maintenir des sols en bonne santé, améliorent l’aération des sols et l’infiltration de la pluie. Ils sont également à la base de nombreuses chaînes alimentaires. Au Japon, les lombrics sont traditionnellement utilisés comme appâts pour la pêche et pour la médecine. Ils possèdent également une valeur culturelle significative, avec des mythologies relatant des lombrics géants, chantants, montant au ciel pour devenir des dragons.

La demande de parfums menace l’un des bois les plus précieux au monde
L’arbre Aquilaria malaccensis, qui produit l’un des bois les plus précieux au monde, est passé de Vulnérable à En danger critique du fait de l’exploitation et de la déforestation qui ont entraîné un déclin de sa population de plus de 80% en 150 ans. Le bois d’agar se développe au coeur de certains arbres du genre Aquilaria, après qu’ils ont été infectés par une moisissure. L’arbre produit alors une résine sombre, odorante, comme mécanisme de défense contre l’infection. Il est difficile de savoir quels arbres à l’état sauvage contiennent du bois d’agar, aussi les braconniers coupent un grand nombre d’arbres à la recherche de ce bois précieux. L’Aquilaria malaccensis est, à l'échelle mondiale, l’une des espèces produisant du bois d’agar préférée des parfumeurs.

Autres espèces :
Le crapaud Ansonia smeagol
- nommé en l’honneur du personnage du Seigneur des Anneaux, Smeagol, il entre dans la Liste rouge de l'UICN dans la catégorie Vulnérable. Cette espèce est endémique aux Genting Highlands, en Malaisie péninsulaire, et est menacée par les complexes touristiques et les parcs d’attraction de grande taille et en pleine expansion. Si rien n’est fait pour arrêter ces constructions qui empiètent sur l’aire de répartition de cette espèce et affectent la qualité de l’eau des rivières dont le crapaud dépend pour sa survie, il pourrait disparaître à jamais.

Le palmier de Bankoualé (Livistona carinensis) - Le palmier de Bankoualé est passé de Vulnérable à En danger sur la Liste rouge, après que sa population et son aire de répartition ont décliné du fait de la surexploitation et de la disparition de son habitat. Ce palmier à la valeur culturelle significative est utilisé depuis des millénaires pour la construction des maisons, le bois de feu et l’artisanat, dans les zones d’oasis de Djibouti, du Yémen et de Somalie. L’empiètement de l’agriculture en faveur des plantations de palmiers à dattes, et le détournement de l’eau de surface qui est utilisée par le jardinage, sont particulièrement inquiétants au Yémen, et les sécheresses de plus en plus sévères exacerbent la situation.

Le hutia de Jamaïque (Geocapromys brownii) - endémique à la Jamaïque, ce gros rongeur est passé de Vulnérable à En danger sur la Liste rouge de l'UICN. La pression des chasseurs, ainsi que la dégradation et la disparition actuelles de son habitat, sont probablement responsables de son déclin, et notamment de sa disparition apparente ces dernières décennies du comté de Cockpit. La prédation par les chats, chiens et mangoustes introduits est une autre menace. La croissance de sa population dans certaines zones où la chasse a été réduite est avérée, ce qui indique que les actions en faveur de la conservation peuvent améliorer le statut de cette espèce.

Le papillon de la reine Alexandra (Ornithoptera alexandrae) – C’est le plus grand papillon du monde ; une réévaluation de cette espèce confirme qu’il est toujours En danger. Le diamètre des ailes de cet éclatant papillon turquoise et jaune, endémique à la Nouvelle-Guinée, atteint 250 mm. Jusqu’à l’interdiction de son commerce en 1987, ce papillon était une espèce vendue sur le marché des curiosités ; un mâle imparfait a même été vendu pour 2850 dollars US en 1985. Cette espèce prospère dans les habitats stables, aussi la destruction de son habitat (plantations de cacao, de caoutchouc et de palmiers à huile) est aujourd’hui la principale menace qui pèse sur cette espèce.

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Goska Bonnaveira
, Chargée des relations avec les médias à l’UICN, +41 792760185, goska.bonnaveira@iucn.org
Cheryl-Samantha MacSharry, Chargée des relations avec les médias à l’UICN, +44 1223 331128, samantha.macsharry@iucn.org

NOTE AUX JOURNALISTES

La Liste rouge de l'UICN
La Liste rouge de l'UICN des espèces menacéesTM contribue à la réalisation de l’Objectif 12 du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. Objectif 12 : D’ici à 2020, l’extinction d'espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu.

Le Partenariat UICN-Toyota : Le financement issu du partenariat de cinq ans signé entre l’UICN et Toyota Motor Corporation, annoncé en mai 2016, augmentera significativement les connaissances sur le risque d’extinction de plus de 28 000 espèces, dont un grand nombre qui sont des sources d’alimentation essentielles pour une partie significative de la population mondiale. Ce financement a permis d’ajouter 1477 espèces de plantes et d’animaux à la mise à jour de la Liste rouge de l'UICN. Ce partenariat est orienté par le Défi environnemental Toyota 2050, dont l’objectif est de réduire les impacts négatifs associés aux automobiles à zéro et même plus, tout en ayant simultanément des impacts positifs sur la société.

Chiffres mondiaux pour la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées 2018-1 :
TOTAL DES ESPÈCES ÉVALUÉES : 93 577
(Total des espèces menacées : 26 197)
Éteintes : 872
Éteintes au niveau sauvage : 69
En danger critique : 5664
En danger : 8 701
Vulnérables : 11 832
Quasi menacées : 6 052
Risque faible/dépendant de la conservation : 210 (il s'agit d’une vieille catégorie qui est peu à peu éliminée de la Liste rouge de l'UICN)
Préoccupation mineure : 45 561
Données insuffisantes : 14 616

Les chiffres présentés ci-dessus concernent uniquement les espèces qui ont été évaluées pour la Liste rouge de l'UICN à ce jour. Toutes les espèces dans le monde n’ont pas été évaluées, cependant la Liste rouge de l'UICN offre un instantané utile de la situation actuelle des espèces, et souligne le besoin urgent de prendre des mesures en faveur de la conservation. Les pourcentages relatifs pour les espèces menacées ne peuvent être fournis pour de nombreux groupes taxonomiques sur la Liste rouge de l'UICN, car ceux-ci n’ont pas été évalués de façon complète. Pour un grand nombre de ces groupes, les efforts d'évaluation se sont focalisés sur les espèces menacées : en conséquence, le pourcentage d’espèces menacées pour ces groupes serait fortement biaisé.

Pour les groupes qui ont été évalués de façon complète, le pourcentage d’espèces menacées peut être calculé, mais le nombre réel d’espèces menacées est souvent incertain car on ne sait pas si les espèces avec des Données insuffisantes sont réellement menacées ou pas. En conséquence, les pourcentages présentés ci-dessus offrent la meilleure estimation du risque d’extinction pour les groupes qui ont été évalués de façon complète (à l’exclusion des espèces Éteintes), en se basant sur l’hypothèse que les espèces avec des Données insuffisantes sont toutes aussi menacées que les espèces avec des données suffisantes. En d’autres mots, il s’agit d’un chiffre médian dans une fourchette allant de x% d’espèces menacées (si toutes les espèces avec Données insuffisantes ne sont pas menacées) à y% d’espèces menacées (si toutes les espèces avec Données insuffisantes sont menacées). Il semblerait que ce soit la meilleure estimation.

Les catégories de menaces de la Liste rouge de l'UICN sont comme suit, par ordre décroissant :
Éteint ou Éteint au niveau sauvage
En danger critique, En danger et Vulnérable : Espèces menacées d’extinction mondiale.
Quasi menacé : Espèces proche des seuils menacées, ou qui seraient menacées sans les mesures actuelles de conservation.
Préoccupation mineure : Espèces évaluées présentant un risque faible d’extinction.
Données insuffisantes : Pas d’évaluation du fait de données insuffisantes.
En danger critique (peut-être Éteint) : Il ne s’agit pas d’une catégorie de la Liste rouge de l'UICN, mais c’est une alerte mise en place pour identifier les espèces En danger critique qui sont, selon toute probabilité, déjà éteintes mais pour lesquelles il manque une confirmation, par exemple des études plus complètes ou l’échec à trouver des individus.

Points forts de la mise à jour 2018-1
Ci-dessous, quelques autres exemples de cette mise à jour de la Liste rouge de l'UICN.
 

Exemples d’autres espèces ajoutées à cette mise à jour
Banane malgache (Ensete perrieri) - Cette parente (et donateur génétique potentiel) de la banane de culture est endémique à Madagascar, où on la connaît dans seulement cinq lieux à l’état sauvage. On la fait également pousser comme plante ornementale de jardin. Sa population sauvage est menacée par les incendies des zones forestières à destination de l’agriculture. L’espèce entre dans la Liste rouge de l'UICN sous le statut En danger critique.

Physemacris papillosa – Cette espèce de sauterelle est endémique à l’Afrique du Sud, où son aire de répartition est réduite au long de la côte australe du Cap. L’espèce entre dans la Liste rouge de l'UICN sous le statut En danger. Il s’agit d’une espèce extrêmement rare, dont le déclin est probable. Elle a été répertoriée trois fois uniquement au cours des 118 dernières années, dans une zone qui a été pourtant beaucoup étudiée. Les menaces potentielles au Physemacris papillosa incluent la destruction des habitats du fait de l’agriculture (bétail) et du développement urbain, et le changement climatique qui entraîne une augmentation des sécheresses. On estime que la répartition de cette sauterelle est restreinte en fonction de la disponibilité de l’humidité, aussi il faut s’attendre à ce qu’un climat de plus en plus sec impacte négativement cette espèce. En outre, ce climat plus sec entraînera une disparition ou un changement du type de végétation, et donc une baisse de la disponibilité des plantes hôtes dont l’espèce dépend.

L’Abutilon pitcairnense jaune - Cette espèce de plante est classée comme Éteinte au niveau sauvage. L’Abutilon pitcairnense a d'abord été découvert sur l’île de Pitcairn, dans l’océan Pacifique sud en 1898. Il était présumé éteint, jusqu’à ce qu’un spécimen en fleur soit trouvé dans une forêt native en 2003. Mais il est très difficile de préserver la forêt restante, où cette espèce a été trouvée. Malgré de nombreux efforts en faveur de la conservation, la dernière plante survivante à l'état sauvage a péri dans un glissement de terrain en 2005, rendant la plante Éteinte au niveau sauvage. Des efforts ex-situ en faveur de la conservation pour faire pousser et réintroduire l’espèce dans son habitat naturel ont été menés sur l’île de Pitcairn et un site de conservation ex-situ reste sur l’île. La végétation native de Pitcairn doit encore être restaurée et les espèces envahissantes doivent être arrachées et contrôlées. Les espèces de la forêt native sont concurrencées par des espèces non-natives introduites comme le Syzygium jambos (localement appelé pomme-rose) et autres espèces envahissantes. Les Syzygium jambos ont été à l’origine apportés sur l’île pour le bois de chauffage. Cependant, du fait de leur croissance agressive et d’une diminution de leur utilisation pour le chauffage, les plantes sont devenues aujourd’hui de très gros arbres. Leurs branches s'étalent latéralement, formant une canopée dense et empêchant les espèces natives de se régénérer. À cela s’ajoute une érosion des sols importante, qui dégrade également l’habitat de cette espèce.

Espèces redécouvertes
Le crapaud du rio Pescado (Atelopus balios) - Auparavant classé En danger critique (peut-être Éteint), ce crapaud est endémique à l’Équateur. Dans les années 1980, la disparition de son habitat (et peut-être aussi la maladie du chytridiomycose) ont entraîné un déclin drastique de sa population et la disparition de la plupart de ses sous-populations. Il n’a pas été vu depuis avril 1995 malgré des recherches répétées, jusqu’à ce qu’un individu soit redécouvert en octobre 2010. Depuis, d’autres individus ont été retrouvés (en 2011 et 2012). L’ensemble de la population connue est restreinte à une petite zone, qui subit des pressions intenses de la part de l’agriculture et de l’exploitation minière, et est actuellement évaluée comme En danger critique.

Le crapaud de Quito Atelopus ignescens - Ce crapaud endémique d’Équateur était très courant le long des rivières jusqu’aux années 1980, puis il s’est raréfié est a été vu pour la dernière fois en 1988. Des recherches intenses menées entre 1999 et 2001 ont échoué à retrouver cette espèce, et elle a été par la suite déclarée Éteinte, du fait principalement de l’impact du chytridiomycose et du changement climatique (réchauffement local et sécheresses). Cependant, on a retrouvé 27 individus en 2016. Apparemment, c’est la seule sous-population connue restante, et elle continue à subir des menaces importantes provenant des effets synergiques du chytridiomycose, du changement climatique et de la disparition de son habitat. Cette espèce est aujourd’hui classée En danger critique.

Atelopus nanay - un autre amphibien endémique de l’Équateur. Cette espèce n’avait pas été vue depuis juillet 1989, malgré des études dans son aire de répartition, ce qui laissait présager un déclin sérieux. En 2004, l’espèce a été classée En danger critique (peut-être Éteinte) du fait du chytridiomycose. Cependant, en 2007, un individu a été vu et plusieurs femelles ont été trouvées en 2008. Malgré sa redécouverte, on estime que la population est toujours en déclin du fait de la disparition de son habitat, et de la dégradation et la prédation provoquées par la truite introduite.

Le crapaud des Andes rhaebo colomai - On le trouve uniquement dans le nord-ouest de l’Équateur et le sud-ouest de la Colombie. Ce crapaud a été vu pour la dernière fois en Équateur en septembre 1984. On le pensait disparu de la Colombie, ce qui a entraîné son classement comme En danger critique (peut-être Éteint). Cependant, une nouvelle sous-population a été découverte en Colombie. La plus grande menace à cette espèce est le changement, la fragmentation et la disparition de son habitat, lié notamment à l’expansion agricole, l’exploitation du bois et l’exploitation minière. Cette espèce a été réévaluée sous le statut En danger.

Geomitra grabhami – Auparavant classé En danger critique (peut-être Éteint), ce mollusque est aujourd’hui En danger critique. Cette espèce est endémique à Madère (Portugal) et on la croyait éteinte en 1983. En 2008 cependant, elle a été redécouverte sur la côte est de Deserta Grandebby Teixeira et a été revue de nouveau en 2013. La menace principale actuelle à cette espèce est le risque élevé de glissement de terrain ainsi que la prédation par les souris introduites, qui n’ont pas encore été éradiquées de l’île. L’augmentation de la fréquence des sécheresses ainsi que l’instabilité des sols impactent également cette espèce.

Bulbophyllum zaratananae – Cette plante est endémique à Madagascar et a été classée en 2008 En danger critique (peut-être Éteinte). Son habitat (la forêt humide) a diminué de 33% en superficie depuis les années 1970 et la déforestation a continué ces dernières années, avec 384 000 hectares de forêts perdus à Madagascar en 2016. Les principales menaces sont l’agriculture sur brûlis, ainsi que l’exploitation minière et du bois. Auparavant, on ne connaissait cette espèce qu’à partir de deux spécimens présents dans un herbier et cueillis il y a près de 100 ans. Cependant, des spécimens ont été cueillis plus récemment (en 2001 et 2003), confirmant ainsi l’existence de cette espèce et l’augmentation de son aire de répartition. Cette espèce a été réévaluée comme En danger.

Firmiana major – Cet arbre apparaissait auparavant sur la Liste rouge de l'UICN comme Éteint au niveau sauvage. Cette espèce a été réévaluée sous le statut En danger. Elle est endémique à la Chine et on pensait, jusqu’à récemment, qu’elle n’existait que sous la forme d’arbres plantés autour des temples et des villages. Néanmoins, en 2004, une population sauvage de 200 individus a été trouvée dans une réserve naturelle de la province de Sichuan, Chine. En 2017, deux autres sous-populations fruitières ont été trouvées dans la province de Yunnan. La principale menace actuelle à cet arbre est la dégradation importante de son habitat.

Exemples d’autres espèces dont le statut de la conservation a décliné
Le hutia de Jamaïque (Geocapromys brownii) –
Cette espèce jamaïcaine est passée de Vulnérable à En danger. Cette espèce possède une répartition fortement fragmentée, et il est avéré qu’elle n’existe désormais plus dans le comté de Cockpit (Jamaïque de l’ouest). Au début des années 1980, on savait qu’elle existait encore dans cette zone, avec une répartition clairsemée ou n’existant que sous des densités faibles, mais depuis ces 15 dernières années on n’a plus aucune trace de cette espèce dans le comté de Cockpit. Les principales menaces à cette espèce sont la disparition et la dégradation de l’habitat ainsi que la chasse. La prédation par les chiens, chats et mangoustes introduits est une autre menace à l’espèce.
Le crapaud de Mesilau (Ansonia guibei) - Auparavant évalué En danger en 2004, il est passé dans la catégorie En danger critique en 2018. Cette espèce est endémique à la région nord-ouest de Sabah, Malaisie. Dans l'évaluation de 2004, on estimait qu’elle était localement très abondante, notamment sous forme de têtards. Cependant, les tremblements de terre de 2015 et les glissements de terrains postérieurs ont complètement détruit son habitat forestier à Mesilau, et l’on pense que cela expliquerait le déclin significatif de sa population (réduction d’au moins 80% de la taille de sa population). Une étude rapide a été menée à Mesilau en 2017 et aucun individu n’a été trouvé, mais d’autres études sont requises.

Hystricella echinulateCet escargot est passé de Préoccupation mineure à En danger. Cette espèce est restreinte à Porto Santo, dans l’archipel de Madère, et les études menées à la fin des années 1990 suggéraient que sa population était raisonnablement abondante malgré le déclin de la qualité de son habitat ces 30 dernières années. Cependant, les études sur le terrain de ces cinq-six dernières années ont montré que les sous-populations n’étaient plus aussi fréquentes qu'à la fin des années 1990. On estime que la population est aujourd’hui en déclin. La qualité de son habitat a décliné ces 30-40 dernières années, suite à des changements dans les pratiques d’utilisation des terres, la croissance du tourisme, des changements dans les pratiques de pâturages, l’augmentation des incendies et des périodes de sécheresses plus longues, qui peuvent être associées aux effets du changement climatique. L'hybridation avec le Hystricella bicarinata, très proche, peut être considérée comme une menace supplémentaire à la survie de l’espèce, même si l’étendue de cette menace n’est pas encore réellement connue.

Nepenthes mapuluensisAuparavant évaluée Quasi menacée, cette plante carnivore est passée à En danger en 2018. Elle est endémique à la région nord-est de Kalimantan, Indonésie, et est gravement menacée par la dégradation et la destruction de son habitat, notamment à cause des incendies. La cueillette illégale des plantes à l'état sauvage constitue une menace secondaire, mais qui n’apparaît pas significative pour cette espèce à l’heure actuelle.

Exemples d’autres espèces dont le statut de la conservation s’est amélioré

La grenouille de Kinabalu (Leptobrachella arayai)
– Cet amphibien est passé de Vulnérable à Préoccupation mineure en 2018. On le trouve dans le Parc national de Kinabalu et le Parc national des monts Crocker (Trus Madi) en Malaisie. En 2004, la menace principale à cette espèce était l’exploitation rapide des forêts sous-montagneuses pour le bois. Cependant, l’exploitation industrielle du bois au parc de Trus Madi a quasiment cessé et n’a plus lieu à des altitudes où se trouve cette espèce. Ces deux parcs nationaux sont bien protégés et bien gérés, et Trus Madi est aujourd’hui une forêt à valeur élevée pour la conservation.

Le chardon laineux de Majorque (Carthamus balearicus) - Auparavant évaluée Vulnérable, cette espèce a maintenant disparu des catégories menacées et a été réévaluée sous le statut Quasi menacée. Ce petit arbuste est endémique à Minorque, dans les îles Baléares (Espagne), où il vit sur une aire de répartition très restreinte. C’est une espèce côtière, qui pousse dans les brousses ouvertes proches de la mer. Au cours des 12 dernières années, certaines des plus importantes menaces à cette espèce (c.-à-d. la construction non-contrôlée des routes, la présence d’espèces exotiques envahissantes (notamment des espèces de Carpobrotus), le labour des sols par les petits agriculteurs et les activités récréatives excessives) ont été contrôlées pour les deux principales sous-populations. Cependant, la sous-population présente à Fornells-Tirant est toujours menacée par le labour des sols, est toujours concentrée dans de petites zones et menacée par le développement des complexes touristiques. Ces dernières années, avec la mise en oeuvre de plusieurs projets de conservation, les populations se sont stabilisées et l’on assiste aujourd’hui à une reconstitution de cette espèce.

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À propos de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacéesTM
La Liste rouge de l'UICN des espèces menacéesTM (ou Liste rouge de l'UICN) est une ressource extrêmement précieuse pour orienter les mesures en faveur de la conservation et les décisions politiques. C’est un bilan de santé de notre planète - un Baromètre de la vie. C’est également la source informative la plus complète au monde sur l’état mondial de la conservation des espèces végétales, animales et fongiques. Elle se base sur un système objectif d'évaluation du risque d’extinction d’une espèce si aucune mesure en faveur de la conservation n’est prise.

On attribue aux espèces l’une des huit catégories de menaces, en fonction de critères liés aux tendances de leur population, à la taille de leur population et à leur structure et aire géographique. Les espèces classées En danger critique, En danger ou Vulnérables sont collectivement décrites comme « menacées ».

La Liste rouge de l'UICN n’est pas simplement un registre de noms et de catégories de menaces associées. C’est aussi un riche recueil d’informations sur les menaces aux espèces, leurs exigences écologiques, leurs habitats ; ainsi qu’un recueil d’informations sur les mesures en faveur de la conservation pouvant être prises pour réduire ou empêcher l’extinction. La Liste rouge de l'UICN est un effort conjoint de l’UICN et de sa Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), qui travaille avec les partenaires de la Liste rouge de l'UICN : l’université d’Arizona, BirdLife International, Botanic Gardens Conservation International, Conservation International, NatureServe, les Jardins botaniques royaux de Kew, l’université Sapienza de Rome, l’université A&M du Texas et la Société zoologique de Londres. www.iucnredlist.org https://www.facebook.com/iucn.red.list  https://twitter.com/IUCNRedList http://support.iucnredlist.org/

À propos de l’UICN
L’UICN est une union de Membres composée d’organisations gouvernementales et de la société civile. Elle peut compter sur l’expérience, les ressources et le poids de ses plus de 1300 organisations Membres, et les compétences de ses plus de 10 000 experts. Cette année, l’UICN fête son 70e anniversaire. Depuis sa création en 1948 dans la ville française de Fontainebleau, l’UICN est devenue l’autorité mondiale sur l’état du monde naturel et les mesures à prendre pour le préserver. www.iucn.org

À propos de la Commission de la sauvegarde des espèce
La Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) est la plus grande des six Commissions de bénévoles de l’UICN, avec environ 7500 experts membres. La CSE conseille l’UICN et ses Membres sur un large éventail de questions techniques et scientifiques relatives à la conservation des espèces, et son objectif est de sécuriser le futur de la biodiversité. La CSE contribue de façon significative aux accords internationaux en rapport avec la conservation de la biodiversité.

À propos de l’université d’Arizona (ASU) -
Classée première aux Etats-Unis pour l’innovation, l’université d’Arizona (ASU) est un nouveau modèle d’enseignement supérieur américain, associant l’excellence universitaire, l’énergie entrepreneuriale et un accès au plus grand nombre. Elle compte plus de 70 000 étudiants dans la région métropolitaine de Phoenix, Arizona. L’université d’Arizona est leader en termes de diversité intellectuelle et culturelle, et accueille des étudiants provenant des 50 États américains et de plus de 100 pays du monde entier. Le Centre pour les résultats en faveur de la biodiversité (Center for Biodiversity Outcomes, CBO) est un partenariat entre l’Institut mondial de durabilité Julie Ann Wrigley (GIOS) et l’école des Sciences de la vie (SoLS), par le biais de partenariats avec des ONG, des entreprises et des organisations gouvernementales. Suivez le travail du CBO sur Twitter.

À propos de BirdLife
BirdLife International est le plus grand Partenariat pour la conservation de la nature au monde. Il y a 120 partenaires BirdLife dans le monde - un par pays, un chiffre qui augmente encore – et plus de 11 millions de supporters, 7000 groupes locaux de conservation et 7400 employés. En savoir plus sur www.birdlife.org / www.facebook.com/BirdLifeInternational

À propos de Botanic Gardens Conservation International (BGCI)
BGCI est une organisation internationale dont l’objectif est de garantir la conservation dans le monde des plantes menacées, dont l’existence continue est intrinsèquement liée aux problèmes mondiaux comme la pauvreté, le bien-être humain et le changement climatique. BGCI compte plus de 700 membres - la plupart sont des jardins botaniques - répartis dans 118 pays. Nous cherchons à soutenir et autonomiser nos membres et plus largement la communauté de la conservation, afin que leurs connaissances et leur expertise puissent être appliquées pour inverser la menace de crise d’extinction à laquelle sont confrontées un tiers de toutes les plantes.. http://www.bgci.org 

À propos de Conservation International (CI)
S’appuyant sur une base solide de connaissances scientifiques, de partenariats et de démonstrations sur le terrain, CI autonomise les sociétés afin qu’elles prennent soin, de façon durable et responsable, de la nature et de notre biodiversité mondiale, pour le bien-être à long terme des populations. Fondée en 1987, fêtant son 25e anniversaire en 2012, le siège de CI se trouve dans la région de Washington D.C. et ses 900 employés travaillent dans près de 30 pays sur les quatre continents, auxquels s’ajoutent ses plus de 1000 partenaires dans le monde entier. Pour plus d’informations, allez sur www.conservation.org , ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.

À propos de NatureServe
NatureServe est une organisation de conservation à but non-lucratif dont l’objectif est de fournir une base scientifique pour des actions efficaces en faveur de la conservation. Par le biais de son réseau de 82 programmes en faveur du patrimoine naturel et ses centres de données sur la conservation aux Etats-Unis, au Canada et en Amérique latine, NatureServe offre un ensemble unique d’informations scientifiques détaillées et d’expertise sur la conservation de la biodiversité concernant les plantes, les animaux et les écosystèmes des Amériques. www.natureserve.org

À propos des Jardins botaniques royaux de Kew
Les Jardins royaux botaniques de Kew sont une organisation scientifique de renommée mondiale, internationalement respectée pour sa remarquable collection vivante de plantes et son herbier exceptionnel, ainsi que pour son expertise scientifique concernant la diversité de la flore, et la conservation et le développement durable au Royaume-Uni et dans le monde entier. Les Jardins de Kew sont une attraction touristique internationale majeure. Ils s'étalent sur 132 hectares de paysages et le domaine des Jardins de Kew, Wakehurst Place, attire près de 2 millions de visiteurs chaque année. Les Jardins de Kew sont devenus site du Patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2003, et ont fêté leur 250e anniversaire en 2009. Wakehurst Place abrite la banque de semences du Millénaire de Kew, la plus grande banque de semences de plantes sauvages au monde. Les Jardins de Kew et ses partenaires ont recueilli et conservé des semences de 10% de toutes les espèces végétales à fleurs à l’état sauvage au monde (soit 30 000 espèces). L’objectif est de conserver 25% de toutes les espèces végétales d’ici à 2020, mais son potentiel énorme pour la conservation future ne pourra être atteint qu’avec le soutien du public et d’autres bailleurs. www.kew.org

À propos de l’université Sapienza de Rome
Riche de ses plus de 700 ans d’histoire et de ses 110 000 étudiants, Sapienza est la plus grande université d’Europe, la seconde au monde derrière celle du Caire : c’est une ville dans la ville. L’université inclut 11 facultés et 67 départements, plus de 4500 professeurs et 5000 employés administratifs et techniques. Sapienza offre un large choix de cours, notamment 300 programmes de formation supérieure et 200 qualifications spécialisées. L’université compte plus de 30 000 étudiants italiens provenant d’autres régions et plus de 7000 étudiants étrangers. Sapienza planifie et mène des enquêtes scientifiques importantes dans presque toutes les disciplines, et obtient des résultats remarquables à l’échelle nationale et internationale. Eugenio Gaudio est le recteur de l’université de Sapienza depuis novembre 2014.  http://www.uniroma1.it/ 

À propos de l’université A&M du Texas
Depuis ses humbles débuts en 1876 en tant que première institution publique d’enseignement supérieur du Texas au grouillant campus de 2100 hectares à l’excellence nationalement reconnue, l’université A&M du Texas est l’une des rares universités sous le régime de land-grant, sea-grant et space-grant. Bien équilibrée en termes de répartition hommes-femmes, 25% des élèves de première année sont les premiers de leur famille à aller à l’université. Ici, plus de 39 000 étudiants de premier cycle universitaire et plus de 9400 étudiants de second cycle ont accès à des programmes de recherche de dimension mondiale et à une faculté déjà récompensée. Texas A&M a deux campus, un situé à Galveston, Texas, et l’autre au Moyen-Orient, au Qatar. Cette université phare en matière de recherche, possédant 10 Colleges, a récemment été classée première du pays par le magazine Smart Money pour son ratio de retour sur investissement (c’est-à-dire ce que les diplômés gagnent une fois sur le marché du travail par rapport au coût de leurs études). Le rapport de 2011 U.S. News and World Report a classé Texas A&M deuxième à l’échelle nationale dans sa catégorie « Bonnes écoles, bons prix » parmi les universités publiques, et 22e au classement général. De nombreux programmes de premier cycle sont classés parmi les 10 meilleurs du pays. www.tamu.edu

À propos de la Société zoologique de Londres (ZSL)
Fondée en 1826, la Société zoologique de Londres est une organisation caritative internationale scientifique, éducative et de conservation. Son principal objectif est la conservation des animaux et de leurs habitats. La Société gère le zoo de Londres et le zoo de Whipsnade, mène des études scientifiques à l’Institut de zoologie et est activement impliquée dans la conservation sur le terrain dans plus de 50 pays dans le monde. www.zsl.org 

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