Le Congrès de l’UICN stimule les droits des peuples autochtones

Honolulu, Hawai'i, 9 septembre 2016 (UICN) – Plusieurs décisions essentielles stimulant les droits des peuples autochtones ont été adoptées par les États, gouvernements et société civile Membres de l’UICN aujourd’hui, au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai'i.

Indigenous people Photo: Colectivo Sinestesia - UICN América del Sur

L’Assemblée des Membres de l’UICN a décidé aujourd’hui, lors d’une décision qui fera date, de créer une nouvelle catégorie de Membres pour les organisations de peuples autochtones. Cette catégorie renforcera la présence et le rôle des organisations autochtones au sein de l’UICN – une Union unique de Membres rassemblant 217 États et organismes gouvernementaux, 1066 ONG et des réseaux de plus de 16000 experts dans le monde.

« La décision d’aujourd’hui de créer un espace particulier pour les peuples autochtones au sein du processus décisionnaire de l’UICN est une grande avancée vers la réalisation de l’utilisation équitable et durable des ressources naturelles » s’est ainsi réjouie la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « Les peuples autochtones sont des gardiens essentiels de la biodiversité mondiale. En leur donnant cette occasion cruciale d’être entendus sur la scène internationale, nous avons rendu notre Union plus forte, plus inclusive et plus démocratique. »

« Il s’agit d’une décision historique, car c’est la première fois dans l’histoire de l’UICN qu’une nouvelle catégorie de Membres est créée » affirme Aroha Te Pareake Mead, Présidente de la Commission des politiques économiques, environnementales et sociales (CPEES) de l’UICN. « C’est aussi un tournant pour l’inclusion et la participation totale des peuples autochtones dans tous les aspects du travail de l’UICN. »

« C’est pour les peuples autochtones une occasion sans précédent de contribuer, avec une voix distincte, à la politique mondiale pour ce qui a trait à la conservation bio-culturelle, aux questions autochtones, au savoir traditionnel et à l’orientation future de la conservation. Je suis fière de l’UICN et de ses Membres, et de leur décision qui permettra aux peuples autochtones de parler pour eux-mêmes en tant que Membres à part entière de l’Union. »

Les Membres de l'UICN ont également appelé aujourd’hui à ce que toutes les aires protégées soient désormais considérées comme des zones d’exclusion pour les activités industrielles écologiquement néfastes et le développement des infrastructures. Les Membres de l'UICN ont insisté sur l’importance primordiale de respecter les droits des peuples autochtones et de garantir leur consentement préalable, libre et éclairé concernant les activités dans les sites et territoires naturels sacrés conservés par les peuples autochtones et les communautés locales. À ce jour, seuls les sites du Patrimoine mondial sont reconnus comme des zones interdites.

Le besoin de prendre en compte les droits des peuples autochtones a également été souligné dans la décision d’accroître la couverture des aires marines protégées afin d’avoir une conservation efficace des océans.

Demain, les Membres de l'UICN voteront sur une motion liée aux forêts primaires, qui souligne le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la conservation de paysages forestiers intacts. Les écosystèmes comme les forêts primaires sont essentiels pour la protection des cultures autochtones et les moyens d'existence des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées.

D’autres motions importantes concernant les peuples autochtones ont également été adoptées sur une vaste gamme de sujets.

L'Assemblée des Membres est l’organe de décision le plus élevé de l’UICN. Elle rassemble les Membres de l’UICN pour débattre et déterminer des politiques environnementales, approuver le Programme de l’UICN et élire le Conseil et le Président de l’UICN. 

Les motions sont proposées par les Membres de l'UICN tous les quatre ans, et établissent les priorités de travail de l’UICN. Actuellement, l’UICN compte 1300 Membres, parmi lesquels les gouvernements et organisations de la société civile les plus influents, originaires de plus de 160 pays, et qui donnent aux décisions du Congrès de l'UICN un mandat puissant.

Les résolutions et les recommandations sur les questions importantes de conservation sont adoptées par ce parlement environnemental unique au monde, composé de gouvernements et d’ONG, qui oriente la politique et le programme de travail de l’UICN et influence également de nombreuses organisations dans le monde.

À propos de l’UICN

L’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, aide à trouver des solutions pratiques aux problèmes de l’environnement et du développement les plus pressants de l’heure. Le travail de l’UICN est axé sur la valorisation et la conservation de la nature, la garantie d’une gouvernance efficace et équitable de son utilisation et la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature pour faire face aux défis mondiaux dans le domaine du climat, de l’alimentation et du développement. L’UICN soutient la recherche scientifique, gère des projets de terrain dans le monde entier et réunit les gouvernements, les ONG, l’ONU et les entreprises en vue de générer des politiques, des lois et de bonnes pratiques. L’UICN est la plus ancienne et la plus grande organisation mondiale de l’environnement. Elle compte plus de 1 300 Membres, gouvernements et ONG, et près de 15 000 experts bénévoles dans quelque 185 pays. Pour mener à bien ses activités, l’UICN dispose d’un personnel composé de plus de 1 000 employés répartis dans 45 bureaux et bénéficie du soutien de centaines de partenaires dans les secteurs public, privé et ONG, dans le monde entier. www.iucn.org

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Indigenous peoples
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