Le besoin se fait de plus
en plus sentir de fournir un financement adéquat aux aires protégées
pour garantir, sans compromis, la conservation durable de la biodiversité
et du patrimoine naturel et culturel.
En outre, le secteur privé
est de plus en plus enclin à collaborer avec les gestionnaires
d'aires protégées sur une base mutuellement bénéfique.
Néanmoins, il existe
des obstacles institutionnels et politiques qui pourraient limiter la
participation du secteur privé à la gestion et au financement
des aires protégées.
Ces problèmes sont
exacerbés par un manque de transparence et de mécanismes
efficaces pour une participation équitable à la prise
de décision.
Les gestionnaires des réseaux
d'aires protégées, quant à eux, connaissent généralement
mal les formes de participation du secteur privé les plus aptes
à garantir l'avenir financier à long terme des aires protégées,
ou les méthodes de travail et priorités du secteur privé.
Pour tenter de résoudre
ce problème, la Commission mondiale des aires protégées
(CMAP) de l'UICN a lancé une initiative relative au financement
durable.
En conséquence,
les PARTICIPANTS au cycle d'ateliers intitulé " Construire
un avenir financier sûr " du Ve Congrès mondial sur
les parcs réuni à Durban, Afrique du Sud, du 8 au 17 septembre
2003 :
1. RECOMMANDENT aux gouvernements,
aux organisations non gouvernementales nationales et internationales,
aux communautés locales et autochtones et à la société
civile :
a. D'ÉLIMINER les
obstacles et d'améliorer les possibilités de partenariats
secteur public-secteur privé-communautés locales pour
la gestion et le financement des aires protégées, afin
de garantir la conservation à long terme de la biodiversité,
des valeurs naturelles et du patrimoine culturel ;
b. D'ÉLABORER des
instruments juridiques, administratifs et financiers adaptés
pour appliquer de nouveaux accords de partenariat dans l'intérêt
tant de l'aire protégée que des partenaires du secteur
privé ;
c. DE GARANTIR, par l'adoption
d'une législation appropriée et d'autres mécanismes,
l'attribution plus efficace et plus équitable, aux aires protégées,
des revenus du marché émergeant des services environnementaux
;
d. DE VEILLER à
ce que les communautés locales et autochtones qui fournissent
des services et un appui aux aires protégées et à
leur gestion puissent participer activement à un dialogue équitable
avec le secteur privé, en particulier dans le cadre d'activités
de projets liés aux aires protégées, et partager
les avantages financiers générés par les aires
protégées ;
e. D'ENCOURAGER, D'ADOPTER
ET DE PROMOUVOIR des techniques de planification, de marketing et
connexes adaptées à la gestion des aires protégées
;
f. D'ÉLABORER des
lignes directrices et des normes pour les entreprises, qui encouragent
la bonne gouvernance et la transparence et qui contribuent à
la réalisation des objectifs des aires protégées
;
g. DE FAIRE EN SORTE, lorsque
certaines activités du secteur privé portent préjudice
à la biodiversité ou au patrimoine naturel ou culturel,
que les parties responsables assument les coûts des mesures
permettant d'éviter, de limiter et d'atténuer les dommages,
d'indemniser les parties lésées et de remettre en état
les sites dégradés, y compris par un soutien aux aires
protégées.
2. DEMANDENT à la
CMAP d'examiner les moyens :
a. D'AMÉLIORER les
possibilités de financement des aires protégés
;
b. DE PROMOUVOIR une philosophie,
à tous les niveaux de la gestion des aires protégées,
qui reconnaisse et respecte les aspirations, la culture et les valeurs
des communautés locales et autochtones.