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Edition 2003 de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées - la meilleure source d'information dans le monde sur les risques d'extinction

Le nombre des espèces menacées connues dépasse 12 000. Des espèces envahissantes ravagent les plantes endémiques des îles alors que le singe araignée varié, le poisson-chat géant du Mekong, le lapin des Boschimans et les escargots des Galápagos font un pas de plus vers l'extinction.

Gland, Suisse, 18 novembre 2003 (UICN - Union mondiale pour la nature) - Les Seychelles, les îles Galapagos, Hawaï, les îles éloignées du sud de l'atlantique sont associées à des images de paradis tropicaux. Mais dans ce contexte de rêve se propage une histoire d'invasion et de destruction qui compromet l'avenir de milliers d'espèces indigènes.

C'est un des messages forts qui émergent de la mise à jour 2003 de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées, considérée dans le monde comme le meilleur inventaire de l'état de conservation des plantes et des animaux. Des milliers de scientifiques et de spécialistes de la conservation du monde entier contribuent à la production de cette liste en rapide expansion, compilée par l'UICN - Union mondiale par la nature, grâce à sa Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) et ses organisations partenaires.

Plus de 2 000 nouvelles entrées ont été ajoutées depuis l'édition de la Liste rouge 2002, et 380 taxa (espèces, sous-espèces etc.) ont été réévaluées. La Liste rouge de l'UICN comprend désormais 12 259 espèces menacées d'extinction (entrant dans les catégories En danger critique d'extinction, En danger ou Vulnérable). Un total de 762 espèces de plantes et d'animaux est maintenant considéré comme Eteint auquel s'ajoutent 58 espèces vivant seulement en culture ou en captivité.

La Liste comprend cette année quelques additions notables telles que 1 164 plantes équatoriennes, 125 plantes hawaïennes, 303 cycadacées et 35 escargots des îles Galápagos. Toutes les espèces connues de conifères ont maintenant été évaluées, y compris une nouvelle espèce découverte au Vietnam et une espèce redécouverte en Chine. Les nombreux mouvements vers des catégories de menace supérieure incluent un des plus grands poissons d'eau douce du monde, trois singes néo-tropicaux et six albatros.

" Plus de 12 000 espèces sont connues pour être menacées d'extinction. Alors que nous n'en sommes qu'à explorer la partie émergée de l'iceberg dans notre évaluation du statut de toutes les espèces connues, nous sommes confiants du fait que ce chiffre est un indicateur de l'état global de la diversité biologique " dit Achim Steiner, Directeur général de l'UICN.

" La Liste rouge de l'UICN des espèces menacées fournit la meilleure information disponible nécessaire à une solide action de conservation. Il faut maintenant une volonté politique et les ressources pour endiguer la perte de biodiversité. Les activités humaines sont peut-être la principale menace pour les espèces dans le monde mais l'homme peut aussi aider à leur rétablissement - l'ibis à crête de Chine, l'oryx d'Arabie et le rhinocéros blanc sont quelques exemples " ajoute Achim Steiner.

Des îles en péril

Des populations de plantes et d'animaux originaires des îles disparaissent sous l'effet d'espèces envahissantes étrangères qui constituent une grande menace pour la biodiversité. Des centaines de nouvelles évaluations de plantes d'Hawaï, des îles Falkland (îles Malouines), des îles Vierges britanniques, des Seychelles, de Tristan da Cunha, Ste Hélène et de l'Ascension révèlent de mornes perspectives.

Sur Tristan da Cunha, Ste Hélène, l'île de l'Ascension ou les îles Falkland (Malouines) dans l'Atlantique sud se sont développés des assemblages uniques d'animaux et de plantes qui sont extrêmement vulnérables aux perturbations d'origine humaine. Comme sur de nombreuses autres îles dans le monde, la destruction d'habitat, l'introduction d'animaux herbivores et la prédation par, ou la concurrence avec, les espèces envahissantes persistent. En guise d'exemple, les espèces envahissantes ont causé l'extinction de quatre espèces de plantes sur l'île de l'Ascension que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

Les plantes d'Hawaï sont également sérieusement menacées par des espèces envahissantes. Les animaux herbivores introduits dans les îles vers la fin du 18ème siècle y ont causé d'importants dégâts. Alors que les plantes autochtones déclinent, les individus restants résistent difficilement à la compétition avec les mauvaises herbes introduites et aux attaques d'insectes, dont un bon nombre a également été introduit. La disparition d'espèces pollinisatrices qui ont évolué avec certaines plantes signifie qu'il y a très peu, voire aucune chance pour ces plantes de se reproduire. Si l'on y ajoute l'urbanisation, les infrastructures touristiques, et l'agriculture, le futur de la flore hawaïenne paraît sombre.

Parmi les 125 évaluations de plantes endémiques (trouvées nulle part ailleurs) hawaïennes ajoutées à la Liste rouge cette année, 85 sont menacées et ce nombre est appelé à augmenter. Un exemple est l'hesperomannia de Maui (Hesperomannia arbuscula), un arbuste en danger critique d'extinction, poussé à disparition par des menaces variées telles que la dégradation de l'habitat par les porcs, la concurrence avec des espèces introduites (par exemple la mûre épineuse de Floride et le chardon de Koster), la prédation par les rats, le piétinement ou la cueillette par l'homme. Il reste moins de 25 individus de cette espèce végétale.

Les plantes d'Hawaï ne sont pas les seules menacées par les " envahisseurs ". L'escargot de Newcomb (Erinna newcombi), classé Vulnérable, démontre les effets des invertébrés envahissants sur la faune endémique de l'île. L'escargot de Newcomb ne se trouve que dans les chutes d'eau, infiltrations et sources isolées, de 6 cours d'eau sur l'île de Kauai où diverses introductions intentionnelles et accidentelles de poissons, escargots, mouches et grenouilles d'origine étrangère menacent sa survie. La menace la plus grave est la prédation par l'escargot carnivore Euglandina rosea, introduit en 1955, qui a par ailleurs éradiqué de nombreuses espèces endémiques de Polynésie et des îles Mascareignes.

Les escargots des îles Galápagos sont également dans une situation précaire - 49 espèces ont été évaluées ou réévaluées pour la Liste de cette année et beaucoup d'entre elles sont En danger critique d'extinction, et peut-être déjà éteintes. Les espèces envahissantes, chèvres, porcs, et fourmis de feu, en sont la principale cause.

" Des endroits tels que les Galápagos, Hawaï et les Seychelles sont célèbres pour la beauté qu'elles doivent à la diversité des plantes, des animaux, et des écosystèmes qu'elles abritent. La Liste rouge nous indique que les activités humaines nous conduisent vers une vague d'extinctions qui pourrait rendre ces îles écologiquement et esthétiquement stériles ", dit Steiner.

Les espèces continentales au bord du gouffre

La situation des espèces continentales n'est guère meilleure. Parmi les singes d'Amérique latine, trois espèces ont été reclassées dans des catégories de menace supérieures. Le singe hurleur noir du Mexique (Alouatta pigra) est passé du statut de Préoccupation mineure à En danger. Il a déjà été confronté à une perte de 56% de son habitat et, à ce rythme, la population pourrait décliner de plus de 70% au cours des 30 prochaines années.

Le singe araignée varié (Ateles hybridus), que l'on ne trouve qu'en Colombie et au Venezuela, passe de En danger à En danger critique d'extinction, et est maintenant dans une situation de risque extrême. Il en est de même pour le tamarin bicolore, menacé par la perte d'habitat due à la croissance urbaine, l'agriculture et le pâturage du bétail. Il passe également de En danger à En danger critique d'extinction.

Une seule espèce de primates, le tamarin-lion doré (Leontopithecus rosalia), a été reclassée dans une catégorie de menace inférieure, passant de En danger critique d'extinction à En danger. Après presque 30 ans d'efforts de conservation, incluant l'établissement d'une nouvelle sous-population par translocation vers une nouvelle aire protégée, la population a augmenté.

En Asie, le poisson-chat géant du Mékong (Pangasianodon gigas), un des plus grands poissons d'eau douce du monde, pouvant mesurer jusqu'à 3 mètres de long et peser jusqu'à 300kg, ne se trouve que dans le bassin du fleuve Mékong (Vietnam, Cambodge, Thaïlande et Laos). Il est passé de En danger à En danger critique d'extinction. Ceci est principalement dû à la surpêche, la perte d'habitat (par exemple due à l'envasement et au dragage) et au blocage des itinéraires de migration par la construction de barrages. Sa population a diminué de plus de 80% au cours des 13 dernières années.

Le lapin des Boschimans d'Afrique du Sud (Bunolagus monticularis) est passé de En danger à En danger critique d'extinction. On ne rencontre cette espèce que dans la région centrale de Karoo, et on estime sa population à moins de 250 couples reproducteurs. Avec la perte et la fragmentation continue de son habitat, le piégeage, la prédation par les chats et chiens sauvages, la population devrait encore décliner.

La Liste rouge " verdit "

La Liste rouge accomplit de grands progrès en augmentant le nombre d'évaluations de plantes. Toutes les espèces connues de cycadacées et de conifères ont été maintenant évaluées.

Cette année 1 164 espèces de plantes d'Equateur ont été ajoutées à la Liste rouge : 813 sont menacées. Parmi les exemples notables figure l'arbuste Centropogon erythraeus, En danger, dont il existe seulement deux sous populations dans le sud des Andes. L' Equateur est extrêmement important pour la conservation des plantes, car il comprend quatre régions très diversifiées - l'archipel des Galápagos, les plaines côtières, les Andes, et l'Amazone - confinées sur une surface équivalente à la superficie de l'Italie.

Les cycadacées, les plus anciennes plantes à graines de la planète, figurent maintenant également parmi les plantes les plus menacées. Deux espèces sont déjà Eteintes à l'état sauvage, et d'autres sont sur le point de les rejoindre. Cette année, 303 espèces de cycadacées ont été évaluées : 155 (plus de 50%) sont menacées. Cela fait des cycadacées un des groupes d'espèces les plus menacés actuellement sur la Liste rouge.

Les botanistes ont été heureux de rapporter la découverte d'un nouveau genre de conifère, Xanthocyparis vietnamensis au Vietnam en 2001; mais l'espèce a été classée dans la catégorie En danger, compte tenu de son aire de répartition restreinte et du déboisement continu de la région. En outre, l'espèce Thuja sutchuenensis, qu'on croyait Eteinte à l'état sauvage, a été redécouverte en Chine en 1999, 100 ans après qu'on l'ait vu pour la dernière fois. Le bois de cet arbre est particulièrement résistant à la putréfaction et est utilisé dans la construction d'habitations. Il ne reste qu'une sous population dans une zone isolée et en grande partie inaccessible et l'espèce est En danger critique d'extinction.

De nouveaux règnes font leur apparition dans la Liste rouge

Cette année, pour la première fois, la Liste rouge prend en compte les algues et les lichens. L'algue de Bennett (Vanvoorstia bennettiana) a été déclarée Eteinte. On ne l'a collectée que dans deux endroits dans le monde (Nouvelle Galles du Sud, Australie) et elle n'a pas été recensée depuis plus d'un siècle. Tous les sites où cette espèce était présente ont été détruits par des activités humaines.

Le lichen Cladonia perforata de Floride est listé comme En danger en raison de son aire de répartition restreinte, de la perte d'habitat, des ouragans et des incendies. L'espèce Erioderma pedicellatum est En danger critique d'extinction. On la rencontrait au Canada, en Norvège et en Suède, mais sa population a fortement décliné au cours des 100 dernières années ; on pense qu'elle est éteinte dans les deux derniers pays cités.

Menace sur le monde marin

En ce qui concerne le monde marin, six espèces d'albatros font maintenant face à un plus grand risque d'extinction que par le passé, en grande partie en raison de la pêche à la palangre. Les 21 espèces d'albatros de la planète sont maintenant toutes considérées comme globalement menacées contre 16 dans la Liste rouge 2000.

L'albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophrys) est passé de Vulnérable à En danger. C'est une des espèces les plus fréquemment tuées par la pêche à la palangre et elle est également victime de la pêche au chalut.

Cette année, le statut de conservation de 175 espèces de requins et raies a été évalué ou réévalué. 57 espèces et 19 stocks supplémentaires sont maintenant considérés comme menacés. La biologie des espèces de requins des grands fonds les rend particulièrement vulnérables aux changements d'habitat et aux pressions de la pêche. À mesure que le développement commercial de nouvelles pêcheries en eaux profondes augmente, quelques espèces pourraient être conduites à l'extinction avant que l'on puisse mettre en place des mesures de gestion, et peut être même avant qu'elles n'aient été découvertes ou décrites.

La sous-population d'aiguillat commun (Squalus acanthias) du nord-est de l'Atlantique est maintenant En danger tandis que la sous population du nord-ouest de l'Atlantique est Vulnérable. La demande élevée sur les marchés européens a stimulé la pêche dans le nord-ouest et le total des prises résultant d'un effort de pêche intense dans le nord-est est en déclin depuis le début des années soixante.

La sous population méditerranéenne du dauphin commun (Delphinus delphis) a rejoint la liste dans la catégorie En danger. Sa population a décliné de plus de 50% dans la région méditerranéenne au cours des 30-40 dernières années en raison de la réduction du nombre de ses proies due à la surpêche et la dégradation de l'habitat. Le niveau élevé de PCB (biphényles polychlorés) trouvé dans ces dauphins comparé à celui trouvé dans des dauphins d'autres régions est également un sujet d'inquiétude.

Malgré le manque de données pour évaluer le statut de l'espèce à un niveau global, la sous population de dauphin de la Plata (Prontoporia blainvillei) du Rio Grande do Sul en Uruguay entre dans la Liste dans la catégorie Vulnérable. Sa population a décliné de plus de 30% depuis les années 60, principalement en raison de la pêche au filet maillant dans lesquels les animaux se noient, la disparition de ses proies et la pollution chimique.

Une nouvelle entrée dans la Liste rouge cette année, dans la catégorie En danger critique d'extinction, est celle de l'ormeau noir de Californie (Haliotis cracherodii), un escargot marin confiné aux zones côtières de Californie, et de Basse Californie (Mexique). Son déclin est partiellement dû à la pêche commerciale, mais la principale menace est une maladie appelée le syndrome de flétrissement qui a causé un déclin massif de la population.

" On pense que les espèces marines résistent bien aux risques d'extinction mais elles sont en train de démontrer rapidement qu'elles sont aussi vulnérables que les espèces terrestres. Il y a donc un besoin critique d'améliorer les politiques et les pratiques de gestion de notre environnement marin " dit David Brackett, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN.

Une sonnerie d'alarme

L'Indonésie, l'Inde, le Brésil la Chine et le Pérou sont parmi les pays comptant le nombre le plus élevé d'espèces connues de mammifères et d'oiseaux menacées, alors que les plantes sont en déclin rapide en Equateur, Malaisie, Indonésie, Brésil et Sri Lanka.

" La Liste rouge est un outil important pour évaluer les progrès dans la réduction de manière significative de la perte de diversité biologique d'ici à 2010, objectif fixé par les nations l'année dernière lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable " dit Craig Hilton-Taylor, en charge du programme de la Liste rouge. "La Liste rouge est avant tout un signal d'alarme pour nous tous. En travaillant ensemble, nous pouvons aider à conserver ce qui reste de la biodiversité sur terre. "

La Liste rouge est à présent trop longue pour être imprimée sur papier, mais elle est disponible en tant que base de données sur l'Internet www.iucnredlist.org.

Une analyse complète de la Liste rouge sera effectuée l'année prochaine ; elle montrera où se trouvent les espèces les plus menacées et quelles sont les principales menaces. Ces résultats seront présentés lors du 3ème Congrès mondial de la nature de l'UICN à Bangkok en novembre 2004.

Notes

-- La mise à jour de la Liste rouge de cette année arrive peu de temps après le 5ème Congrès mondial sur les parcs de Durban, en Afrique du Sud. Au cours de ce Congrès l'annonce a été faite que, malgré les progrès importants effectués pour améliorer l'état des aires protégées dans le monde, plus de 700 espèces animales menacées d'extinction ne sont protégées dans aucune partie de leur aire de répartition.


-- Des analyses complètes de la Liste rouge ont été effectuées en 1996 et en 2000. L'édition de 1996 de la Liste a montré qu'une espèce de mammifères sur quatre et une espèce d'oiseaux sur huit présentaient un risque d'extinction ; la Liste 2000 a confirmé que le phénomène mondial d'extinction était aussi grave sinon pire que ce que l'on pensait. Des diminutions extrêmement rapides d'effectifs de nombreuses espèces, y compris de reptiles et de primates, ont été rapportées.


-- Le nombre d'espèces menacées figurant sur la Liste rouge change d'année en année, et pas seulement du fait de l'addition de nouvelles espèces. Des chercheurs du monde entier apportent constamment un flux d'informations nouvelles et cette amélioration des connaissances peut se traduire par un transfert vers une catégorie de menace plus importante ou, dans les cas où la situation est plus favorable qu'on ne le pensait, vers une catégorie de menace inférieure. D'autres changements peuvent résulter de révisions taxonomiques, comme le reclassement d'une espèce en sous-espèce et vice-versa. Il y a cependant des espèces qui doivent être transférées vers une catégorie différente en raison de réelles modifications de leur statut de conservation (voir exemples).


-- a Liste rouge de l'UICN inclut les extinctions qui se sont produites depuis 1500. L'édition 2003 inclut 762 espèces Eteintes. En outre, comme pour les catégories de menace, des espèces peuvent être retirées de la catégorie Eteint du fait de changements ou d'incertitude en matière de taxonomie comme cela s'est produit pour le crapaud marbré (Uperoleia marmorata).

-- Les espèces considérées comme faisant face à un faible risque d'extinction sont regroupées dans la catégorie Préoccupation mineure. Cette année, pour la première fois, les espèces classées dans cette catégorie apparaissent sur la Liste rouge par souci de transparence et pour placer les évaluations de menaces dans leur contexte. Un processus visant à inclure toutes les espèces à Préoccupation mineure a commencé (au niveau des espèces seulement), mais il faudra sans doute plusieurs années pour le mener à terme.


-- La Liste rouge est basée sur les informations fournies par la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l'UICN, un réseau de plus de 7 000 experts des plantes, des animaux et des questions de conservation, ainsi que sur des données provenant de diverses organisations partenaires. Toutes les données concernant les oiseaux sont fournies par BirdLife International. Collectivement, ce réseau détient la base de connaissances scientifiques la plus complète sur la biologie et le statut de conservation des espèces.


-- A mesure que la Liste rouge se développe et inclut des évaluations complètes de différents groupes taxonomiques, une analyse plus détaillée des statistiques, répétée tous les quatre à cinq ans, facilitera les comparaisons entre années et permettra de mieux appréhender les tendances en matière de biodiversité. Les travaux sont en cours pour ré- évaluer tous les mammifères (environ 6 000 espèces) et tous les oiseaux (environ 10 000 espèces) ainsi que pour évaluer les amphibiens (environ 5 000 espèces), les reptiles (environ 7 000 espèces), les poissons d'eau douce (environ 10 000 espèces), les requins, les raies et les chimères (environ 1 000 espèces) et les mollusques d'eau douce (environ 5 000 espèces). L'évaluation des plantes, des invertébrés et des espèces marines est également en progrès. Une évaluation complète de la biodiversité à l'échelle mondiale, basée sur un échantillon de groupes taxonomiques représentatifs devrait être possible pour 2008.

-- Pour faciliter l'atteinte de ces objectifs ambitieux, un consortium de la Liste rouge a été constitué, associant l'UICN et sa Commission de la sauvegarde des espèces, BirdLife International, le Center for Applied Biodiversity Science de Conservation International, et NatureServe.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:


Jean-Christophe Vié, Coordonnateur adjoint du Programme des espèces de l'UICN
Tel.: +41 (0) 22 999 0208
Email: jcv@iucn.org

Xenya Cherny, Responsable des relations avec les médias de l'UICN
Tél.: +41 (0) 22 999 0127
Email: xec@iucn.org

Olivia Pasini, Coordinatrice de communications Internet de l'UICN
Tel: +41 (0) 22 999 0205
Email: olp@iucn.org

Sur l'Internet: www.iucn.org; www.iucnredlist.org.

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