UICN en Mauritanie
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Lors de la mise en place du PND, les populations locales craignaient qu’une aire protégée instituée sur leur territoire les empêche d’exploiter les ressources de cette zone. Pire encore, elles n’étaient pas convaincues que le parc n’allait pas les repousser en dehors des limites d’influence du parc, comme cela avait été le cas de l’autre côté du fleuve au Parc National des Oiseaux du Djoudj.


La Stratégie du PND a été, dès la troisième phase de financement, de s’intéresser à améliorer les conditions de vie des population et d’intégrer le facteur humain comme composante de la gestion des écosystème. Ainsi, différentes actions de soutien avaient été menées. On peut mentionner à titre indicatif : les centres communautaires artisanaux qui ont été mis en place dans les villages afin de faciliter le travail de confection des nattes ; des machines à coudre, des produits de tannage et de tissage qui ont été distribuées à des groupes de femmes. Les pêcheurs ont été dotés d’un fonds de roulement pour l’acquisition de matériel de pêche et d’un appui à la formation en charpenterie qui permis de confectionner 5 Doris pour la coopérative.

La phase 4 du programme, qui a redémarée en 2001, a intensifié ces actions d’appui au développement durable des populations de la zone. Plusieurs axes d’intervention sont en chantier :

  • La mise à disposition de micro-crédit est développée en partenariat avec la FLM et vise à appuyer les collectivités dans les domaines de l’artisanat, de la pêche et du maraîchage).
  • Un axe protection des habitats, exécuté par la FLM, s’oriente vers la mise en place de brises vents et la création de pépinières pour le reboisement.
  • L’appui au développement de l’écotourisme consiste à expérimenter des activités et des services visant l’exploitation touristique de la zone par des opérateurs locaux en collaboration avec les services techniques du Parc. Il s’est agit de construction d’infrastructures sanitaire, centre de restauration et installation de tentes traditionnelles. Ce volet permet aux populations de bénéficier directement des retombées économiques dues aux passages des touristes. Au delà de cet intérêt économique, l’ouverture du parc aux touristes permet de valoriser au niveau national et international l’environnement naturel et culturel du Bas Delta Mauritanien.

En complément et de façon transversale à ces différents axes, le PND assure également des interventions dans le domaine de la formation (micro finance, activités d’écoguide), dans le domaine de l’appui aux activités génératrices de revenus (nénuphar) et d’échanges d’expérience entre les populations du Diawling et du Djoudj.

Suite aux efforts consentis par le Parc National du Diawling, les populations ont définitivement compris que le parc ne cherchait pas à les évincer de leur territoire traditionnel et qu’au contraire il cherchait à en restaurer les valeurs écologiques, à conserver la biodiversité, à favoriser la disponibilité des ressources naturelles et à en faire bénéficier les populations par l’instauration et la valorisation de pratiques durables et volontaires.
C’est donc dans un esprit de collaboration étroite entre une institution de gestion d’une aire protégée et les populations locales qui y vivent et qui en vivent que s’ouvre pour le Parc National du Diawling l’entrée dans le troisième millénaire.

 

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