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Dans
ce numéro   |
| Editorial |
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Le
SMDD... et après?   |
| Echos
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Le
Projet VALEURS, Sénégal
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Evaluation
économique,
plaine d'inondation du Waza Logone, Cameroun   |
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Evaluation
économique des parcs nationaux du Djoudj, Sénégal
et du Diawling, Mauritanie   |
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Le
Projet de conservation et d'utilisation durable du Mulet en Mauritanie

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La
construction sans bois au Niger   |
| Focus |
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Développer
des marchés en faveurs des pauvres   |
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L'entreprise
et la biodiversité, le nouvel agenda   |
| Essai |
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Les
ressources naturelles comme facteurs de production   |
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Réforme
agraire et valeur économique de la terre   |
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Société
civile et gestion de l'environnement   |
| Actualité
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Adaptation
aux impacts de la variabilité et du changement climatique sur
les ressources en eau   |
Publications

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Liens
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Agenda
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Directeur
de Publication
Ibrahim
Thiaw |
Rédaction/Compilation
Gaël Gillabert
Jean-Jacques Nduita
Jean-Marc Garreau
Lydie Diatto
Virpi Lahtela |
Contributions
à ce numéro
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UICN-BRAO
01 BP 1618
Ouagadougou 01
Burkina Faso
Tél: (226) 30 70 47 / 30 85 80
Fax: (226) 30 75 61
kibaar@iucn.org |
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Economie
et Environnement |
DANS
CE NUMERO...
Par Gaël Gillabert
Chargé du Programme régional Economie de l'Environnement
Chères Lectrices et chers Lecteurs,
C'est avec plaisir que nous vous proposons le présent numéro de
notre journal "Kibaar", consacré aux liens entre l'économie et
l'environnement.
En partie, ce numéro reflète certains aspects du travail de l'UICN
en Afrique de l'Ouest qui visent à mieux intégrer l'environnement
dans la sphère économique et, inversement, à mieux utiliser les
approches et instruments économiques dans la gestion de l'environnement.
Par ailleurs, le numéro ouvre ses pages à des articles qui prolongent
la réflexion sur ce thème d'une importance cruciale pour le maintien
et l'accroissement du bien-être de nos écosystèmes et de l'être
humain.
En Afrique de l'Ouest, bien que les économies de certains pays
affichent des indicateurs de développement encourageant, elles
s'avèrent incapables de suivre la croissance de la population.
De plus, selon la Banque mondiale, près de 48% de la population
de l'Afrique sub-saharienne vivait dans l'extrême pauvreté avec
moins de US$ 1 par jour en 1998. D'autre part, les pays de l'Afrique
de l'Ouest, comme la plupart des pays en voie de développement,
sont confrontés à une importante dégradation de leurs ressources
naturelles et à divers problèmes de pollution.
Ce constat est d'autant plus préoccupant si l'on sait que près
de 80% de la population ouest africaine est rurale et dépend directement
des ressources naturelles comme moyen de subsistance. Sans moyens
pour déployer des efforts de restauration de l'environnement,
limitée dans ses capacités à trouver des moyens de subsistance
alternatifs ou à se procurer d'autres sources de revenus,
c'est ainsi la tranche la plus pauvre de la population qui supporte
une grande partie des coûts liés à la dégradation de l'environnement.
Cette dégradation de l'environnement n'apparaît donc pas seulement
comme une question environnementale mais bien aussi comme une
question économique.
Dans ce contexte, l'UICN argumente en faveur d'une gestion durable
et équitable des ressources, considérée comme une condition essentielle
de tout progrès à réaliser à long terme par les
populations ouest-africaines qui assurerait la conservation et
la valorisation de leur capital naturel.
Dans
cette optique, l'économie a un rôle central à jouer pour aborder
les problèmes de conservation et de développement.
En effet, l'économie, en tant que discipline, permet de comprendre
et prédire les forces conduisant à la dégradation ou à
la préservation des ressources naturelles et offre une
large gamme d'outils, de mesures et de stratégies pouvant encourager
la conservation, l'utilisation durable de ces ressources ainsi
que le partage équitable des bénéfices liés à leur exploitation.
Ce rôle crucial de l'économie est par ailleurs reflété dans plusieurs
décisions de la Conférence des Parties de la Convention
sur la Diversité Biologique (CDB), ratifiée par les 16 Etats
d'Afrique de l'Ouest.
Si les décideurs, planificateurs et gestionnaires ouest-africains
de l'environnement sont bien conscients de la nécessité
d'utiliser les outils économiques, il reste beaucoup à
faire pour intégrer plus souvent les différentes approches
économiques existantes dans les stratégies, plans et programmes
nationaux. Il apparaît par ailleurs nécessaire de développer des
approches économiques, de générer de l'information et des lignes
directrices qui soient facilement applicables et appropriées aux
conditions de l'Afrique de l'Ouest. C'est dans ce sens que travaille
le Programme
régional Economie de l'Environnement de l'UICN.
De vastes champs de recherche, d'expérimentation et d'action sont
donc ouverts, qui portent sur une meilleure connaissance de la
contribution des biens et services environnementaux aux économies
nationales, des coûts liés à la dégradation de l'environnement
et des liens entre environnement et pauvreté avec notamment le
but de mieux intégrer l'environnement dans les politiques de développement.
ECHOS
Les trois premiers articles de cette rubrique ("Le
Projet VALEURS", "Evaluation
économique de la ré-inondation de la plaine d'inondation du Waza
Logone" et "Evaluation
économique des parcs nationaux du Djoudj et du Diawling")
relatent trois situations différentes dans lesquelles l'UICN a
mis à profit un des outils fondamentaux de l'économie de l'environnement,
à savoir l'évaluation économique de l'environnement. En effet,
en cherchant à évaluer la valeur économique totale attachée à
un écosystème ou à une ressource (voir les différentes définitions
des valeurs associées aux biens environnementaux proposées dans
l'article "Réforme agraire
et valeur économique de la terre"), il est possible de montrer
les bénéfices liés à sa conservation et d'identifier les individus
ou les groupes de personnes qui les perçoivent. Cela permet aussi
de montrer les coûts liés à la dégradation de l'environnement
et d'identifier ceux qui les supportent. Enfin, de telles études
soulignent le fait que l'environnement, en tant que stock de capital
naturel, permet de générer indéfiniment des bénéfices directs
et indirects en faveur des populations s'il est géré de manière
durable (voir la réflexion proposée sur ce sujet dans l'article
("Utilisation
des ressources naturelles comme facteurs de production").
L'article "La construction
sans bois" rend compte de l'expérience menée avec une innovation
technologique dans le domaine architectural qui, adaptée
aux conditions économiques des populations et à un environnement
fragile, réduit la pression sur les ressources ligneuses, augmente
sensiblement le bien-être des individus et contribue à la lutte
contre la pauvreté.
L'article "Le projet
de Conservation et d'Utilisation Durable du Mulet en Mauritanie"
illustre les efforts menés par ce projet pour restaurer les stocks
de différentes espèces de poissons pêchées. Une meilleure connaissance
de l'éco-biologie de ces espèces a permis de promouvoir une utilisation
durable de ces ressources par la formulation de différentes
recommendations. Leur implantation devrait aboutir à un accroissement
du rendement de la pêche en Mauritanie et au Sénégal, deux pays
dont les économies dépendent étroitement de ces ressources.
FOCUS
L'article "Développer
des marchés en faveurs des pauvres qui génèrent des bénéfices
sociaux et environnementaux " argumente en faveur de mécanismes
de financement novateurs de la conservation de l'environnement.
En effet, la conservation implique une série de coûts directs
et indirects tels que les coûts de gestion, les coûts des dommages
à d'autres activités et les coûts d'opportunité (dans le sens
que les ressources considérées pourraient être
allouées à d'autres activités de développement, elles-mêmes
susceptibles de générer d'autres niveaux de revenus).
Il est donc nécessaire d'identifier des modes de financement durables
des activités de conservation. Les mécanismes basés sur le marché
identifiés dans l'article visent une distribution plus efficiente
et équitable entre ceux qui bénéficient de l'utilisation des biens
et services environnementaux et ceux qui supportent les coûts
de cette utilisation.
Dans la foulée, l'article "L'entreprise
et la biodiversité, le nouvel agenda" suggère qu'une amélioration
des performances sociales et environnementales des entreprises
est nécessaire pour garantir leur survie à long terme, avec, à
la clé, la possibilité de créer de nouvelles opportunités,
pour l'entreprise aussi bien que pour la biodiversité.
ESSAI
Sur la base d'études conduites au Burkina Faso, l'article "Utilisation
des ressources naturelles comme facteurs de production" montre
que la valorisation des ressources naturelles accroît les potentialités
de développement et permet de limiter voire inverser les processus
de dégradation.
L'article "Réforme agraire
et valeur économique de la terre" pose un regard nouveau sur
la problématique de l'application de la réforme agraire et foncière
au Burkina Faso en proposant une réflexion autour des différentes
valeurs associées à la terre en tant que ressource naturelle.
Dans la perspective d'un développement durable, l'article "Société
civile et gestion de l'environnement" aborde le fonctionnement
des trois institutions que sont le marché, l'Etat et la société
civile et argumente en faveur d'une intégration plus forte de
cette dernière dans les activités de conservation de l'environnement.
Nous espérons que l'ensemble des articles rassemblés ici rencontrera
votre intérêt et nous nous réjouissons dores et déjà de recueillir
vos réactions et vos expériences personnelles dans le domaine.
Nous vous souhaitons bonne lecture…
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