AMCFE oeuvre dans la prévention et la gestion des conflits dans la Réserve de Faune de Bafing

20 November 2009 | News story

L’Association Malienne pour la Conservation de la Faune et de l’Environnement (AMCFE) oeuvre dans la prévention et la gestion des conflits dans la Réserve de Faune de Bafing au Mali.

La réserve de faune du Bafing a été créée en 1990, pour compenser la perte d’habitat occasionnée par la construction du barrage de Manantali. Elle est située dans la Région administrative de Kayes (cercles de Kita, Kéniéba et Bafoulabé) entre les isohyètes 600 mm à 1000mm de pluie par an. Elle est comprise entre le 12°N et le 14°N de latitude nord et le 10 et 12° de longitude ouest.

Cette réserve subit des menaces de deux ordres : La première se caractérise par les années de sécheresses consécutives qu’a connu le sahel, le déficit pluviométrique récurrent, le changement climatique ; et les actions anthropiques qui se caractérisent par une agriculture itinérante, des feux de brousse, la transhumance, le braconnage, l’extraction minière et la croissance démographique.

On rencontre dans cette zone quatre types de conflits, tous liés à l’utilisation de l’espace. Il s’agit des conflits entre autochtones- allochtones ; Conflit entre agriculteurs- agro éleveurs du même terroir ; Conflit entre ces agriculteurs et les transhumants et Conflit entre ces différents utilisateurs et les Gestionnaires des ressources.

Cette situation a été exacerbée par la perte des modes de régulations traditionnelles entre les groupes sociaux (sédentaires et transhumants) qui limitait les dégâts et servaient de base de dialogue entre les deux communautés,

C’est pour résoudre ces conflits que l’AMCFE a reçu un financement du Comité IUCN des Pays-Bas à travers son programme EGP, pour la transformation des conflits.

AMCFE a ainsi organisé un processus de réconciliation entre deux communautés à travers la tenue de différentes rencontres et de visites d’échanges effectués au sahel et au sud.

  • Aujourd’hui, le projet a formé les responsables des Associations d’éleveurs pour mieux communiquer avec l’ensemble des acteurs transhumants (bergers, propriétaires d’animaux), qui sont devenus des relais au sahel pour le projet. Il y a eu aussi l’élaboration et l’adoption d’une convention intercommunale.
     
  • L’article en entier peut être lu sur la plate forme de débat du site : http://www.natureandpoverty.net/mali/share/post/transformation_des_conflits
     

Auteur de l’article : Moriba NOMOKO
Production : AMCFE