Les pays développés devraient payer pour la conservation des forêts, d’après une enquête à Genève

19 November 2009 | International news release

D’après une enquête réalisée à Genève (Suisse), la plupart des gens pensent que, pour sauvegarder les forêts tropicales et réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, il faut surtout une contribution financière accrue des pays développés.

L’enquête, menée par l’UICN, le PNUE et la Haute Ecole de Gestion de Genève, demandait « Combien vaut une forêt ? », cherchant ainsi à cerner l’opinion publique sur la valeur des forêts et leurs apports aux sociétés humaines.

A la question de savoir qui devrait payer pour préserver nos forêts, 64% des personnes interrogées ont répondu que les coûts devraient être partagés entre pays développés et en développement, la plupart estimant que les pays développés devraient payer 80% des coûts. Pour 6% seulement, la charge financière devrait être entièrement supportée par les pays en développement.

Les répondants veulent bien aussi contribuer eux-mêmes à la sauvegarde des forêts tropicales. Interrogés à propos du montant qu’ils seraient prêts à payer chaque année pour les préserver, la moyenne s’élevait à 92,9 francs suisses, soit 88 dollars ou 61 euros. 10% seulement ont répondu qu’ils ne seraient pas prêts à apporter une contribution financière.

« Les forêts tropicales sont devenues un élément de premier plan des débats internationaux actuels sur l’environnement », dit David Huberman, du Programme de l’UICN Economie et Environnement. « Les forêts ne sont pas seulement des puits de carbone. Elles apportent aux sociétés humaines des biens et des services importants, notamment de l’eau salubre, et des habitats pour les espèces sauvages. Malheureusement, elles sont souvent sous-évaluées dans les économies modernes. »

Sur plus de 600 personnes interrogées, 39,2% ont estimé que l’environnement est « très important » mis en regard avec d’autres enjeux, tels que le chômage, la sécurité sociale, les soins de santé, la pauvreté, l’éducation et l’immigration. Pour 49,4%, il est « assez important ».

La destruction des forêts se plaçait au quatrième rang sur la liste de questions environnementales pressantes, après le climat, la pollution de l’air et la pollution de l’eau. L’enquête a également mis en lumière que le souhait de préserver la biodiversité était un élément déterminant dans la volonté du public de payer pour assurer la conservation des forêts.

Cette enquête a pu être effectuée grâce au soutien du Réseau suisse pour les études internationales.

Pour plus d’informations ou pour des interviews, veuillez contacter :

  • Nicki Chadwick, Relations presse UICN, courriel nicki.chadwick@iucn.org, tél +41 22 999 0229, mobile +41 76 771 4208