Le pastoralisme est vital pour converser les grandes zones d’habitat naturel et semi naturel. Ce faisant l’abandon du pastoralisme constitue une menace pour la biodiversité. Dans les endroits où le pastoralisme se pratique de manière efficace et où le savoir local et les institutions s’exercent de manière efficace, les résultats en terme environnemental sont positifs. Cependant, lorsque les institutions locales sont sapées et le savoir connaît des difficultés, les environnements pastoraux se dégradent plus facilement.

Qu’est-ce que la biodiversité?

De manière simple, le terme Biodiversité a trait à la variété de la vie : la diversité de tous les organismes vivant dans les différents écosystèmes de la planète. Elle « comprend la diversité au sein des espèces, entre les espèces et les écosystèmes dans lesquels ils vivent (Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (2005) : Manuel de la Convention sur la Diversité Biologique, 3 ème édition.)

Comment le pastoralisme protège-t-il la biodiversité ?

Le bétail pastoral fait partie intégrante de l’environnement dans lequel il est élevé, et dans la plupart des cas, il joue un rôle majeur dans le développement de son environnement. Ces environnements connaissent souvent un degré élevé de biodiversité, et aussi bien le bétail et que les gestionnaires du bétail contribuent à cette diversité par une utilisation systématique des ressources et des techniques de gestion telles que le brûlis et l’étêtement, par les éleveurs, et le pâturage et le piétinement, par le bétail.


Le bétail joue un rôle important dans la fertilité et la répartition des plantes, par la scarification des graines dans leurs estomacs, leur transport sur de grandes distances, et la fertilisation du sol là où elles sont déposées. L’effet combiné du pâturage ou broutage sélectif du bétail et de la gestion active pratiquée par les éleveurs affecte la répartition des plantes et favorise le développement d’une grande variété de diversité. En conséquence, le pastoralisme a modifié les prairies et créé des environnements qui sont favorables à certains types d’espèces sauvages.

Quel est le degré de reconnaissance du rôle des systèmes pastoraux ?

Certains pays reconnaissent au niveau de leurs politiques, que le pastoralisme est vital pour la santé de leurs pâturages. En Europe, la législation permet aux pasteurs de maintenir leur système de production et de préserver leurs pratiques en terme de mobilité et d’utilisation d’espèces adaptées localement, et ce dans le but de maintenir la Biodiversité, encore appelée Nature à Haute Valeur, dans les écosystèmes des zones montagneuses. En Afrique orientale où les différents pays tirent d’importantes devises étrangères du tourisme faunique, les éleveurs sont de plus en plus rémunérés pour leur contribution au maintien d’un environnement favorable à la migration de la faune et à la conservation.

Autre pays sont moins convaincu du rôle positif que les pasteurs joue dans la conservation de leurs pâturages, mènent activement des politiques qui entravent les stratégies et la prise de décision efficaces en matière de gestion pastorale. Dans plusieurs cas, cette posture est influencée par des théories inappropriées ou mal digérées sur la gestion des ressources communautaires et l’économie pastorale. Certaines politiques anti-pasteurs reposent sur l’hypothèse que le pastoralisme dégrade l’environnement, malgré la minceur des preuves que ceci est vraiment le cas, et quelquefois malgré l’envergure des preuves que c’est plutôt l’inverse qui est vraie. Dans certains cas, la preuve de la dégradation des pâturages est prise au pied de la lettre, oubliant le fait que ce sont les politiques visant à entraver le pastoralisme qui conduisent à ce résultat malheureux.

En quoi est-ce que la Convention est liée au pastoralisme ?

Bien que la Convention ne mette pas l’accent sur le pastoralisme, dans le fond, elle appuie fortement les moyens traditionnels d’existence en tant que mécanisme de protection de la biodiversité. La Convention souligne clairement le rôle des communautés locales et l’importance de la protection du savoir traditionnel, en particulier à travers ses dispositions sur le savoir traditionnel et l’utilisation coutumière des ressources, respectivement dans ses articles 8 j) et 10 c). Les programmes de travail des CDB sur les milieux arides et semi humides, la Diversité Biologique des montagnes, et l’approche écosystème constituent des aspects importants de la Convention en rapport avec le pastoralisme.