L’objectif global de ce projet est d’évaluer l’importance des ressources naturelles, en l’occurrence les terres et l’eau, comme sources de conflits ou de renforcement des liens de coopération dans les régions (semi-) arides d’Afrique. Le principal consortium de partenaires dans le cadre de ce projet est composé de WISP, Cordaid, l’Université de SEUCO, le Centre d’Etudes sur le Kenya et l’Afrique, les Pays-Bas. Ces études sont conduites au niveau de quatre bassins fluviaux au Kenya (le Lac Turkana, Ewaso Ny’iro Nord, le fleuve Tana et le bassin hydrographique d’Athi). Le projet de recherche et ses résultats attendus sont conformes aux objectifs généraux des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il est attendu que les résultats soient pertinents pour comprendre et résoudre les conflits basés sur les ressources dans la Corne de l’Afrique de manière générale.
L’étude se fait sur quatre sites au Kenya: le bassin du Lac Turkana au nord-ouest du Kenya (avec un élément transfrontalier avec l’Ethiopie), le bassin d’Ewaso Ny’iro Nord, au nord du Kenya, le delta de Tana au sud-est du Kenya, et le bassin hydrographique d’Athi au sud du Kenya
L’Afrique semi-aride est perçue comme un champ de bataille fécond pour les conflits liés aux ressources naturelles, notamment l’eau et les pâturages. Cependant, les avis divergent quant aux relations entre la disponibilité de ces ressources et la prévalence des conflits. Le principal argument est que la rareté conduit aux conflits, mais l’absence de ressources peut aussi générer la coopération. Le présent projet analysera les circonstances dans lesquelles les deux scénarios peuvent prévaloir. L’étude vise à établir, à partir de preuves, les relations complexes entre l’offre de ressources naturelles et les tendances à long termes en matière de conflits (violents). Une attention particulière sera accordée au changement climatique en rapport avec l’intervention humaine extérieure directe (par exemple, l’accaparement des terres/eaux). Il est attendu que les conclusions du projet contribuent à l’avènement de solutions technologiques et en matière de gestion, à concilier les efforts et à améliorer les politiques publiques sur les bassins hydrographiques sujets à de nombreux conflits au Kenya. L’étude renforcera les capacités africaines en matière de recherche, et ses résultats seront largement diffusés au sein des parties prenantes pertinentes, dont les pasteurs locaux, les ONG et les ministères concernés.