Les changements environnementaux actuels sont sans précédent et leurs conséquences sont potentiellement irréversibles. Ils ont, de plus, un impact négatif sur le développement économique et social. Malgré les progrès réalisés dans la gouvernance environnementale internationale et les nouvelles institutions créées depuis la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement à Rio en 1992, l'état de l'environnement est toujours en déclin et les impacts sur le bien-être se font encore sentir. Il est donc nécessaire de renforcer la résilience de ces impacts, qui peuvent avoir des conséquences sur les moyens de subsistance ou conduire à des perturbations en termes de paix et de sécurité. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, 2008) définit la résilience comme «[la] capacité d'un système social ou écologique à absorber des perturbations tout en conservant la même structure de base des moyens de fonctionnement, la capacité d'auto-organisation, et la capacité d'adaptation au stress et au changement. "

Une gouvernance efficace comprend entre autres le respect des droits humains, la responsabilisation, la transparence, la primauté du droit, la participation à la prise de décision, l'accès à l'information et à la justice sur les questions environnementales. Les concepts de gouvernance efficace et de droits humains doivent donc être considérés comme se renforçant mutuellement. "[Un] pays ne peut pas réaliser des progrès durables sans reconnaître les principes des droits humains (en particulier l'universalité) en tant que principes fondamentaux de la gouvernance."


Appelant à une mise en œuvre forte du principe 10 de la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement, l'UICN exhorte les gouvernements à:

  1. Promouvoir la subsidiarité, par l'autonomisation et le renforcement des systèmes de gouvernance locale, dans la mesure où ils sont plus proches des écosystèmes et dont dépend la subsistance des populations;
  2. Construire une cohérence institutionnelle entre les trois piliers économique, social et environnemental, du développement durable, de sorte à ce qu’ils se renforcent mutuellement
  3. Placer la société civile au centre des processus de décision en développant des outils permettant d’assurer la responsabilisation et en adoptant une approche fondée sur les droits.