Environ 8% des zones protégées dans le monde, y compris les parcs nationaux, les réserves naturelles et les zones conservées par les communautés, sont classées au patrimoine mondial – c'est-à-dire que leur signification naturelle ou culturelle leur confère une valeur universelle remarquable.

L’UICN joue un rôle crucial dans l’évaluation des sites naturels répertoriés par la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. Chaque année, l’UICN constate ‘l’état de conservation’ des sites naturels menacés, et recommande ceux qui devraient figurer sur la liste des sites en danger de la Convention. Ces évaluations sont basées sur des informations provenant de sources très diverses, comme les organisations Membres de l’UICN et les Commissions expertes, les groupes et représentants communautaires, la communauté scientifique et les individus et organisations concernés.

Les représentants des quelques 186 États signataires de la Convention sur le patrimoine mondial se rassembleront à Brasilia entre le 25 juillet et le 3 août pour la réunion annuelle du Comité du patrimoine mondial. Le Comité examinera les propositions pour l’inscription des nouveaux sites et étudiera l’état de conservation des sites actuels du patrimoine mondial.

Cette année, les sites naturels proposés incluent : le Plateau de Putorana (Fédération de Russie) ; les Pitons, les Cirques et les Remparts à La Réunion (France) ; le monument national marin Papahānaumokuākea (Hawaï) ; ainsi que l’extension italienne du Monte San Giorgio (Suisse). Les rapports relatifs à la conservation des quelques 60 sites du patrimoine mondial naturel seront étudiés. Nous transmettrons en direct les décisions prises pendant la réunion et nos experts offriront un aperçu en coulisses des principaux enjeux.

« La Convention sur le patrimoine mondial est l’un des accords mondial de conservation les plus connus. Être répertorié sur la liste du patrimoine mondial est une source de fierté pour une région et peut favoriser sa conservation, sa protection, et profiter aux communautés locales » explique Tim Badman, Responsable du Patrimoine mondial à l’UICN. « Néanmoins, la classification d’un site ne garantit pas automatiquement sa conservation. Très souvent, les sites classés au patrimoine mondial sont sévèrement menacés, et manquent de soutien en personnel et en ressources financières. Notre objectif est d’offrir les meilleurs conseils au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO et de garantir une bonne gestion de tous les sites afin que leur valeur unique soit transmise aux générations futures, et bénéficie à la génération présente. »

« Nous pensons que la Convention pourrait soutenir davantage les sites menacés classés au patrimoine mondial, et accroître la capacité des directeurs de sites et des gouvernements à s’attaquer à leurs problèmes les plus urgents » ajoute Tim Badman. « Cette année, nous sommes très heureux de travailler sur un nouveau projet avec le gouvernement suisse et la Fondation MAVA, qui permettra de soutenir davantage les sites classés au patrimoine mondial grâce aux réseaux régionaux de l’UICN. Nous mettrons en place de nouvelles opportunités de formation, faciliterons un accès aux conseils et aux ressources, et développerons notamment le tourisme durable. Enfin, nous publierons de nouvelles études afin d’inclure davantage les déserts et les zones marines dans la liste du patrimoine mondial. »