Renforcement des capacités et réseautage pour la gestion de l’environnement

Cette composante avait pour but de construire un réseau multi-acteurs capable de catalyser le changement pour une gestion durable des ressources naturelles et d’obtenir d’une part l’émergence de leaders d’opinion et de mécanismes de partage d’expérience en matière de gestion durable des ressources naturelles et de lutte contre la pauvreté et d’autre part le renforcement de la capacité de plaidoyer et d’appui conseil de l’UICN. Cette composante transversale vient en complément et en appui aux deux autres composantes. Les activités mises en place ont essentiellement eu trait à la mise en réseau des acteurs, la génération et le partage de l’information pertinente.

Dans ce cadre, le volume et la diversité de l’information et des connaissances ont été considérables de même que les supports de collecte et de partage des produits. De plus, la place centrale qu’on occupé certains acteurs stratégiques comme les journalistes ou les membres de la société civile dans l’animation du processus, montre aujourd’hui un haut degré d’appropriation. La mise en œuvre de cette composante s’est fortement appuyée sur la valorisation des technologies de l’information et de la communication tels que les sites web et les radios, ce qui a permis de toucher une audience assez large, même si certains acteurs locaux n’y avaient pas un accès facile du fait de la langue de travail, ou de l’accès à certaines de ces technologies.

Résultats renforçant les capacités des acteurs

  1. L’existence d’une production media diversifiée traitant de questions environnementales, du changement climatique et de la réduction de la pauvreté ; alimentée par des initiatives variées, dont la production et la diffusion de contenus radiophoniques dans plusieurs pays ou la mise en ligne et l’animation du blog collaboratif régional de vulgarisation de la recherche scientifique environnementale.
  2. Existence d’une masse critique d’experts - plus de 200 au total - issus des médias, des ONG ou des organisations de femmes dans les techniques d’édition et de diffusion des connaissances, de mobilisation et de valorisation de l’information.
  3. L’établissement d’un réseau fonctionnel de journalistes environnementaux, qui a contribué à faciliter le partage des connaissances et l’amélioration sensible de la qualité des échanges entre les journalistes de la région qui travaillent sur les questions environnementales.
  4. Une influence des décideurs nationaux ou régionaux illustrée par la prise en compte dans la formulation et la mise en œuvre des politiques environnementales, des résultats des différentes études menées.
  5. Le changement de comportement des communautés et d’autres usagers des ressources naturelles grâce aux campagnes de communication environnementale et sociale dans le haut bassin du Tinkisso à Dabola ; et illustré par des initiatives locales, comme la mise en défens des têtes de sources et la délimitation de superficies de protection des berges décidées par le préfet de Dabola.

Témoignage de Monsieur M’bemba FOFANA
  • M'bemba Fofana