Patrimoine mondial

Labels et conventions

Les labels attribués aux aires protégées constituent un excellent moyen de sensibilisation pour la protection et l’amélioration de l’efficacité de gestion de ces sites à haut potentiel naturels et culturels. Les labels les plus en vue sont :
• Site du patrimoine mondial
• Site Ramsar
• Réserve MAB
La plupart de ces labels sont attribués aux aires protégées dans le cadre des Accords Environnementaux Multilatéraux, communément appelés conventions. Parmi ces conventions nous pouvons en citer quatre importantes pour la conservation des aires protégées :
• Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques : www.unfccc.int
• Convention sur la Diversité Biologique : www.cbd.int
• Convention relative aux Zones Humides d’importance Internationale particulièrement comme habitat des Oiseaux : www.ramsar.org
• Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel : www.whc.unesco.org

Patrimoine Mondial

L’idée de la création d’un mouvement mondial pour la protection des sites est née après la première guerre mondiale. L’élément déclencheur a été la construction du barrage d’Assouan qui allait inonder la vallée abritant le temple d’Abou Simbel (Egypte ancienne) et de Philae. En 1959, l’UNESCO lance une campagne internationale de sauvegarde des trésors de la vallée. Les temples sont démontés, déplacés et réassemblés. L’opération a coûté 80 millions de $ US. Suivent alors d’autres campagnes : Venise (Italie), Mohenjo Daro (Pakistan), Borobudur (Indonésie), etc. L’UNESCO avec l’aide de l’ICOMOS (Conseil International des Monuments et Sites) amorce alors la préparation d’un projet de convention :

1965 : conférence à la Maison Blanche (USA) pour la création d’une Fondation pour protéger les lieux et paysages les plus superbes du monde, ainsi que les sites historiques ;
1968 : l’UICN (Union mondiale pour la nature) présente des propositions similaires à ses membres et, en 1972, à Stockholm (Norvège) lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain ;
1972 : toutes les parties concernées se mettent d’accord sur un texte unique qui sera adopté lors de la conférence générale de l’UNESCO, le 16 novembre 1972.

La mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste entre autre à :
• aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle ;
• encourager les Etats parties à élaborer des plans de gestion et à mettre en place des systèmes de soumission de rapports sur l'état de conservation des sites du patrimoine mondial ;
• encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel ;
• fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat.
Il existe 34 sites naturels inscrits au Patrimoine Mondial en Afrique. Plus d’info sur :
www.AfricanWorldHeritageSites.org / www.whc.unesco


Projet MAVA/FAPM : Amélioration de la gestion des sites du patrimoine mondial

Contexte :

L’état de conservation des biens naturels de la région Afrique du Centre et de l’Ouest est très préoccupant avec 16 sites inscrits, dont 11 sur la liste en péril, soit prés de ¾ des sites inscrits en péril au niveau mondial. Les causes principales de cette situation dégradante sont multiples : système de gestion inadapté aux objectifs de conservation des sites, insécurité, braconnage, dégradation des écosystèmes, avancée du front agricole, etc.

Objectif :

En réponse à cette situation difficile, le programme aires protégées du bureau régional de l’UICN en Afrique du Centre et de l’Ouest met en œuvre depuis juin 2010, un projet d’amélioration de la gestion des biens naturels par l’évaluation périodique de l’efficacité de leur système de gestion à travers l’outil Enhancing our Heritage (EoH). Ce projet est cofinancé par la fondation MAVA et le Fonds Africain du Patrimoine Mondial.

Projet AU/IBAR : Elevage comme moyen de subsistance

Contexte :

L’élevage bien que moyen de subsistance des communautés pastorales constitue la principale source de pression sur les aires protégées de l’Afrique de l’Ouest, en comparaison avec les autres activités socio économiques. Ainsi, il serait difficile de conserver durablement ces aires protégées sans prendre en compte ces communautés pastorales. De plus, les dynamismes écologiques sont menacés par les inévitables effets croissants des changements climatiques et de leurs variabilités.

Objectif :

C’est dans ce cadre que l’Union Africaine en Collaboration avec le Bureau UICN Sénégal et le PAPACO, met en œuvre à la périphérie du Niokolo Koba (sénégal) Badiar (Guinée) et Kayes (Mali), un projet intitulé « Élevage comme moyen de subsistance: Renforcement des stratégies d’Adaptation aux changements climatiques à travers la Gestion Améliorée au niveau de l’interface Elevage-Faune Sauvage-Environnement » Ce projet financé par l’Union Européenne a pour finalité, d’utiliser durablement les ressources naturelles en améliorant les pratiques de gestion de l'élevage à l'interface du complexe Niokolo-Badiar..
 

Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale