GHANA : de meilleures pratiques apicoles pour la préservation des ressources naturelles du Mole National Park

16 April 2014 | Article

Dans le cadre du renforcement des capacités des bénéficiaires du PPI.3, le programme Aires Protégées a organisé une mission au cours de laquelle IBRAHIM Mohammed Ali, apiculteur et responsable de Mohammed Ali Beekeeping Enterprise basé à Tamale (Ghana) a apporté un appui à l’équipe technique de NORTHCODE et aux représentants de 20 groupements de femmes de communautés riveraines du Mole National Park, bénéficiaires du projet mis en œuvre par l’ONG.

Divers aspects ont été abordés théoriquement ainsi que dans la pratique : la fabrication et l’installation de ruches kenyanes en bois ou en béton, les critères de choix d’un site pour l’installation d’un rucher, la lutte contre les ravageurs d’abeilles, la conduite de l’apiculture (entretien et suivi des ruchers, méthodes de transvasement et de jumelage de colonies, etc.) la récolte et la valorisation économique du miel et des sous produits. 

Durant cinq jours, les apprenants ont intensivement manipulé les équipements apicoles et se sont familiarisés aux techniques de l’apiculture moderne, moins dommageables pour l’environnement et les ressources naturelles. Ainsi, des femmes ayant pendant longtemps pensé que l’apiculture était une activité exclusivement réservée aux hommes en raison des risques de piqûres d’abeilles et de la pénibilité du travail dans le cas de l’apiculture traditionnelle, se sont dites prêtes à se lancer dans cette nouvelle aventure, qui lorsqu’elle est bien menée offre un éventail de possibilités (récolte de miel, de cire et de propolis ; fabrication de savon et lait de corps ; etc.) susceptibles de générer des revenus.

A l’issue de cette formation, ce sont 200 ruches (soit 10 par groupement de 10 femmes issues de 20 communautés vivant en périphérie du parc) qui seront installées et entretenues pour la production apicole.

Pour rappel, le projet PPI mis en œuvre par NORTHCODE vise une amélioration des conditions de vie des populations riveraines du Parc National de Mole en vue de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’écosystème de cette AP, et ainsi de favoriser sa préservation.

Outre l’apiculture devant aboutir à la création de 20 mini-entreprises de production et de commercialisation de miel et de sous-produits, l’ONG prévoit également de mener des reboisements avec des espèces locales utilitaires, de renforcer les capacités de volontaires et de les doter en matériel de lutte contre les feux de brousse et le braconnage, d’élaborer et de faire valider par les autorités locales un plan intégré de conservation et de gestion de la biodiversité concernant plus de 6.000 ha de périphérie du parc, de créer et opérationnaliser un réseau d’acteurs de la conservation au sein du district pouvant surveiller les feux de brousse et les actes de braconnage à l’intérieur du parc en synergie avec l’équipe de conservation de ce dernier, mais également des Réserves de Sephe et Kani-Kani, situées non loin de cette AP.

 


Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale