BURKINA FASO: La contribution des ONG locales à la conservation des ressources naturelles discutée lors d’un forum national

04 October 2013 | Article

Co-organisé par divers programmes d’appui à la société civile environnementale au Burkina Faso (le Programme de Petites Initiatives (PPI), le projet de gestion des Territoires de Conservation (TC), tous deux financés par le FFEM et mis en œuvre par l’UICN-PACO,

le projet d’appui pour l’accroissement de la capacité adaptative des communautés locales au changement climatique (CC/ASDI) financé par la coopération suédoise et le programme de micro-subventions financé par le FEM), le forum avait pour objectif principal de promouvoir les échanges à la fois entre ONG locales burkinabé, mais également avec les autres parties prenantes intervenant dans le domaine de la protection de l’environnement et de la valorisation de la biodiversité (services étatiques, ONG internationales, acteurs privés, partenaires techniques et financiers).

Trois jours durant, du 17 au 19 septembre 2013 à Fada N’Gourma, la trentaine de participants ont ainsi débattu autour des questions de gestion et gouvernance des Aires Protégées (AP), de valorisation économique de la biodiversité, notamment via les produits forestiers non ligneux (PFNL), de stratégies d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation des populations aux effets de ce phénomène.

Mieux, pour toucher du doigt les réalités, les participants se sont rendus à une vingtaine de kilomètres de Fada pour une visite guidée d’une zone villageoise d’intérêt cynégétique (ZOVIC), où l’ONG AFAUDEB mène des activités d’accompagnement des communautés locales en matière de conservation de la biodiversité et valorisation des ressources naturelles.

Cette occasion du « donner et du recevoir » a permis de mettre en lumière les acquis des ONG dans le cadre d’actions de conservation de la nature menées sur le terrain ainsi que les difficultés (essentiellement techniques) auxquelles ces dernières sont confrontées, et ce afin de proposer des stratégies permettant d’améliorer l’efficacité des actions menées.

Des recommandations ont également été formulées, dans une perspective d’amélioration des interventions des ONG sur le terrain mais également d’une meilleure implication de ces acteurs lors de la définition des politiques nationales en matière de gestion de l’environnement et des ressources naturelles.

Ces recommandations ont également porté sur la nécessité d’améliorer le partenariat entre Etat, ONG et partenaires techniques et financiers. La nécessité de capitaliser et diffuser les résultats, de travailler à la mise en réseau des ONG pour un lobbying actif auprès de l’Etat, de transférer les compétences aux populations pour une plus grande pérennité des acquis des projets ont également été évoquées.
 


Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale