The Future of Biodiversity in Africa

03 October 2008 | News story

Les leaders de la protection de la nature en Afrique devraient « aller au-delà des projets sans ambition » et « faire de la biodiversité le fondement du développement africain », en liant les services aux écosystèmes pour reconnaître la nature comme un atout pour le bien-être de la société, selon Mohamed Bakarr, Vice Président de Conservation Internationale. M. Bakarr s’est exprimé lors d’un atelier sur l’Avenir de la Biodiversité en Afrique, réuni par l’UICN en conjonction avec le Africa Biodiversity Collaborative Group à Dar es Salaam en Tanzanie.

 L’atelier, qui a pris place du 18 au 20 septembre avec le soutien de l’agence américaine pour le développement international et la Fondation John D et Catherine T Macarthur, a réuni 35 experts de toute l’Afrique sub-saharienne pour passer en revue les objectifs atteints en protection de la biodiversité, étudier les nouveaux défis à venir, articuler les perspectives africaines sur les priorités pour l’adaptation au climat, et construire une déclaration pour une vision de la biodiversité pour 2025. Le but est de faire des contributions aux programmes de dons pour les liens entre biodiversité et défis à venir tels le réchauffement climatique et l’investissement intensifié dans les industries extractives.

Le Africa Biodiversity Collaborative Group est un réseau d’organisations internationales de protection de la nature dont les programmes concernent la biodiversité en Afrique. Les membres comprennent la Fondation pour la vie sauvage africaine (AWF), Conservation Internationale, l’UICN, L’Institut Jane Goodall, The Nature Conservancy, WWF, La Société pour la Conservation de la Faune et le World Resources Institute.

Dans le discours d’introduction à l’atelier de travail, le directeur du ministère de l’environnement de Tanzanie, Eric Mugurusi, a cité le Ministre d’Etat à l’Environnement, Dr. Batilda Burian, selon lequel « l’Afrique est le continent le plus vulnérable face au réchauffement climatique ». Dr. Burian a noté que celui-ci aurait un grave impact sur les parcs nationaux, la protection de la vie sauvage, les terres agricoles et le tourisme, et a appelé au développement de stratégies d’adaptation au climat, à l’augmentation de l’utilisation des énergies renouvelables, et à l’amélioration de la gestion des terres y compris la restauration des terres polluées.

Dans ce discours d’ouverture, le vice président de Conservation Internationale Mohamed Bakarr a rappelé aux participants les incroyables progrès et réussites de la protection de la nature en Afrique, en particulier dans les zones protégées, qui ont des atouts qui auraient pu être perdus sans cela. Le défi selon lui est que « les populations et la nature ne sont pas dissociés, ils ne font qu’un seul et même tout. Nous avons maintenant une chance de reconnaître que le bien-être des populations et de la planète dépend du bien-être des ressources naturelles… Nous ne pouvons pas continuer à créer des zones protégées si nous ne pouvons les mettre en contexte des services qui sont cruciaux pour le bien être des populations comme des écosystèmes. »

L’atelier de travail a débouché sur une déclaration de vision qui sera partagée par l’Agence américaine pour le développement international dans ses programmes pour la biodiversité.

Les éléments clés de cette vision comprennent des recommandations pour promouvoir l’adaptation au climat, réduire les impacts de l’agriculture et des industries extractives, adopter des approches panoramiques pour la protection de la biodiversité, restaurer les écosystèmes pollués, développer des modes de vie alternatifs et une administration saine et développer une plus grande collaboration avec les communautés croyantes. Elle sera aussi partagée avec d’autres donateurs et partenaires de la biodiversité en Afrique, à compter du quatrième Congrès Mondial pour la Nature cet octobre à Barcelone.

Pour plus d’information, contactez :

Kelly West, Coordinatrice du Programme, Bureau Régional de l’Afrique de l’Est et du Sud, Kelly.west@iucn.org

Nancy Gelman, Coordinatrice, Africa Biodiversity Collaborative Group, nancy.gelman@wwfus.org

John Waugh, Senior Fellow, Bureau Multilatéral de l’UICN, jwaugh@iucnus.org