Des parlementaires sensibilisés sur la problématique de la pêche au Sénégal

18 May 2009 | News story

Le Programme d’appui au Réseau des parlementaires et des élus locaux environnementalistes (REPES) dans les pays du PRCM (Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone) a organisé les 6 et 7 mai 2009 un atelier à Dakar,  à l'intention de ses membres. La rencontre visait à sensibiliser les parlementaires sur la problématique de la pêche au Sénégal. Ce Programme, une initiative de l’UICN, s’intègre dans la phase II du PRCM à travers le volet «conservation et gestion intégrée des écosystèmes marins et côtiers».

Ce programme mis en œuvre depuis 2008, vise à apporter au réseau des parlementaires environnementalistes, les outils et instruments nécessaires à la promotion d’une bonne gouvernance environnementale de la zone côtière et marine ouest-africaine, particulièrement dans le secteur de la pêche. L’intervention s’articule autour d’activités relatives aux formations et aux foras nationaux et régionaux, la collecte et la mise à disposition des parlementaires, des informations scientifiques, techniques et juridiques, le développement de plaidoyers au niveau des assemblées nationales et des instances régionales, etc. C’est dans ce cadre que s'inscrit l'atelier de Dakar portant sur la sensibilisation des parlementaires sur la problématique de la pêche au Sénégal. 
En effet, les parlementaires sont souvent appelés à voter des lois ou ratifier des conventions internationales relatives à la gestion des ressources halieutiques mais ils manquent de connaissances suffisantes pour saisir les tenants et les aboutissants de ces lois ou conventions et les enjeux qu’ils engendrent au niveau national et international. L’existence d’un réseau de parlementaires environnementalistes dans la sous-région révèle la réelle volonté des élus de participer à la promotion d’une bonne gouvernance environnementale. Ainsi, l’objectif de cet atelier était de donner l’occasion aux Parlementaires  de faire face à des experts de la pêche au Sénégal pour examiner les principaux problèmes qui secouent le secteur afin de réfléchir sur les actions parlementaires à entreprendre pour y faire face. Il visait aussi à renforcer les connaissances et les capacités des parlementaires en matière de gestion des pêches en mettant à leur disposition, différents outils leur permettant de développer un plaidoyer aux niveaux des pouvoirs publics et des institutions de la sous-région pour une bonne gouvernance des pêches. 
Le contenu de l’atelier a tourné autour de quatre grandes thématiques qui structurent  le secteur de la pêche au Sénégal. Ces thématiques ont fait l’objet de quatre présentations par des experts et des acteurs reconnus du domaine :
1- L’état de la ressource au Sénégal
2- La pêche artisanale
3- La pêche industrielle
4- Les accords de pêche
Au sortir de l’atelier, huit recommandations majeures ont été faites en direction des parlementaires :
1. Poursuivre et renforcer la sensibilisation envers tous les acteurs du secteur ;
2. Assainir l’environnement juridique des entreprises de pêche ;
3. Impliquer les parlementaires dans la mise en place des fonds de reconversion pour les pêcheurs ;
4. Impliquer le REPES dans le processus d’instauration du repos biologique dans la pêche  artisanale ;
5. Appuyer les entreprises dans le processus de valorisation des produits et surtout en assurant leur compétitivité au niveau du marché international (pour maintenir cette source de création d’emplois)
6. Initier une coopération sous-régionale interparlementaire liée à l’accès des pêcheurs artisanaux aux différentes pêcheries des pays côtiers ;
7. Impulser l’harmonisation des législations sous-régionales relatives aux conditions d’accès aux ressources (conditions minimales d’accès);
8.  Accompagner la réflexion relative à l’opportunité de signer nouveaux accords de pêche avec l’Union Européenne  (exclusion des espèces critiques);
Deux activités d’appui aux parlementaires ont été identifiées:
9. Mettre à la disposition des parlementaires tous les documents pertinents relatifs à la pêche (codes de pêche);
10. Organiser des visites de terrain  pour les parlementaires (AMP, quais de débarquements, services de pêche) pour qu’ils puissent mieux s’imprégner des problèmes liés à la pêche.