Etant donné les difficultés à établir une Zone Economique Exclusive (ZEE) dans le contexte géographique de la Mer Méditerranée, la plupart des pays Méditerranéens n’ont pas déclaré leur ZEE, malgré la possibilité offerte par La Convention sur le Droit de la Mer.
Cependant, certains d’entre eux ont déclaré des zones soumises à des régimes particuliers pour pouvoir exercer plus de contrôle sur la pêche ou sur les risques de pollution. En vue des menaces sérieuses qui pèsent sur cet espace maritime, les spécialistes pensent que l’extension des juridictions des pays à travers la déclaration de ZEE, est de nature à assurer un meilleur contrôle des États de la région sur cette mer et par conséquent une meilleure gestion des risques de pollution et des ressources naturelles. C’est dans cette perspective que la France a annoncé, en accord avec les conclusions du Grenelle de la mer, son intention de créer une ZEE en Méditerranée. Cependant dans de nombreux cas, ces déclarations demeureront impossibles, et il faut parallèlement développer la coopération internationale de façon à être capable de gérer la Mer Méditerranée dans un cadre de gouvernance innovant et adapté aux conditions particulières de cet espace maritime.
Les contributions directes et indirectes du Projet participent aux efforts de compréhension et d’amélioration du cadre juridictionnel de la gouvernance de la Méditerranée, élargissant toujours davantage son champ d’expertise (cas des canyons) ainsi que le nombre d’experts participant aux réflexions régulièrement engagées au sein du Projet.







