Liste rouge des essences ligneuses - République démocratique du Congo

Contexte

La République Démocratique du Congo, avec 150 millions d’hectares environ de superficie forestière (superficie totale du pays de près de 2 300 000 km2), est le plus grand pays forestier des Etats membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Moins de 20 millions d’hectares sont actuellement exploités (sur 90 millions d’hectares potentiellement exploitables).

Le nouveau code forestier impose aux détenteurs de permis d’exploitation forestière de s’engager dans le processus de gestion durable à travers des plans d’aménagement. Cependant, le pays ne dispose pas d’informations fiables suffisantes sur son patrimoine forestier en termes de disponibilité et d’aires de répartition des essences. Cette situation est préjudiciable à la mise en place d’une stratégie de développement durable de la filière.


Présentation

Plusieurs essences forestières sont aujourd’hui exploitées et classées à un niveau de menace d’extinction plus ou moins élevé dû à une surexploitation dans la région. Parmi ces essences classées, le Doussié, l’Azobé, l’Acajou, le Bilinga, le Dibétou, l’Avodiré, le Koto, le Tiama, le Sapelli, le Kosipo, le Bossé sont considérés comme étant dans un état de vulnérabilité alors que l’Ebène, le Wengé, l’Afrormosia, le Pao Rosa, le Tola sont considérés comme étant en danger avancé. L’interdiction ou la
simple réduction de l’exploitation de ces essences peuvent avoir des conséquences économiques importantes.

C’est pourquoi, le projet « Elaboration de la liste rouge des essences ligneuses exploitables en RDC » vise à apporter les connaissances scientifiques rigoureuses de base sur le statut des espèces ligneuses dans le pays afin d’aider le gouvernement et les exploitants forestiers à une meilleure gestion des ressources forestières. 

 

Objectifs, résultats obtenus et impacts pour la biodiversite

  • Évaluer l’état de conservation des essences ligneuses exploitables en RDC,
  • Fournir un outil d’aide à la décision pour la planification de l’exploitation forestière durable dans le pays,
  • Définir des conditions optimales et durables d’exploitation des essences critiques répertoriées,
  • Développer les capacités locales en matière de suivi des espèces en danger.

Le projet participe à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes de la Convention sur la Diversité Biologique spécialement l’objectif 2 sur les évaluations de l’état de conservation d’espèces, confortant l’application de la convention CITES, chargée du commerce des animaux et des végétaux, et s’inscrit dans les priorités de la COMIFAC en matière d’exploitation et de gestion durable des ressources forestières.

Partenaires

Le projet se réalise avec le concours des experts de la Commission des espèces menacées de l’UICN (SSC) et implique de nombreux autres experts notamment de l’Association Technique Internationale de Bois tropicaux (ATIBT), l’Organisation International du Bois Tropical (OIBT), de l’administration forestière et celle de la conservation de la nature, du secteur privé, de l’Institut Congolais Conservation de la Nature (ICCN), d’institutions de recherche et d’organisations non gouvernementales nationales et internationales.

Durée

24 mois

Dates indicatives

Mai 2010 - Avril 2012

Régions d’intervention

République Démocratique du Congo – RDC

Contribution de l’AFD au titre de l’Accord Cadre France-UICN

145 000 euros

Montant total du projet

145 000 euros

 

Contact

UICN - Bureau Afrique centrale et de l’ouest, Programme en République Démocratique du Congo