Gestion des aires protégées - Afrique francophone subsaharienne

Contexte

Les Aires Protégées (AP) ont pour objectif premier la conservation de la diversité biologique et des écosytèmes, mais également la fourniture de services vitaux. Cependant, divers paramètres mettent en péril leur survie : une agriculture consommatrice d’espace, un élevage extensif, le braconnage, l’exploitation abusive du bois, les pratiques illicites de pêche et les feux de brousse. Plus globalement, la plupart des aires protégées en Afrique de l’ouest et centrale sont menacées par une mauvaise gestion, le changement climatique, les espèces envahissantes, la fragmentation des habitats ou encore l’urbanisation.

Les recommandations émises par le projet sont notamment utilisées pour assoir les priorités de gestion dans le cadre de la mise en œuvre par les Etats du programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la Diversité Biologique et servent également de support à la définition d’études approfondies ou à la mise en place de stratégies de conservation par ces derniers.


Présentation

Le Programme « Aires Protégées d’Afrique du Centre et de l’Ouest » couvre 26 pays et vise à promouvoir l’amélioration des modes de gestion des aires protégées de la région, en particulier par l’implication des populations locales.
Il s’appuie sur l’évaluation des résultats obtenus sur le terrain pour développer des outils comme les plans de gestion, les plans d’affaire ou les modes de suivi.

Il promeut l’inscription de certaines aires
protégées sur les listes internationales (comme le Patrimoine Mondial) pour renforcer la protection. En réponse aux évaluations, il développe un portefeuille d’actions pilotes. Enfin, la priorité de ce programme demeure la formation des gestionnaires des aires protégées pour développer un ensemble de compétences aptes à provoquer le changement.

 

Objectifs, résultats obtenus et impacts pour la biodiversité

  • Evaluer un échantillon représentatif d’aires protégées et de systèmes d’aires protégées de la région en s’appuyant sur l’expertise locale,
  • Renforcer les connaissances sur des thèmes essentiels pour une gestion plus efficace des aires protégées,
  • Renforcer les capacités de gestion de tous les acteurs des aires protégées et développer un réseau de compétences régionales.

Le projet, démarré en 2010, a d’ores et déjà permis d’obtenir plusieurs résultats importants parmi lesquels :

  • L’évaluation du réseau national d’aires protégées du Niger, Burundi et République Démocratique du Congo,
  • L’évaluation du réseau régional pour le Bassin du Congo,
  • L’évaluation d’aires protégées au Burundi, Congo et Ghana,
  • Etudes en cours sur aires protégées et exploitation minière et plans de gestion,
  • Formations modulaires pour les gestionnaires d’aires protégées au Mali, RDC et Ghana.

Partenaires

Le projet développe des partenariats techniques et financiers qui permettent de démultiplier ses impacts, comme au cours de la première phase financée par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Nombreux partenariats techniques et financiers dont le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), la Fondation Internationale pour le Banc d’Arguin (FIBA), UNESCO, Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la coopération allemande (KfW), l’African World Heritage Fund (AWHF).

Vue d'ensemble

Durée

2 ans

Dates indicatives

Du 1er octobre 2009 au 30 septembre 2011

Régions d’intervention

Afrique centrale et de l’Ouest : 26 pays

Contribution de l’AFD au titre de l’Accord Cadre France-UICN

490 000 euros

Montant total du projet

898 000 euros

 

Contact

UICN - Bureau Afrique centrale et de l’ouest