Commerce durable de la viande de brousse - Pays forestier d’Afrique centrale

Contexte

L’utilisation et le commerce de la viande de brousse en Afrique centrale est un phénomène de grande ampleur sur lequel les Etats d’Afrique centrale se penchent de plus en plus fortement. Source de fortes pressions sur les espèces animales sauvages vivant dans la région ainsi qu’à l’origine de questions sanitaires pour les populations humaines parfois très préoccupantes, l’utilisation et le commerce de la viande de brousse sont encore trop peu documentés et suivis n’apportant pas aux Etats les informations utiles pour prendre les mesures de contrôle et de gestion durable qui s’imposent.

Pour répondre à cette situation, la mise en place concertée d’un observatoire régional de l’utilisation et le commerce de la viande de brousse est une étape essentielle vers une gestion plus durable de la faune et devrait être un outil central pour les pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC).


Présentation

TRAFFIC, programme conjoint entre l’UICN et le WWF, se concentre sur la réduction de la surexploitation et le commerce illicite et non durable des espèces sauvages consommées par les populations humaines.
Son intervention en Afrique centrale a pour but de renforcer les outils existants et aider au développement de nouveaux outils de connaissance, de suivi et de conseil auprès des Etats dans leurs efforts de mieux comprendre et gérer plus durablement le commerce de la viande de brousse.

Le projet « Utilisation et commerce durables de la viande de brousse en Afrique Centrale », outre l’appui qu’il apporte aux acteurs des pays de la région en termes d’amélioration des connaissances de la ressource « viande de brousse » et de renforcement de leurs propres capacités d’intervention dans ce domaine, participe à la faisabilité de la création d’un Observatoire pour la viande de brousse.

 

Objectifs, résultats obtenus et impacts pour la biodiversite

Développer un dispositif qui permette de mieux apprécier les dimensions écologique, sociale et économique de la problématique de la viande de brousse,

  • Renforcer l’implication du secteur privé forestier sur les questions relatives à l’utilisation et au commerce de la faune sauvage à l’intérieur et autour de concessions forestières,
  • Sensibiliser et renforcer les capacités des acteurs en charge de l’application des dispositions légales nationales à la conservation des ressources fauniques.

Le projet, démarré en 2009, a obtenu de nombreux résultats parmi lesquels :

  • Une large sensibilisation de tous les acteurs de la problématique à la nécessité de mettre en place un outil de type « Observatoire » afin de connaître et de suivre avec précision le phénomène de l’utilisation et du commerce de la viande de brousse ; cette démarche est en cours d’acceptation par les autorités des pays d’Afrique centrale,
  • La participation du secteur privé forestier aux travaux de réflexion sur la viande de brousse a été importante et a débouché sur la volonté des concessions forestières opérant dans la région à participer activement et être bénéficiaire de l’établissement d’un « Observatoire » de la viande de brousse,
  • Les acteurs gouvernementaux nationaux, en particulier des pays du Cameroun, du Congo et de la République Centrafricaine, ont largement été informés et sensibilisés à la problématique « viande de brousse » et adhèrent à l’idée de la création d’un « Observatoire » comme outil d’aide dans la réalisation de leur mission.

La confirmation prochaine par les autorités nationales des pays d’Afrique centrale de la création et la mise en œuvre d’un « Observatoire » de la viande de brousse est une étape majeure vers une gestion plus rationnelle et durable de la faune sauvage et de son utilisation par les populations africaines.

Partenaires

Les principaux partenaires sont les ministères et institutions étatiques en charge de la gestion des ressources fauniques des pays d’Afrique centrale. Les ministères en charge de l’élevage et des industries animales. Les exploitants forestiers et miniers, les agro-industries. De nombreuses organisations non-gouvernementales nationales et internationales de conservation. 

Durée

24 mois

Dates indicatives

Juillet 2009 - Avril 2011

Régions d’intervention

Pays d’Afrique Centrale

Contribution de l’AFD au titre de l’Accord Cadre France-UICN

150 000 euros

Montant total du projet

240 000 euros

 

Contact

Programme TRAFFIC