Financement de l’eau et protection de la ressource : les journalistes d’Afrique de l’Ouest mobilisés

11 July 2013 | News story
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Du 1er au 5 juillet 2013 s'est tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire, une session de formation des hommes et femmes de médias sur la question du « financement de l’eau et la protection de la ressource en Afrique de l’ouest » . Elle visait à sensibiliser les journalistes sur la nécessité pour chaque pays et la sous-région, de consacrer des financements pour protéger la ressource, garantir sa qualité aujourd’hui et demain pour les générations futures.

Plus de quarante journalistes de la presse écrite et audiovisuelle issus de 12 pays de la sous-région ont participé de lundi 1er à vendredi 5 juillet à Abidjan, à un atelier de renforcement des capacités sur « Le financement de l’eau et la protection de la ressource en Afrique de l’Ouest ».
Cet atelier sous-régional d'information et de sensibilisation des femmes/hommes de média sur les enjeux des besoins financiers pour la protection de la ressource en eau a été organisé par le Programme régional Afrique Centrale et Occidentale de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN-PACO) à travers notamment son Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la gestion de l’Environnement (PREMI) et le Partenariat Mondial de l'Eau-Afrique de l'Ouest (GWP/AO).

La protection de la ressource eau au centre des préoccupations

Selon le représentant du programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, Maxime Somda, l’objectif de cet atelier est d’apporter aux Hommes des médias les connaissances nécessaires pour produire et diffuser des articles et reportages de qualité sur les questions de l’eau. Toute chose qui va contribuer à sensibiliser tous les acteurs de l’eau sur la nécessité de contribuer au financement de la préservation et de la protection de cette ressource. « Tous les acteurs de l’eau doivent désormais prendre en compte la valeur économique de l’eau comme moyen de financement de la préservation et de la protection de cette ressource », a-t-il indiqué. Il a donc souligné la nécessité de sensibiliser tous les usagers de l’eau pour qu’ils contribuent au financement de l’eau dans un cadre de gestion équitable et durable pour la réduction de la pauvreté, le développement socio-économique, l’intégration régionale et la protection de l’environnement. Pour ce faire, il a suggéré le recours à de nouvelles approches et à de nouveaux outils économiques et financiers, tels que les paiements pour les services environnementaux, pour assurer une bonne protection de la ressource.

Si l’eau, c’est la vie, protéger cette ressource relève d’une obligation collective

Pour le président du Partenariat National de l’Eau de Côte d’Ivoire (PNECI) Ndri Koffi, si l’eau, c’est la vie, comme on le dit, protéger cette ressource relève d’une obligation collective et individuelle qui doit être un devoir pour tous les pays et leurs habitants pris individuellement. Il a affirmé que le choix du thème, « Le financement de l’eau et la protection de la ressource en Afrique de l’Ouest » est très opportun. En effet, il arrive à un moment où la plupart des pays de la sous-région sont engagés dans la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). « On sait qu’en matière de financement du secteur de l’eau, c’est moins la mobilisation des ressources financières que les capacités humaines, institutionnelles et organisationnelles pour la mise en œuvre qui posent problème », a précisé Ndri Koffi. Par conséquent, il a appelé chaque acteur à jouer son rôle afin que les bonnes décisions soient non seulement prises mais mises en œuvre.

La Côte d'Ivoire engagée pour rattraper son rétard

Le conseiller technique du ministre ivoirien des eaux et forêts, Kadjo Adjumane, il a rappelé que la participation de tous les usagers est nécessaire à la gestion des ressources en eau dans un territoire donné. Il justifie cela par le fait que l’eau a une valeur économique qui intègre les coûts d’acheminement, de traitement, d’administration, d’opération et de maintenance. Il a révélé que la Côte d’Ivoire a élaboré une Politique Nationale de l’Eau, en cours d’adoption par le Gouvernement et qui constitue un ensemble d’orientations en matière de gestion durable de l’eau en vue de l’amélioration du cadre de vie des populations. « La Politique Nationale de l’Eau de Côte d’Ivoire est la déclinaison de la Vision Nationale de l’Eau à l’horizon 2040 dont les trois (3) grandes orientations sont l’approche intégrée dans la gestion des ressources en eau, la séparation de la fonction de gestionnaire de celle des utilisateurs et le financement de la gestion intégrée des ressources en eau », a-t-il ajouté.

L’atelier d’Abidjan au profit des journalistes est le 7ème du genre après ceux de Bamako (2007), Niamey (2008), Cotonou (2009), Accra (2010), Conakry (2011) et Ouagadougou (2012).
 


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1 patricia
l'eau est le 3em secteur le plus corrompu
Aujourd'hui l'eau est le 3em secteur le plus corrompu après l'armement et le BTP ! Alors que c'est une ressource vitale pour l'humanité. Que font nos gouvernants pour moraliser tout cela, où trempent-ils aussi dans cette corruption, ceci expliquerai cela ?
Alors que l'on voit bien que la ressource eau va finir par se raréfier.
pour info 60 millions de consommateurs teste des douchettes à économie d'eau et préconise la pose de matériel d'économie d'eau sur les robinets et WC.
plus d'infos sur http://www.activeau.fr/test_60_millions_de_consommateurs.htm
April 16, 2014 - 11:42
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