La société civile camerounaise met en place une plate forme « REDD et changements climatiques »

26 July 2011 | News story
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Le 23 juillet 2011 au Monastère des Bénédictins à Yaoundé au Cameroun, s’est tenu un atelier de mise en place d’une plate forme de la société civile camerounaise sur le processus REDD+ organisé par le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MINEP) grâce à l’appui technique et financier de l’UICN à travers son projet « Pro-Poor REDD : Building synergies between forest governance, equitable benefit sharing and reduced emissions through sustainable forest management in five tropical countries ».. 

L’objectif principal de l’atelier était de permettre aux représentants des organisations de la société civile de se retrouver autour d’une table en vue de discuter et de se structurer pour une meilleure participation et contribution au processus REDD+. La rencontre se situait dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’atelier national de lancement du REDD et R-PP (Readiness Preparation Plan) qui s’est tenu du 27 au 28 juin 2011 à Mbalmayo. 

 A L’issue de cette importante rencontre qui a connu la participation d’une soixantaine de réprésentants des réseaux, des organisations locales, du secteur privé, des administrations (MINEP et MINFOF) et des partenaires au développement (Banque Mondiale, WWF, WCS, COMFAC, UICN, CIRAD), une plate forme de la société civile dénommée « REDD et Changements Climatiques » a été mise en place, dotée d’une coordination nationale, régionale, communale et au niveau des villages. A cet effet, trois réseaux ont été élus pour assurer la coordination nationale. Il s’agit du Réseau des Femmes Africaines pour la Gestion Communautaire des Forêts (REFACOF), le Réseau des Organisations de la Société civile camerounaise sur les Changements Climatiques (ROS4C) et le Réseau de Foresterie Communautaire (RFC). La nouvelle plateforme a formulé ainsi sa vision de la REDD: « une REDD qui est un outil de promotion de la gouvernance et d’amélioration du cadre légal de gestion des ressources forestières sectorielles en vue du développement socio-économique de toutes les couches de la population tant au niveau national, régional et local et dans un souci de justice climatique et sociale ».
 
Le mandat immédiat de la coordination nationale mise sur pied est d’élaborer une charte qui statuera clairement sur le fonctionnement des différentes composantes nationale, régionales et locales de la plateforme. Il est prévue que cette charte soit validée au cours d’une assemblée plénière.
 
Les niches et chantiers d’exercice de la société civile de même que les mécanismes à développer par cette dernière ont été identifiés et résumés ainsi qu’il suit :
  • Représentativité et visibilité de la société civile (négociations, discussion, …) ;
  • Garantir le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones ;
  • Faciliter l’accès à l’information en temps réel ;
  • Capitalisation et valorisation des bonnes expériences ;
  • Consultation ;
  • Participation au processus ;
  • Fundraising ;
  • Communication ;
  • Consultation (écorégion, national, local, …) ;
  • Comité scientifique mixte.
La mise sur pied de cette plateforme constitue un progrès dans le paysage de la société civile camerounaise dont la participation et contribution au processus REDD+ se heurtait jusque-là aux frictions et positionnements philosophiques, ainsi qu’aux différentes querelles de leadership.

Pour plus d'infos : Chantal Wandja


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