Gland, Suisse, 19 septembre 2006 (UICN) – Madame Julia Marton-Lefèvre – expert et leader mondial dans le domaine du développement et de la conservation – vient d’être nommée Directrice générale de l’Union mondiale pour la nature (UICN), l’autorité internationale en matière de conservation.
« Je suis très honorée de l’occasion qui m’est donnée de servir l’Union en tant que future directrice générale. La nature et la conservation sont parties intégrantes de la lutte menée dans le monde pour le développement, la paix et la sécurité. Je suis prête à travailler avec le réseau influent de l’Union, qui regroupe quelques 1'000 organisations membres et 10'000 experts, afin de démontrer l’importance de la conservation pour une planète plus juste et plus verte. C’est le prolongement de mon engagement à l’égard de ces questions totalement interdépendantes que sont la conservation, l’environnement, le développement, la paix et la sécurité », a expliqué Mme Marton-Lefèvre.
Mme Marton-Lefèvre prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier 2007.
« Le Conseil de l’UICN est très heureux d’annoncer que Mme Marton-Lefèvre a accepté sa nomination. Nous nous réjouissons de poursuivre et de développer le travail entrepris par M. Achim Steiner, précédent Directeur général de l’UICN, qui a su ramener l’Union sur la scène internationale avant de prendre les rênes du Programme des Nations Unies pour l’environnement », a déclaré M. Valli Moosa, Président de l’Union mondiale pour la nature.
M. Moosa a exprimé sa confiance en Mme Marton-Lefèvre, et a souligné ses compétences dans le domaine des relations internationales et du développement, son réseau de relations étendu au niveau des gouvernements et dans le secteur environnemental, son expérience avec l’Union en tant que membre de la Commission pour l’éducation et la communication, ainsi que sa passion et l’énergie qu’elle dépense à travailler avec les gens dans le monde entier. Ces qualités représentent un véritable atout pour l’UICN et lui permettront de faire face aux défis mondiaux que sont le développement durable et la dégradation de la biodiversité.
Le Conseil de l’Union mondiale pour la nature a nommé Mme Marton-Lefèvre à la suite d’un processus de recherche internationale qui a duré trois mois. Le Conseil représente l’autorité exécutive de l’Union et est formé de 32 conseillers, élus tous les quatre ans par les membres gouvernementaux et non gouvernementaux de l’Union.
A propos de Mme Julia Marton-Lefèvre
Mme Marton-Lefèvre est actuellement recteur de l’Université de la Paix qui est basée au Costa Rica, et dispose de bureaux dans différents pays. Mandatée par les Nations Unies, l’Université offre un enseignement, des formations et des programmes de recherche sur des problématiques liées à la paix et aux conflits.
Mme Marton-Lefèvre fut précédemment Directrice générale de LEAD International (Leadership for Environment and Development), un programme établi par la Fondation Rockefeller pour réunir et former des leaders du monde entier dans le domaine du développement durable.
Elle fut également Directrice générale du Conseil international pour la science (CIS) à Paris ; ainsi qu’expert au sein d’un programme spécialisé dans l’éducation environnementale, organisé conjointement par l’UNESCO et le PNUE. Elle fut également professeure dans une université thaïlandaise en tant que bénévole du Peace Corps américain.
Elle fut Vice-présidente de l’Institut mondial des ressources (World Resources Institute), et actuellement fait partie du comité directeur de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), et est un membre fondateur du Conseil chinois pour l’environnement et le développement.
Née en Hongrie, Julia est partie pour les Etats-Unis à l’âge de onze ans avec sa famille comme réfugiés politiques. Elle a passé la plus grande partie de sa vie d’adulte en France, où elle a fait ses études. Elle parle couramment l’anglais, le français et le hongrois, ainsi que l’espagnol, le thaï et l’allemand.
Elle est membre de la Royal Geographical Society du Royaume-Uni et a reçu, en 1999, la Récompense pour la coopération internationale en science AAAS. |