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| L’AFRIQUE |
En Afrique, l’UICN a réuni diverses parties prenantes venant de disciplines différentes, de limites de parcs différentes, d’écosystèmes et de pays différents, dans le but de préserver la diversité biologique tout en assurant le développement économique et la conciliation politique. Nous avons canalisé ces forces au profit des berges fluviales d’Afrique de l’Ouest, des forêts tropicales humides d’Afrique centrale, des côtes mais aussi des villes.
Chacun sait que l’Afrique a eu sa part de difficultés et que les changements climatiques peuvent perturber les hommes et la nature encore davantage. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment, grâce à une conservation participative, le continent fait entendre sa voix et trouve des moyens pour améliorer sa sécurité.
UN SOWETO VERT
La restauration peut aussi avoir lieu dans les villes, où la nature peut revivre et embellir. Nous avons répondu à une demande de la ville de Soweto.
À l’extérieur de Johannesburg, l’UICN a commencé à travailler avec les communautés de Mapetla pour faire pousser 2010 arbres jusqu’à 3,5 mètres de haut dans le cadre d’une Greening Soweto. La communauté pourra s’enorgueillir de sa belle forêt urbaine au coeur d’un township négligé. Nous avons planté 6 000 jeunes pousses d’arbres indigènes, en réponse à la Convention sur la diversité biologique qui plaide pour la réhabilitation et la restauration des écosystèmes dégradés. L’année prochaine, les activités « vertes » consisteront à restaurer des zones humides et des corridors fluviaux, à y refaire le plein d’eau et y purifier l’air. En développant de nouveaux parcs comme le Mapetla Park Amphitheatre, l’initiative augmentera aussi le potentiel touristique de Soweto.
LUTTER CONTRE LES ESPÈCES ENVAHISSANTES
Les espèces envahissantes restent une malédiction qui suscite trop peu d’attention. Nous appuyons cette lutte au niveau national et local.
Les fermiers africains, qu’ils soient riches ou pauvres, ont toujours gardé à l’oeil les « mauvaises herbes ». Mais la dispersion d’espèces de plantes envahissantes a atteint des proportions qui dépassent les capacités locales et même nationales de réaction. L’année dernière, l’UICN a aidé quatre pays – l’Ethiopie, le Ghana, l’Ouganda et la Zambie – à constituer des unités spéciales de lutte contre les plantes envahissantes et a ensuite intégré leurs politiques et leur capacité de contrôler les invasions à l’intérieur et au-delà de leurs frontières. Dans la plaine d’inondation de la Kafue, la Zambie a engagé des acteurs locaux pour combattre Mimosa pigra, un buisson épineux qui menace le lechwe, la grue caronculée, les poissons, les amphibiens et les reptiles à l’intérieur du parc, tout comme les pâturages du bétail et les zones de pêche en eau douce, en dehors.
CODE DE CONDUITE DANS LE BASSIN DE LA VOLTA
Les nations qui se partagent le Bassin de la Volta ont accepté un Code de Conduite, premier pas vers une gestion participative.
Pour partager les ressources en eau du Bassin de la Volta, l’UICN a aidé les Gouvernements du Burkina Faso et du Ghana à adopter un Code de Conduite. Le Code encourage une approche de gestion intégrée, durable, équitable et participative. Face aux tensions croissantes, les participants reconnaissent que le Code a apporté une atmosphère constructive et détendue dans les discussions en cours. Ils le voient comme « un réel pacte pour la paix » entre les deux pays. L’Autorité du Bassin de la Volta, créée par les Ministres des six états riverains, va soutenir le Code, ce qui va lui conférer une dimension nouvelle pour élargir son champ d’opérations.
DES HISTOIRES VERTES VONT SUR LES ONDES
La sensibilisation publique peut donner de l’élan au développement et à la conservation.
L’UICN diffuse un des programmes radio les plus réussis d’Afrique centrale. Radio Environnement produit des magazines et des miniprogrammes en français et en anglais. Ils permettent de sensibiliser les populations à des questions environnementales complexes et aident à améliorer la bonne gouvernance et la gestion durable des forêts tropicales humides d’Afrique centrale. Radio Environnement partage les leçons tirées de projets de terrain et élargit ainsi la portée et la transparence des activités et des préoccupations de l’UICN. Le mélange de musique, de débats en direct, de nouvelles utiles et d’interventions de personnalités explique pourquoi cette station pourrait s’étendre du Cameroun jusqu’à Kinshasa.
UN OCÉAN VIVANT D’UNE CÔTE À L’AUTRE
Le Programme Régional de Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) est une coalition de quelque 50 partenaires de sept pays qui unissent leurs forces pour sauvegarder des habitats critiques et orienter le développement côtier.
Un exemple de ce travail est la « Loi littorale » adoptée par le Gouvernement mauritanien, qui soutient la plupart des options de développement durable inclues dans le Plan Directeur National pour la Gestion des zones Côtières. Cet exemple unique au niveau régional est le résultat de plus de six ans de travail au cours desquels on a cartographié les ressources côtières, établi et géré des aires protégées, fourni des conseils sur l’exploitation pétrolière, sensibilisé et communiqué. Cette loi et ce plan stratégique confient à l’Unité Nationale de Gestion des zones Côtières les mandats et les outils nécessaires pour la planification et la surveillance continue des développements.
REMPLIR UN LAC QUI RÉTRÉCIT
La sécheresse, la forte demande et la désertification se sont combinées pour réduire la deuxième zone humide d’Afrique à une fraction de sa taille originale.
Pour aider à rendre au lac Tchad sa gloire passée d’un million de km², l’UICN a réalisé une analyse diagnostique de la dégradation continue des terres et des ressources en eau du bassin. Après avoir obtenu les données scientifiques les plus récentes, nous avons intégré les informations clés dans le travail de la Commission du Bassin du Lac Tchad. L’UICN a également entrepris plusieurs projets pilotes et a produit un plan pour la restauration du bassin du Tchad. Nous avons contribué à ramener les eaux dans la plaine d’inondation de la Logone et défini plusieurs plans de gestion villageois. Enfin, nous avons conçu des structures de subvention de bailleurs de fonds pour appuyer les villages au Cameroun, au Tchad, au Nigeria et au Niger.
POLLINISATION CROISÉE POUR LA GOUVERNANCE DES FORÊTS EN AFRIQUE CENTRALE
Les parlementaires nationaux peuvent démultiplier leur influence sur la bonne gestion des forêts en collaborant ensemble par-delà les frontières.
Pendant plus de dix ans, l’UICN a aidé les membres des parlements nationaux à participer à des conférences et des séminaires visant à l’amélioration de la bonne gouvernance des forêts tropicales humides d’Afrique centrale. Pour exploiter le potentiel de ces forêts, nous avons coorganisé la réunion qui fut à l’origine du Réseau des Parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes de forêts denses et humides d’Afrique centrale. Nous avons réuni 100 sénateurs, parlementaires et autres personnes intéressées à une conférence conviée par le Parlement du Cameroun. La conférence a adopté la Déclaration et le Plan d’action de Yaoundé, qui définit les cibles nationales et régionales pour les réseaux : améliorer la surveillance continue des impacts du développement sur les forêts et lutter contre les délits transfrontaliers portant atteinte aux forêts.
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