Avant-Propos
Préface
Nos Six
Commissions Clarifient les
Agendas Mondiaux
de la Conservation
Nos Membres
Nos Donateurs et Partenaires
Temps Forts de l'année 2006
Repenser la
Conservation au
21ème Siècle
Outils et Savoir-Faire
pour l'eau et la Nature
Approches
Participatives pour
les Arbres et la
Communauté
Enrichir les Joyaux de
la Couronne du Monde
La Parution de la
Liste Rouge Lie la
Fonte des Calottes Glaciaires, les Zones Arides Désertées
et les Océans Vides
Notre Réaction Rapide
en Temps de Guerre Engage Nos Membres
en Période de Crise
Publications Clés et Rapports Cruciaux
TRAVAILLER SUR LES DÉFIS MONDIAUX
TRAVAILLER SUR LES PRIORITÉS RÉGIONALES
BILAN FINANCIER 2006

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NOS SIX COMMISSIONS CLARIFIENT LES AGENDAS MONDIAUX DE LA CONSERVATION
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Les Commissions de l’UICN réunissent 10.000 experts bénévoles, issus d’une vaste palette de disciplines, qui évaluent l’état des ressources naturelles du monde et procurent à l’Union un solide savoir-faire et des conseils de politique sur les questions de conservation. Par l’amélioration des connaissances et de l’information dans leurs spécialités, les Commissions mettent en lumière les puissantes connections entre les disciplines et informent le niveau décisionnel sur la façon de faire et les politiques en matière de gestion des ressources naturelles.

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Holly T. Dublin, Présidente de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE)

Lorsqu’on s’occupe d’espèces individuelles, l’impact de notre travail est souvent difficile à prouver, ou il ne deviendra évident que dans les années à venir. Ceci étant dit, nous avons tout de même fait de notables progrès. Nous avons obtenu un mandat pour la fourniture d’indicateurs de diversité biologique basés sur les espèces, fondés sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, en vue de mesurer l’évolution par rapport à l’objectif de 2010. La Liste rouge 2006 a généré six fois plus de visites sur le site web, et a haussé l’image médiatique de la Commission et de la Liste rouge, devenue la norme mondiale de présentation du statut de conservation de plus de 40.000 espèces. De l’évaluation, nous sommes passés à l’action.
Le Groupe de spécialistes de médecine vétérinaire contribue à faire retirer le produit pharmaceutique responsable de la réduction de plus de 90 pourcents des vautours sud asiatiques et à attirer l’attention de l’industrie pharmaceutique sur les risques futurs d’un scénario similaire provoqué par d’autres drogues. La toute première réunion des 13 états de l’aire de répartition de l’éléphant d’Asie s’est attelée aux menaces pesant sur le plus grand mammifère du continent. Une stratégie continentale pour la conservation des lions africains a été acceptée. Les Groupes de spécialistes et leurs partenaires continuent de se préoccuper de l’extinction critique des amphibiens. Nous établissons à présent des bases scientifiques solides pour planifier l’adaptation aux changements climatiques en identifiant les espèces les plus vulnérables et les raisons. Et nous nettoyons aussi devant notre porte : la CSE est devenu la première Commission à compenser ses émissions de carbone.
La CSE a hâte de se renforcer en vue de fournir l’information, la connaissance et l’expertise requises pour guider les prises de décisions et les actions requises pour sauvegarder la diversité biologique, et pour renforcer notre capacité de prendre à bras le corps les défis émergents.


Nik Lopoukhine, Président de la Commission mondiale des aires protégées (CMAP)

La Commission mondiale des aires protégées planifie des approches novatrices pour assurer que les aires protégées – les joyaux inestimables de notre planète – soient conservées au bénéfice des générations futures et participent au bienêtre des gens qui en dépendent.
En juin, le Forum mondial de gouvernance des aires protégées s’est concentré sur le rôle des aires protégées dans l’amélioration de la santé, les financements novateurs et la gestion efficace. L’initiative Healthy Parks, Healthy People des Parcs de Victoria en Australie intègre la santé humaine dans toutes les facettes de la gestion des aires protégées. Au travers de son vaste réseau, la CMAP vise à faire de telles initiatives la norme plutôt que l’exception.
La CMAP continue à piloter le Programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique. Il a réalisé en Asie de l’Est la mise à jour du Plan d’action régional pour les aires protégées en tant que modèle d’action jusqu’en 2010. Nous avons également incité les parties prenantes à faire usage de la connectivité des aires protégées de montagne pour atténuer les impacts des changements climatiques.
Enfin, nous oeuvrons à la constitution d’un futur vivier d’experts en impliquant la jeunesse, par exemple lors du Forum des jeunes. Ce sont les futurs professionnels des aires protégées qui auront besoin – ou qui pourraient découvrir – des outils nécessaires pour s’attaquer aux défis du 21ème siècle.


Sheila Abed de Zavala, Présidente de la Commission du droit de l’environnement (CDDE)

La CDDE est en train de vivre des changements dynamiques : 450 membres venus d’une gamme variée de Groupes de spécialistes travaillent à la promotion de la législation environnementale au sein de leur domaine d’expertise. Avec notre plan d’action en main, et après les réunions annuelles des présidents de Groupes de spécialistes, nous prêtons une attention toute particulière aux Résolutions et aux Recommandations du prochain Congrès.
En 2006, nous avons développé un Code éthique pour la diversité biologique qui est revu actuellement pour en faire un « Code des codes » de référence qui pourra être appliqué aux niveaux local, régional et national. Nous travaillons plus étroitement avec les autres Commissions, par exemple sur les lignes directrices du principe de précaution, sur les questions légales relatives aux aires protégées telles que le régime foncier, et sur d’autres aspects légaux de leur travail.
Lors de mon élection, j’ai pris l’engagement de servir l’ensemble des membres de l’UICN. Nous avons donc invité les membres à exprimer leurs besoins en matière de conseils juridiques par écrit et, lors de deux réunions en Afrique et en Amérique du Sud, nous avons demandé à de jeunes juristes de nous soumettre leurs publications et de travailler avec nous sur les défis légaux les plus pressants.
Grâce à de tels changements, la CDDE reste le réseau de l’excellence juridique tout en améliorant son appui au travail de l’Union toute entière.


Keith Wheeler, Président de la Commission de l’éducation et de la communication (CEC)

Les Commissions contribuent à modeler l’Union et aident l’Union à modeler le monde. La CEC explore activement les moyens de réaliser effectivement ce « modelage ». Cheminant par essais et erreurs, nous avons expérimenté ce qui marche pour nous et pour l’Union et nous permet d’orienter les populations, les organisations et les sociétés vers des solutions durables.
Nous allons focaliser notre énergie sur quelquesunes des réponses : dialogue pour la création conjointe de réalisations stratégiques, constitution d’un capital social qui augmente notre capacité à rapprocher connaissance et action, davantage d’innovations et d’expériences en vue d’une meilleure mise en oeuvre.
En attendant, nous avons aussi réalisé des progrès concrets. Avec l’Université des Nations Unies, nous proposons des certificats d’études qui font le lien, par l’enseignement à distance, entre le Programme de l’UICN et un réseau d’universités à travers le monde. Dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable, nous avons contribué au processus de l’UNECE en Europe et, avec des partenaires de la région Asie-Pacifique, nous avons développé des indicateurs pour mieux mesurer l’impact de la Décennie.
Pour la Convention sur la diversité biologique, nous avons développé un « coffre à outils » réclamé par les coordinateurs, qui les aide à rendre les Stratégies nationales pour la biodiversité et leurs Plans d’action plus efficaces. Un autre point fort est notre travail pour reconnecter la jeunesse avec la nature et encourager ainsi une citoyenneté responsable et sensible à l’environnement.
Nous nous réjouissons de poursuivre ce parcours instructif avec vous et de nous remodeler de manière à créer ensemble, le plus efficacement possible, le monde dans lequel nous voulons vivre.


Taghi Farvar, Président de la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CPEES)

Nous nous intéressons aux préoccupations des communautés et des sociétés en ce qui concerne le lien entre la conservation et les aspects socio-économiques et culturels cruciaux ; nous travaillons donc à améliorer la gestion des ressources naturelles dans différents secteurs et à différents niveaux.
Nous avons encouragé une plus grande implication des communautés dans la gestion des aires protégées et les impacts de l’exploitation minière, ce qui est aussi un moyen de réduire la pauvreté. Nous avons épaulé des réseaux régionaux et renforcé leur capacité à co-gérer des aires protégées marines en Afrique de l’Ouest, des aires protégées en Asie du Sud- Est, des forêts naturelles en Chine et des résolutions de conflits autour de ressources naturelles en Afghanistan et à Madagascar.
Plus spécifiquement, nous avons aidé à transformer le savoir et les usages traditionnels en matière de gestion en dispositions efficaces : nous avons fait cela sur le terrain en Iran, en Afghanistan et au Maroc, dans le domaine politique en Iran, dans celui du tourisme à l’échelle mondiale pour le Conseil d’Administration du PNUE, et pour l’exploration pétrolière en Afrique de l’Ouest et de l’Est. Nous avons été impliqués dans les questions d’exploitation minière aux Philippines, dans la réaction d’urgence à la marée noire au Liban et dans le forum mondial des pasteurs nomades.
Avec la CMAP, nous avons réalisé cinq évaluations régionales d’aires conservées par les communautés et, dans neuf pays européens, nous avons entamé des initiatives de recherche d’action participative sur la gouvernance de la diversité biologique. Nous attendons encore certains résultats, mais notre Commission a fait la preuve en 2006 qu’elle restait un élément important de la trame de l’Union.


Hillary Masundire, Président de la Commission de la gestion des écosystèmes (CGE)

Ce n’est pas sans une certaine fierté que j’ose affirmer qu’en 2006 la CGE a trouvé le moyen de devenir une communauté plus respectée, dynamique et efficace de scientifiques et de praticiens.
Nous avons constitué une base de données des expertises de nos membres qui nous permet de mieux interagir les uns avec les autres et de fournir de meilleurs services à l’Union : 80% de nos membres ont confirmé leur intérêt de participer activement au travail de l’UICN dans les domaines des sciences, de la pratique et de la politique de l’approche écosystémique.
Nous avons beaucoup à offrir. La Convention sur la diversité biologique a reconnu la CGE comme un promoteur clé de l’approche écosystémique. Nous avons formé des gestionnaires d’aires protégées vietnamiens, publié Ecosystems, Livelihoods and Disasters avec un groupe d’organisations post-désastres, et aidé l’Union à montrer la richesse cachée de la diversité biologique les zones arides. Nous avons entamé l’identification d’indicateurs de santé des écosystèmes et nous avons contribué, par nos connaissances, à deux initiatives majeures de l’UICN : Livelihoods and Landscapes et Mangroves for the Future.
Nous allons conserver cette trajectoire afin de présenter au Congrès de Barcelone une commission énergique et déterminée qui développe et partage avec efficacité la science et la pratique de l’approche écosystémique. Je me réjouis d’avance de vous y rencontrer.