Au sommet du G-8, les dirigeants des
États les plus riches et les plus puissants
du monde discutent habituellement
d’économie et de géopolitique à huis
clos. Cette année cependant, pour la
première fois, les ministres de
l’environnement et du développement du
G-8 ont ouvert les portes à leurs secteurs
respectifs.
Ils ont invité l’Union mondiale pour la
nature à représenter la nature et les
habitants les plus pauvres de la Terre.
Le développement de l’Afrique et les
changements climatiques que subit le
continent étaient à l’ordre du jour. Or,
l’Union dispose d’une expertise et d’une
capacité sans pareilles lui permettant
d’associer les deux problèmes : les
changements climatiques perturbent les
écosystèmes et frappent, en même
temps, plus durement, les communautés
pauvres et rurales qui dépendent des
ressources.
M. Bill Jackson, Directeur du Programme
mondial, a décrit les liens inextricables
qui unissent la biodiversité et les moyens
d’existence en Afrique et a montré
comment les investissements dans les
biens et services des écosystèmes
contribueront à la réduction de la
pauvreté. À titre d’exemple, les mesures
prises dans le domaine de
l’environnement ont doublé les recettes
municipales de la ville de Maga, dans le
nord du Cameroun où 24 000 ménages
ont bénéficié d’écosystèmes en meilleure
santé.
Le Président Valli Moosa a prévenu les
ministres que le recours à la croissance
économique comme principal moteur de
la réduction de la pauvreté sans
reconnaissance de la valeur des services
écosystémiques sapera la base des
moyens d’existence en milieu rural. Il a
exhorté le G-8 à mettre un terme à la
perte de biodiversité et à conserver les
écosystèmes pour réduire la pauvreté et
améliorer les moyens d’existence des
populations les plus pauvres du monde.
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