Mais, pour y parvenir, elle doit moins
privilégier le spécialiste dans son
laboratoire et accorder plus d’attention à
ce dont les autres ont besoin et à ce
qu’ils veulent de nous, travaillant
collectivement, comme des « écologistes
compétents ».
Pour leur répondre, il faut
changer l’optique et la méthode
de notre collaboration en « triple
hélice » qui unit les membres, les
Commissions et le Secrétariat par
des liens verticaux.
Certes, autrefois, la protection et
la restauration de la nature
commençaient avec les espèces
et les habitats mais l’Union
redéfinit aujourd’hui son action
par rapport aux systèmes
(économique, social et politique)
et aux cycles (hydrologie, climat,
nutriments). Notre capacité de les
influencer déterminera le succès
de notre mouvement.
La conservation a commencé à sortir du
domaine scientifique pour faire participer
plus efficacement les acteurs politiques et
économiques. Autrefois, déjà, elle jetait
des passerelles entre la diversité culturelle
et la diversité géographique – et peut
continuer de le faire à l’avenir – pour
forger des alliances et inciter à l’action
collective en vue de résoudre les grands
problèmes de l’environnement.
Rester cloisonnée condamnerait la
conservation à perdre toute sa
pertinence. Notre connaissance des
écosystèmes, de la biodiversité et de la
pérennité de l’utilisation des ressources
naturelles prend rapidement de
l’expansion et détient, de plus en plus, la
clé de solutions pragmatiques pour le
développement durable.
En travaillant à l’unisson avec la société,
l’Union peut faire tourner la clé et libérer
toute la puissance de son expérience.
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