Les six Commissions réunissent 10 000
experts bénévoles dans les disciplines les
plus variées qui évaluent les ressources
naturelles de la planète et fournissent à
l’Union un savoir-faire et des avis
politiques rigoureux sur les problèmes de
conservation de la nature. Les experts
des Commissions ne collaborent pas
seulement au sein de leurs disciplines
respectives mais aussi entre différentes
disciplines.
Ancrer la conservation
mondiale dans la biodiversité
La Commission de la sauvegarde des
espèces informe la communauté
mondiale sur la valeur des espèces pour
le bien-être humain, les menaces
auxquelles elles sont confrontées et les
aspects techniques de leur conservation.
La Commission mobilise aussi l’action en
faveur des espèces qui sont menacées.
Ses 7000 membres apportent résultats et
produits, tandis que la structure du
réseau est rationalisée et optimisée. Nous
avons établi des relations de travail avec
les sous-programmes – secteur privé et
biodiversité, milieu marin et forêts – et les
programmes régionaux. Nous fournissons
des avis techniques aux gouvernements
et aux ONG membres et nous
développons les synergies avec les autres
Commissions.
Plonger dans la mer ;
améliorer ce qu’il y a de
mieux
Les 1300 membres de la Commission
mondiale des aires protégées
encouragent l’établissement et la gestion
efficace d’un réseau mondial représentatif
d’aires protégées terrestres et marines.
Cette année nous avons aidé à mettre en
scène le premier Congrès international
sur les aires protégées marines afin de
donner l’impulsion à la conservation des
océans. Toutes voiles dehors, nous
enrichissons la Liste du patrimoine
mondial en évaluant la couverture des
sites par rapport à des critères rigoureux
et en déterminant le potentiel d’inscription
de futurs sites. Nous donnons la priorité à
la contribution unique des populations
autochtones et traditionnelles à la
protection d’espaces terrestres et
aquatiques sacrés, riches en biodiversité
et en mesure de fournir des services
écosystémiques.
Aider les forêts à insuffler la
vie au Protocole de Kyoto
La Commission du droit de
l’environnement, avec ses 800 membres,
fait progresser le droit de l’environnement
en élaborant de nouveaux concepts et
instruments juridiques et en renforçant les
capacités des sociétés. Peu nombreux
sont ceux qui comprennent l’instrument
économique le plus puissant du protocole
de Kyoto pour réduire les émissions :
nous avons commencé à guider les
décideurs à travers les méandres du
Mécanisme pour un développement
propre, en particulier pour les projets de
boisement et de reboisement. Il était
temps car les premiers certificats de
réduction des émissions sont en train
d’être émis. Le piégeage du carbone
dans le cadre de projets de foresterie
offre aux pays en développement la
possibilité de participer à l’échange des
droits d’émission. Ils suivent nos conseils,
sur la base de quatre études de cas.
Enraciner la conservation
dans le programme
pédagogique
La Commission de l’éducation et de la
communication, forte de 600 membres,
se fait le champion de l’utilisation
stratégique de la communication et de
l’éducation pour autonomiser et éduquer
les acteurs en vue de l’utilisation durable
des ressources naturelles. En Amérique
latine, le Réseau mondial d’apprentissage
pour la conservation a commencé à
renforcer les capacités de construction
d’un environnement durable en mettant
au point et en apportant de nouvelles
connaissances pour des solutions
durables. Dans ce réseau la Commission
rassemble des spécialistes de la
conservation et des éducateurs qui
s’efforcent de faire correspondre la
demande de connaissances à l’offre. Elle
apporte des connaissances de bonne
qualité là où elles font défaut et, si
nécessaire, comble les lacunes avec de
nouvelles ressources et possibilités.
Formation régionale à la
cogestion des aires
protégées marines
Avec ses 500 membres, la Commission
des politiques environnementales, économiques et sociales fournit des avis
experts et politiques sur les facteurs
économiques et sociaux qui influent sur la
conservation et l’utilisation durable de la
diversité biologique. Cette année, nous
avons organisé la formation pratique à la
cogestion pour les acteurs d’aires
protégées marines de six pays. Nous
avons amélioré leurs compétences en
matière d’établissement d’institutions de
cogestion et de reconnaissance des aires
conservées par des communautés en
prenant appui sur les connaissances
locales. Les participants ont mis au point
des plans de travail en cogestion dans
trois aires protégées marines
nouvellement établies, au Cap-Vert, en
Guinée et au Sénégal. Les plans sont
actuellement mis en oeuvre.
La restauration, une stratégie
sociale et pour la biodiversité
La Commission de la gestion des écosystèmes, forte de 300 membres,
fournit des avis experts sur les approches
intégrées par écosystème de la gestion
des écosystèmes naturels et modifiés.
Cette année, nous nous sommes
intéressés à la restauration des
écosystèmes. Certains craignent que la
restauration n’absorbe les ressources
destinées aux aires protégées mais sans
investissement au niveau des paysages,
on peut dire qu’une grande partie de la
biodiversité se trouvant dans des aires
protégées de plus en plus isolées, est
condamnée. La restauration est aussi
essentielle pour maintenir et régénérer les
services écosystémiques dont dépend la
population. À la Conférence mondiale sur
la restauration écologique, la Commission
a planté le décor et rassemblé 100
études de cas sur des efforts de
restauration rentables.
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