Comité du patrimoine mondial : il est temps de prendre des décisions, selon l’UICN

16 June 2013 | Media statement

Phnom Penh, Cambodge, le 16 juin 2013 (UICN) – La réunion annuelle du Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO, qui s’ouvre aujourd’hui à Phnom Penh, Cambodge, examinera 34 sites naturels et culturels candidats à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité devra également examiner l’état des sites faisant partie de la Liste, dont certains susceptibles d’être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le nombre toujours croissant de sites emblématiques dont le statut exceptionnel est en danger met en jeu la crédibilité de la Convention du Patrimoine mondial, d’après l’UICN.

L’UICN, organe consultatif pour le patrimoine mondial naturel, recommande l’inscription de cinq nouveaux sites sur la liste des lieux les plus remarquables de la planète. Il s’agit de la mer de sable de Namib, considérée depuis longtemps comme l’une des grandes lacunes de la Liste ; du mont Etna en Sicile (Italie), bien connu, et du Parc national Tadjik du Tadjikistan, géologiquement remarquable. Les experts de l’UICN recommandent aussi l’inscription de la réserve de la biosphère d’El Pinacate et Grand Désert d’Altar, au Mexique, et de Xinjiang Tianshan en Chine.

L’UICN recommandera l’inscription de trois sites naturels du Patrimoine mondial sur la Liste du Patrimoine mondial en péril, en tant que moyen constructif d’apporter un appui là où il s’avère le plus nécessaire. En effet, les Forêts vierges de Komi en Russie, le Lac Turkana au Kenya et Rennell Est dans les îles Salomon sont tous confrontés à des menaces importantes pouvant porter atteinte à leur valeur universelle exceptionnelle. Les deux premiers sites n’ont pas été inscrits sur la Liste des sites en danger lors des réunions des deux années précédentes, malgré les rapports d’experts et les recommandations de l’UICN en ce sens.

« La Convention du Patrimoine mondial exprime les attentes les plus élevées concernant la protection de notre patrimoine culturel et naturel commun. Nous nous sommes engagés à œuvrer en collaboration avec les États Parties et toutes les parties prenantes afin de sauvegarder l’intégrité de la Convention et de renforcer son rôle phare en matière des meilleures pratiques de conservation à l’échelle mondiale », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.

Afin de faire en sorte que le statut conféré par le Patrimoine mondial continue d’assurer une protection complète de ces sites au profit des générations futures, l’UICN est en train d’élaborer la première grande évaluation du Patrimoine mondial naturel à l’échelle mondiale. Le rapport sur L’état du Patrimoine mondial sera publié en 2014, dans le cadre des préparatifs du Congrès des parcs nationaux qui se tiendra à Sydney.

En outre, une nouvelle étude des lacunes, qui sera publiée le 20 juin prochain, fournira des orientations sur la composition de la Liste du Patrimoine mondial dans les années à venir. Utilisant deux produits du savoir de l’UICN – la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN et la Base de données mondiale sur les aires protégées - elle vise à définir les sites les plus irremplaçables susceptibles d’être inscrits sur la Liste en raison de leur biodiversité remarquable.

« L’efficacité de la Convention du Patrimoine mondial est actuellement sur la sellette », dit Tim Badman, Directeur du Programme du Patrimoine mondial de l'UICN. « L’UICN souhaite que la Convention tienne pleinement ses promesses de conservation et que les sites du Patrimoine mondial deviennent des modèles d’excellence parmi les aires protégées de la planète. »

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