Conservation sans Frontières dans la mer d’Alboran

06 June 2014 | News story

Al Hoceima a été le point de rencontre de plus de 30 pêcheurs originaires des deux rives de la mer d’Alboran, qui entre le 31 mai et le 1er juin dernier se sont réunis dans le cadre d’un atelier sur la pêche artisanale. Cette réunion a été notamment rendue possible grâce au centre de l’UICN pour la coopération en méditerranée, dans le cadre de son projet POCTEFEX-Alboran, et à travers la collaboration de l’association et membre de l’UICN « AGIR » et de l’association Rif Siglo XXI.

Cette première rencontre a permis de réunir les différents acteurs de la pêche artisanale, à travers les représentants de 3 provinces andalouses de la mer d’Alboran (plus précisément celles de Adra, Fuengirola, Motril, Malaga et Caleta Velez) et ceux de la méditerranée marocaine. L’atelier avait pour objectif l’échange d’expériences entre les pêcheurs, les professionnels et les techniciens de chaque pays, et la promotion des bénéfices découlant de la participation des pêcheurs à la gestion des espaces marins protégés d’une grande richesse écologique pour la pêche.

Si les pêcheurs ont profité de cet atelier pour souligner la valeur ajoutée que représente la pêche artisanale en tant que produit respectueux de l’environnement, ils ont aussi signalé l’existence d’une concentration excessive de pêche au poulpe, qui est en mesure de menacer le maintien de l’espèce et sa chaîne trophique. Afin de répondre à la préoccupation des pêcheurs marocains vis-à-vis de la sécurité de leurs embarcations, les participants espagnols ont fait part des petites améliorations apportées à leurs propres bateaux pour limiter les risques de chute ou d’entrée d’eau. D’autres aspects notables ont pu être remarqués, tels que ; le rôle joué par les aires marines protégées et les réserves de pêche dans le maintien des pêcheries durables ; la création de coopératives pour une meilleure commercialisation et un meilleur contrôle des quotas (de taille et de quantité) ; et enfin les initiatives de pêche touristique comme ressource économique complémentaire. Les deux pays ont également manifesté leur inquiétude au regard des prospections de gaz naturel et de pétrole.

En Andalousie, dans la zone nord d’Alboran, on compte onze ports de pêche. Cependant sur la rive sud de cette même mer, les principaux ports sont Nador, Al Hoceima et M Diq, qui sont dominés par la capture de céphalopodes (poulpe), petits pélagiques et poissons blancs.

Cette rencontre avait lieu dans le cadre du projet Alboran, qui repose sur le financement du Programme de Coopération Transfrontalière Espagne Frontières Extérieures (POCTEFEX), initiative européenne destinée à développer les relations de partenariat entre l’Espagne et le Maroc. De la même manière, la réunion a pu compter sur le financement de la Fondation Biodiversité du ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement espagnol.

Pour plus d'informations: Andrés Alcantara

 


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