IUCN - Espèces animales : l'amour pour la vie

Espèces animales : l'amour pour la vie

11 February 2012 | News story

Pas sûr que les singes gibbons, les cygnes, les loups, les poissons-anges et les albatros fêteront la Saint-Valentin en bonne et due forme. En revanche, toutes ces espèces ont en commun qu'elles choisissent souvent leurs partenaire pour la vie.

Observateur à l'Assemblée générale de l'ONU et parmi les plus anciennes ONG environnementales reconnues, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) œuvre en faveur du développement durable et aide à trouver des solutions pratiques aux problèmes qui touchent l'homme et son habitat.

Profitant de la Saint-Valentin, cette ONG très active dans le domaine de la conservation et de la préservation de la biodiversité tente de sensibiliser les internautes à certaines espèces animales méconnues et parfois menacées. Selon l'organisation, ces espèces animales mentionnées sont toutes non seulement monogames, mais très fidèles en ménage. Une exception dans le règne animale, où la reproduction des individus passe souvent par des mœurs plus volages.

Les gibbons à mains blanches par exemple tentent de dénicher l'âme sœur en effectuant quelques acrobaties dignes des meilleurs spectacles de voltige. Ils convolent ensuite pour le restant de leur vie avec leur partenaire.

Les loups ont également un sens de la famille très développé. La meute est généralement constituée d'un couple dominant et de leur descendance. Les jeunes adultes ont ensuite la possibilité de contester l'autorité du mâle et de la femelle dominants pour prendre leur place. S'ils échouent, ils peuvent soit se soumettre et renoncer à se reproduire, soit partir fonder leur clan ailleurs pour autant qu'il y ait un territoire libre et un conjoint bien disposé. Le lien qui unit deux individus demeure en principe pour la vie (15-20 ans en captivité et 10 ans dans la nature).

Autres exemples, les poissons-anges français et les albatros. Les premiers évoluent principalement dans les eaux de la Floride et des Bahamas, jusqu'au Brésil, et parfois même jusqu'aux côtes new-yorkaise en suivant le Gulf Stream. Ils s'ébattent dans les coraux et les rochers pour le plus grand plaisir des plongeurs. Agressif et territorial avec les autres membres de son espèce, le poisson-ange n'aime pas être dérangé et défend son couple bec et ongle. Quant aux grands oiseaux dont la démarche un peu gauche a inspiré un célèbre poème à Baudelaire, ils prouvent que l'amour ignorent les frontières. Les albatros sont de formidables navigateurs qui parcourent de très longues distances pour se reproduire à la même place et avec le même partenaire.

Enfin, symbole universel de l'amour, les cygnes forment aussi une liaison monogame avec leur compagnon qui dure souvent pour la vie.

Selon l'UICN, une partie de ces espèces est menacée à plus ou moins court terme. Plusieurs espèces de gibbons sont sur liste rouge, car leur population a beaucoup diminué au cours des dernières décennies. A l'avenir, cette tendance risque de perdurer notamment à cause de la pression considérable des activités humaines sur leur habitat.

Parmi les différentes espèces de cygnes, l'oie cygnoïde, originaire de la région frontalière entre la Russie, la Mongolie et la Chine continentale, est répertoriée comme vulnérable en raison de la diminution de sa population ces dernières années, attribuée à la sécheresse et à la perte considérable de zones d'habitat.

Les loups souffrent souvent d'une mauvaise image et soulèvent de nombreuses questions par rapport à leur cohabitation à proximité des humains. Parmi les différentes espèces existantes, le loup rouge est gravement menacé d'extinction. On en compte plus qu'une petite population en Amérique du Nord. Il semble qu'en ce qui le concerne, la première cause de disparition de l'espèce soit l'hybridation avec les coyotes.

Dans la famille des albatros, l'albatros de Tristan est l'espèce la plus mal lotie. Son taux extrêmement faible de reproduction – chaque deux ans – combiné aux prédateurs et aux morts accidentelles durant les longs vols, font que peu d'adultes arrivent à maturité pour assurer la survie de l'espèce. Cette variété d'oiseaux niche sur l'île de Gough, dans les quarantièmes rugissants en plein centre de l'Atlantique. L'île est devenue une réserve naturelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Quant au poisson-ange français, il est le seul à ne pas avoir de souci à se faire. A part, à finir dans un aquarium de collectionneur, il n'a rien à craindre de particulier pour le moment. De plus, une bonne partie de son habitat est situé dans des zones, dont la préservation est une condition nécessaire aux activités économiques touristiques.